26 septembre 2017

Le status des aînés et la prévoyance vieillesse

Il semblerait que le status des aînés soit aussi éclaté que la diversité des propositions de la récente votation concernant la prévoyance vieillesse. Qu’en est-il des aînés aujourd’hui ? Si le slogan « place aux jeunes » est à la mode, alors où se placent-ils ?


Ou encore : où les place-t-on ? Ont-ils encore la liberté de percevoir leurs places dans la société et dans la localité ? Ou la leur dicte-t-on ?

Que sont devenus les aînés d’antan, sages que l’on vénérait et que l’on consultait ?

Les aînés d’aujourd’hui continuent plutôt sur la lancée de leurs vies actives.

S’ils sont fortunés, voyages et résidences secondaires les attendent.

S’ils sont démunis, des institutions les prendront en charge.

S’ils ont eu une activité intellectuelle, ils passeront du temps sur internet, peut-être même à mettre des commentaires qui permettront un certain dialogue avec d’autres commentateurs.

S’ils sont malades, ils se soumettront aux organisations que les institutions ont mis en place, soins et préoccupations qui les occuperont passablement.

S’ils sont assez valides, ils rendront des services par-ci par-là ou iront s’amuser dans des clubs pour aînés.

La retraite signifie se retirer de ses engagements professionnels contractés. Mais un retrait ne veut pas dire un effacement. Un retrait permet à une vague de fond d’apparaître. Qui y pense encore ? Est-ce que notre société est conçue pour être attentive à la reconnaître et à donner l’espace nécessaire à cette vague de fond pour qu'elle prenne sa juste place? Pour qu'elle en retrouve sa nature vraie et profonde?

Écrire un commentaire

NB : Les commentaires de ce blog sont modérés.