11 octobre 2017

Où la science académique se mord la queue (2)

Je reprends le reportage transmis par Canal + où le Comité Scientifique des académies des sciences européennes s’est prononcé au sujet de l’homéopathie

 


Je reviens sur la déclaration de ce docte comité : 

"Aucune étude scientifique n’a jamais démontré l’efficacité de l’Homéopathie".       J’ai déjà expliqué que les critères utilisés par la pharmacologie académique ne peuvent pas être utilisés en homéopathie, d’une part parce que les remèdes sont administrés au porteur d’une maladie et non pas à un symptôme. D’autre part, le processus passant par la physique quantique à partir d'une certaine dynamisation, les systèmes de mesure ne peuvent pas être les mêmes.

En outre, la déontologie médicale veut que quand on sait qu’un médicament agit, il est inapproprié de donner un placebo. Or, les effets de l’homéopathie sont connus depuis plus de deux siècles et ont été largement codifiés et relatés.

Donc sans données valides, le digne comité prétend qu’il s’agit d’un effet placebo. Cette affirmation ne correspond pas aux études empiriques auprès des bébés et encore moins des animaux.

Je vous assure que lorsque mon chien avait la tête de travers, bavait et toussait, le remède prescrit par un vétérinaire n’avait rien d’un placebo et l’effet en quelques heures fut flagrant.

Il est aussi à remarquer que quand la médecine académique reconnaît l'absence de guérison spontanée pour certaines entités morbides, il est étonnant que les scientifiques décrètent que c’est le cas quand une autre thérapie a franchement fonctionné !

Quand tout le monde sait qu’une grippe soignée dure une semaine et une grippe pas soignée dure 8 jours, comment expliquer qu’une grippe soignée par l’homéopathie ou une autre thérapie énergétique remet sur pied le malade après une bonne nuit ?

Il est vraiment regrettable que les scientifiques qui savent tellement bien pinailler quand il s’agit de leurs domaines soient aussi peu précis quand il s’agit des autres médecines.

Une autre approche de la confirmation d’une guérison est l’observation d’un patient sur un long terme. Alors qu’il a souffert pendant de longs mois si ce n’est des années, quand il est nettement amélioré par un traitement alternatif, on peut clairement affirmé que c’est le nouveau traitement qui l’a soigné efficacement. Par exemple dans les cas d’asthme ou d’otites à répétition.

Un autre argument vite lancé est que le dialogue et l’écoute du patient font le succès de l’homéopathie. C’est très vite dit et pas approfondi du tout ! En réalité l’écoute du patient se fait sur plusieurs plans (Il est vrai qu’actuellement, les interrogatoires sont vite expédiés au profit des analyses et de l’imagerie médicale). Il est évident que d’être reconnu fait du bien, plutôt au niveau affectif du reste,  mais l’essentiel de l’interrogatoire homéopathique se situe ailleurs. D’une part, le praticien va à la recherche des caractéristiques et des symptômes du patient de la façon la plus fouillée possible, tant dans son état général que dans son mode de fonctionner, physiquement, affectivement et intellectuellement. D’autre part, le patient prend conscience de bien des aspects de lui et de ses modes de réaction à ce que son existence et son environnement lui apportent.

Il devient donc plus conscient de lui. A la prochaine consultation, il saura aussi donner des renseignements plus précis qui affineront le diagnostic du remède à prescrire. C’est la toute la subtilité de l’homéopathie stricte : donner le remède connu depuis souvent deux siècles pour provoquer à fortes doses les symptômes qu’on soignera à faible dose chez un malade.

Par conséquent, l’art d’interroger apporte bien plus qu’une écoute bienveillante.

A souligner aussi que l’on ne peut pas standardiser les patients donc pas d’études randomisées en double aveugle !

L’émission signale aussi une étude non concluante par les laboratoires Boiron, fabricant de remèdes homéopathiques. En fait, ils sont tombés dans le piège en jouant le jeu de la médecine académique pour des nausées de grossesse, donc un symptôme précis avec des remèdes qui, même s’ils fonctionnent souvent plus ou moins pour un tel symptôme, ne répondent pas du tout forcément à toutes les femmes enceintes qui peuvent exprimer moult ressentis différents pendant leur grossesse.

A signaler aussi qu’en donnant le similimum de la personne et non d’un symptôme, on peut aider bien plus globalement une femme en gestation.

D’après le Pr en pédiatrie présent dans l’émission allôdocteurs, il y a le risque de passer à côté d’une maladie grave s’il n’y a pas de diagnostic. C’est un avertissement correct mais qu’on peut le remettre à sa juste place. D’une part, parce que la médecine académique peut mettre beaucoup de temps pour trouver un diagnostic (le pire que j’ai connu chez une dame fut de 18 mois car la maladie était rare mais les symptômes étaient graves donc auraient pu être soignés par des méthodes autres qui se basent sur les signes et les symptômes du patient et pas seulement sur un diagnostic estampillé. Conclusion, lorsque le diagnostic fut posé, le protocole agressif fut appliqué et la malade est décédée en peu temps, déjà bien affaiblie par une longue attente).

D’autre part, parce qu’un praticien homéopathe est très attentif à l’état général du patient et à sa dynamique psychique qui peuvent très bien indiqués que le remède n’agit pas ou pas suffisamment.

De plus, les effets étant rapides dans une maladie aiguë, on peut vite constater si le remède adéquat n’a pas été trouvé et il est alors encore temps de passer à un autre traitement.

Ce qui est regrettable c’est qu’une thérapie aussi ancienne que subtile et en même temps peu coûteuse soit jugée d’une façon aussi grandiloquente et superficielle par le corps médical, lequel décide de la conduite médicale et économique de notre société.

Commentaires

il est facile de critiquer ce qu'on ne connait pas...
L'homéopathie est à l'écoute du patient et respectueuse de sa santé...
Elle a fait ses preuves depuis plus de deux siècles.

Écrit par : Françoise Berthoud | 11 octobre 2017

Oui, Françoise, tous ceux qui manquent de curiosité se limitent à regarder l'aspect des petits granules de lactose, forme la plus souvent prescrite en homéopathie, et les tournent en dérision.
Or, ces granules contiennent le principe actif et il est triste que les académiciens perdent leur rigueur habituelle et ne cherchent pas à étudier l'énergie de ce principe.

Il y a bien d'autres façons d'étudier l'homéopathie pour celui qui a le bon sens d'en constater les effets. Quand l'homéopathie s'est répandue en Allemagne, un médecin très réputé a été mandaté pour l'étudier et en rendre compte au gouvernement. Il en prit le temps et en fut tellement convaincu qu'il est devenu un excellent homéopathe!

De nos jours, les médecins formés dans les facultés de médecine ont de réelles raisons pour s'intéresser à l'art et la science de l'homéopathie. Effectivement, ils voient bien les limites de la médecine conventionnelle, limites qui sont en partie cause de l'augmentation débordante de nos primes...

Écrit par : Marie-France de Meuron | 12 octobre 2017

Quand on est dans le vrai, le hasard s'y prête. Dans le langage actuel, on parlera de coïncidence ou de synchronicité.
Je viens de recevoir une lettre d'Alternative Santé qui déplore aussi le verdict de ces scientifiques qui sont plus à l'aise à siéger dans un superbe bâtiment qu'à étudier l'homéopathie sur le terrain.
En plus l'auteur de la lettre nous offre une preuve en parlant de son chat soigné par l'homéopathie. Il en profite pour commenter "l'effet placebo" difficile à admettre dans de tels cas.
http://tracking.alternativesante.fr/u/gm.php?prm=kJMp8MBGxm_547292539_2264931_165925

L'auteur mentionne aussi le slogan de "perte de chance" si un malade ne passe pas par la médecine conventionnelle, selon cette docte académie. Et je rajoute que jamais, à ma connaissance, la Science académique n'a fait d'études sur les patients qui ont reçu ou subi les médicaments conventionnels versus thérapies alternatives pour détecter qui avait su capter la chance.

Du reste, du temps de mes études aux HUG, il n'était jamais mentionné qu'un patient avait été guéri d'une maladie par l'homéopathie même si cette personne l'avait déclaré dans son anamnèse. En revanche, les chirurgiens beaucoup plus pragmatiques avaient l'humilité de le notifier.

Alors, revenons au principe de base de l'homéopathie, le similimum entre le remède et le patient mais dont le sens peut être élargi au principe du "geste adéquat au moment opportun", principe appliqué en médecine intégrative.
http://www.passeportsante.net/fr/Actualites/Dossiers/DossierComplexe.aspx?doc=medecine-integrative-approche-globale-humain

Écrit par : Marie-France de Meuron | 12 octobre 2017

"En revanche, les chirurgiens beaucoup plus pragmatiques avaient l'humilité de le notifier."

Vive les chirurgiens alors, sont donc finalement moins cons que ne le croient leurs confrères internistes... Ai personnellement utilisé l'homéopathie pour des patients motivés - pas souvent, mais cela marchait - en prévention des douleurs post-op...

Marie-France, je vous salue.

Écrit par : Gislebert | 12 octobre 2017

Ravie de vous retrouver, Gislebert! J'espère que votre voyage vous a été bienfaisant.
Merci de votre témoignage. Non seulement il est utile de découvrir des remèdes efficaces hors des sentiers battus et asphaltés par la Science académiques mais il est aussi intéressant pour les malades de découvrir une panoplie de traitements afin de choisir le plus approprié, voire celui qui est à portée de mains. Une trousse d'urgence homéopathique couvrent bien plus de maux que quelques flacons conventionnels.
N'étant pas chirurgienne, je ne pratiquerai pas le langage cru que vous proférez! Il est vrai que les chirurgiens pratiquent souvent un bon sens là où s'emmêlent les médecins soumis aux dernières études et protocoles en vigueur.

Écrit par : Marie-France de Meuron | 12 octobre 2017

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