17 novembre 2017

Primes maladie : Les coûts de la Ritaline

La Ritaline est un symbole puissant du fonctionnement de la médecine actuelle dans l’appauvrissement de l’art médical, l’importance démesurée qu’on accorde aux laboratoires pharmaceutiques et à la complicité des systèmes dirigeants.


A l’origine, il y a un être humain dans sa globalité. Dans le cas du Trouble du Déficit d’Attention et ou d’Hyperactivité (TDA/H), il s’agit surtout d’enfants et d’adolescents qui sont en formation tant physique que psychique et intellectuelle. Par conséquent, cette formation de ces êtres humains est affectée par la Ritaline, ce qui a été constaté dans beaucoup de cas et dans différents systèmes de leurs organismes.

En fait, de quelle pathologie s’agit-il vraiment ? Un psychiatre nous l’explique très clairement. « Il s’agit d’un regroupement de trois grandes catégories de symptômes du comportement. Ce regroupement est artificiel et n’est absolument pas validé scientifiquement. »

Or quels sont les thérapeutes et les parents qui connaissent une définition aussi claire ? Les enfants présentent des symptômes qui dérangent l’environnement tant parental qu’institutionnel. Alors on leur colle une étiquette. De cette étiquette on fabrique une maladie à laquelle on fait correspondre un médicament. « Pour vendre le médicament, on va vendre d’abord la maladie ». Et pas n’importe quel médicament puisqu’il s’agit ni plus ni moins d’un stupéfiant, autrement dit d’une drogue.

Et pour lui donner un passeport,  on la décrète "drogue licite":

La Ritaline est un amphétaminique, ses effets sont proches de ceux de la cocaïne, elle correspond à la définition d’une drogue. Mettre ce produit dans la bouche des enfants n’est donc pas un acte anodin. « Dans un avis sur les toxicomanies, le Comité consultatif national d’éthique (CCNE) français pour les sciences de la vie et de la santé soulignait que « la distinction entre les drogues licites et les drogues illicites ne repose sur aucune base scientifique cohérente » (Rapports sur les toxicomanies, 1995, p. 3). Par exemple, sur le plan neuropharmacologique, le mode d’action d’une drogue illicite, comme la cocaïne, et celui d’une drogue licite (sous usage médical), comme le méthylphénidate (Ritalin), est presque identique (Volkow et al., 1995) », explique un rapport du ministère de la santé du Québec(11).

Voici un autre site qui a répertorié énormément d’informations et d’études à la suite desquelles il présente différentes vidéos dont l’une explique comment la ritaline est plus forte que la cocaîne.

Ce qui est grave aussi, c’est que ces symptômes si perturbants sont réduits à un diagnostic, lequel permet à la Haute Autorité de Santé en France de délivrer des recommandations pour des généralistes qui vont être de plus en plus la cible de propagande pharmaceutique

De plus, ces praticiens auront donc  moins de disponibilité pour connaître chacun de leurs jeunes patients afin de détecter les sources de leurs troubles. Ainsi, le système développe bien davantage la curiosité biochimique du médecin que sa curiosité anthropologique….

Il est à souligner aussi la limitation des effets : Dans l’article précédemment cité, on peut lire : « Dans un avis daté du 3 octobre 2012, La Haute Autorité de Santé note que "le rapport efficacité/effets indésirables est moyen" et que "des incertitudes demeurent sur les effets à moyen et long terme" sur le plan "cardiovasculaire, neurologique et psychiatrique".

Une commentatrice l’exprime de façon très vive : «J'ai vu ce que ça donne : quand on connaît l'enfant, on a l'impression de voir un zombie après. Voilà ce que vous en faites : DES ZOMBIES !
- De l'opium pour enfant, rien de plus - »

La dimension de drogue est aussi soulignée par notre haute instance suisse:

« L'Office fédéral de la santé publique (OFSP) veut limiter la prescription de médicaments contre l'hyperactivité tels que la Ritaline. Il s'inquiète de l'usage abusif croissant de cette substance, utilisée notamment pour faire la fête plus longtemps ou être plus concentré pendant un examen. »

Qu’en est-il en Suisse au niveau de nos dirigeants ? Est-ce que tous les membres du Parlement et l’Office Fédéral ont étudié la réalité de ce que vivent et ressentent ces enfants et ces ados et ont cherché à connaître les causes profondes de ces symptômes si vite résumés par quatre lettres majuscules? Certainement pas ! De toute façon, est-ce à eux – issus de milieux bien éloignés de la connaissance profonde du psychisme de l’enfant - de juger de symptômes si élaborés d’un être humain et, par conséquent, de la drogue à leur imposer ?

Comment se fait-il que nos députés n’aient pas plus d’humilité et se contentent de rapports mis à leurs dispositions ? Sont-ils vraiment conscients de tout l’impact de leurs positionnements quand ils votent ?

Si je me permets d’avoir des doutes, c’est en constatant toutes les tergiversations d’une année à l’autre. Evidemment, sur des bases aussi peut nettes que sont les éléments épars au détriment d’études de la cause réelle des symptômes en cause, les décisions fluctuent au fil du temps selon les éléments concoctés en vue d’influencer la perception d’un sujet si complexe où seuls les thérapeutes qui apportent des témoignages de sujets franchement améliorés devraient avoir la vraie autorité.

Evidemment, ceux qui se retranchent derrière le bouclier scientifique ne l’accepteront pas car dans une situation où il faut considérer un individu après l’autre, les études randomisées n’ont pas place. Actuellement, on parle de traitements personnalisés mais elles ne concernent que des études séduisantes scientifiquement comme les thérapies géniques.

Voyons par quels labyrinthes passent nos dirigeants :

le 16 mars 2015, Le Temps nous rapporte une décision de l’OFSP : Inutile de prendre des mesures de restrictions:

« La Commission santé de la Chambre des cantons (CSSS-E) propose à l’unanimité de refuser une motion de sa commission sœur du National demandant de mieux cadrer les prescriptions du médicament. Une proposition qui avait été soutenue en plénum par 163 voix contre 10 en juin 2013. »

On peut noter ainsi que les énergies et le temps investis - donc payés par le contribuable - pour élaborer une décision sont balayés malgré une participation massive en faveur de la proposition. « Autant d’hommes autant d’avis » et voilà que de nouveaux documents fournis influencent nos dirigeants assis dans une salle respectable, donc bien loin des enfants et jeunes concernés par le TAD/H :

« Le contexte a changé. En novembre 2014, l’Office fédéral de la santé publique (OFSP) a publié un rapport en réponse à plusieurs interventions parlementaires. Sur 18 pages, il calme le jeu, soulignant que les médecins ne prescrivent pas abusivement de la Ritaline aux enfants et adolescents souffrant d’un trouble du déficit de l’attention (TDAH, ou «tada») »

On ne remet donc pas en doute le mode diagnostic mais on justifie encore par :

« l’augmentation de prescriptions s’explique par une plus grande notoriété et une meilleure acceptation du médicament ».

Une fois de plus, on montre que l’évolution de la technoscience est en faveur d’une formule chimique et non d’une meilleure connaissance de la pathologie en cause, de plus très complexe dans le cas du TDA/H et de la recherche de thérapies plus subtiles pour toucher les étiologies des symptômes plutôt que de les influencer en y ajoutant des effets secondaires.

Du reste, déjà en 2011, une émission de rts informait qu’on voulait limiter la prescription seulement aux pédiatres et psychiatres

 "Mais avant de définir plus précisément la voie à suivre,
l'OFSP attend les résultats d'une réévaluation de ces substances par l'Institut
suisse des produits thérapeutique (Swissmedic), a précisé Daniel Dauwalder."

Ce qui confirme bien que le seul axe de recherche pour faire avaliser ce qui convient à l’OFSP est l’évaluation de la substance faisant partie des stupéfiants et non pas l’étude consciencieuse des symptômes des patients qui subissent ces directives.

VOILA COMMENT FONCTIONNE NOTRE MEDECINE ACTUELLE IMPOSEE AU PEUPLE PAR UNE ASSURANCE OBLIGATOIRE QUI DEVIENT HORS DE PRIX MAIS QUI FAVORISE LE SYSTEME ECONOMIQUE.

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