22 septembre 2017

Une pensée unique pour définir la médecine ?

Pour beaucoup encore, il n’y a qu’une médecine, la Scientifique, officielle et conventionnelle qui se base sur des études validées avec des critères très nettement établis. Un film de Cécile Tartakovsky , présenté à TV5 en France nous montre comment cette médecine s’est élargie avec d’autres thérapies dans certains hôpitaux. Un débat a suivi. Différents journaux et sites en ont parlé .


Ces deux émissions permettent de remettre à jour les opinions et pratiques de différents courants dans le monde des soins. Déjà pour l’appellation des ces thérapies appelées souvent douces ou parallèles qui sont intitulées complémentaires par l’OMS.

On apprend qu’aux USA, il n’est plus question de savoir si elles sont efficaces ou non mais comment les inclure dans le parcours de soin des patients, ce qui conduit à la médecine intégrative. Terme repris par les hôpitaux qui la pratiquent en France. Nous trouvons même un « institut de médecine intégrative » en Suisse, à Givrins VD

Plusieurs dimensions du sujet sont traitées et illustrées. Y compris la position de pensée unique d’un docte professeur qui affirme qu'il s'agit de croyance, sans efficacité réelle. En revanche, les médecins qui soignent des maladies graves comme le cancer démontrent bien à quel point ces thérapies peuvent aider les patients à traverser leurs calvaires.

Il est présenté aussi le sujet des preuves scientifiques. Evidemment, il y en aurait peu. Différentes causes sont énoncées, entre autres le fait que peu de monde investit dans de telles recherches, la médecine actuelle étant basée surtout sur les médicaments.                                    Au niveau scientifique, les critères appliqués à des études sur les médicaments ne conviennent pas quand il s’agit d’une thérapie énergétique (Médecine chinoise, ostéopathie, réflexologie, auriculothérapie, etc) Dans ces cas, les études qualitatives sont plus appropriées que les études quantitatives.

L’homéopathie est très succinctement mentionnée mais n’a pas eu la plage d’écoute nécessaire à la présenter dans toute son essence. La phytothérapie ou l’aromathérapie n’ont pas trouvé place.

Un autre élément intéressant clairement expliqué : Les thérapies complémentaires n’ont pas le même objectif que la médecine moderne qui vise une pathologie alors que la complémentaire vise le patient en général. Ainsi donc, il est rappelé que la moyenne de temps alloué au patient qui présente son problème en début de consultation est de ...un peu plus d’une minute. Alors qu’en complémentaire, le patient est écouté bien plus longuement, comme lors d’un examen clinique d’autrefois où on se précipitait pas vers des analyses ou des moyens d’imagerie non développés comme aujourd’hui.

L’avantage aussi d’écouter le patient, c’est qu’il reprend conscience d’une certaine responsabilité, qu’il s’occupe aussi de ce qui fonctionne bien et, par là, rehausse son état général.

Dans une autre dimension, il est parlé des risques de dérives sectaires.

J’espère que je vous en ai dit suffisamment pour vous donner l’intérêt d’approcher ce monde complexe de la médecine intégrative!

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