13 septembre 2017

Une conséquence des transplantations d’organes

Par la TdG, le porte-parole des HUG nous apprend que le complexe Opéra est passé de 8 à 14 blocs opératoires. Il est évident qu’une partie va servir pour les lourdes opérations de prélèvements – greffes d’organes. Le côté matériel et technique prend le dessus. Qu’en est-il du côté humain ?


Une cinquantaine d’aide-soignants viennent hurler leur désespoir. Passer de 8h à 10h /j de travail.

La pensée unique a de nouveau sévi : il faut augmenter les blocs opératoires et tous les paramètres découlant de cette décision doivent suivre. Ce qui est patent, c’est que les employés ont un choix très limité entre le moins pire et le pire.

Les commentaires en bas de cet article montrent à quel point la population ne prend pas conscience de la profondeur du problème. Or, il date de plusieurs années puisque depuis... 2005, un groupe de travail «stress des médecins» se réunit trois à quatre?fois par an selon un article TdG de 2016 qui décrivait « Les médecins en souffrance ». On y reconnaît aussi que le stress est consécutif aux horaires excessifs.

On y dénonce également, ce qui touche d’autres dimensions, le manque de reconnaissance et les frustrations.

Ce qui est effarant, c’est que le système persiste et que des employés exténués vont tomber malade … et auront peut-être besoin un jour ou l’autre d’une greffe…

Il serait intéressant de savoir ce qu’ont coûté ces six blocs opératoires supplémentaires en regard de ce qu’ils coûtent en énergies humaines. Une pensée élargie aurait aussi fait une étude pour voir si l’argent ainsi investi ne pourrait pas être placé de telles sortes qu’une meilleure connaissance des lois de l’équilibre humain éviterait maintes complications des maladies organiques.

Par les révélations exposées, nous constatons à quel point des êtres humains sont à la merci de la pensée scientifique qui veut faire avancer le « progrès » et , quand le système se heurte à un manque d’organes, il met tout en oeuvre pour en trouver par tous les moyens possibles (cf ma précédente note) au lieu de comprendre que si les circonstances existentielles y mettent un frein, c’est peut-être qu’il faut remettre en cause les objectifs.

Dans les commentaires concernant les aide-soignants, il est évoqué le problème des revendications à la française. Eh oui, c’est le seul moyen qu’il reste quand les dirigeants ne sont plus qu’une oligarchie qui impose sa pensée unique en faveur de l’économie et de la partie de la science qui participe à sa croissance.

Commentaires

Encore une fois complétement d'accord avec vous sur ce sujet. C'est une fausse route...

Écrit par : Géo | 13 septembre 2017

"Une pensée élargie aurait aussi fait une étude pour voir si l’argent ainsi investi ne pourrait pas être placé de telles sortes qu’une meilleure connaissance des lois de l’équilibre humain éviterait maintes complications des maladies organiques."

Toujours le même problème, Marie-France, vous en avez débattu en long et en large, dans moult billets, mais les assureurs, les pharmas, les médecins et les patients aussi, faut bien le dire, se préoccupent des maladies, pas de la santé. Malgré les campagnes anti-tabac, anti-alcool, anti-malbouffe, la prévention reste la parente pauvre, elle n'est pas immédiatement rentable.

Et puis demander à un chercheur en microbiologie moléculaire d'avoir une pensée élargie, pour reprendre votre jolie formule, faudrait inventer un spéculum cérébral d'un nouveau type... (c'est un exemple, je n'ai rien contre la microbiologie moléculaire...)

Bien à vous et bonnes semaines prochaines.

Écrit par : Gislebert | 13 septembre 2017

"les patients aussi, faut bien le dire, se préoccupent des maladies, pas de la santé." Vous êtes médecin, alors vous connaissez mieux les patients - les clients, à mon humble avis... - que moi. Pour ma part, j'aurais aimé un rôle de coaching de la part des médecins. Mais cela aurait évidemment nui à leur chiffre d'affaires...
Pour échapper à la dictature financière des médecins, je recherche des tests pour quantifier l'acide urique dans le sang, la clé de pas mal de problèmes, bien plus important que la teneur en mauvais cholestérol.
En Afrique, j'avais acheté des tests pour déterminer la présence de paludisme dans le sang très efficaces (que les pharmaciens suisses m'auraient évidemment refusé, vu la mafia ici présente...). Après ça, j'avais une réserve de médicaments chinois à base d'Artemisia + halofantrine et je me suis débrouillé à gérer mon équipe en Mauritanie avec ça sur le palu. Suite à l'expérience de mon meilleur assistant (négro-africain) que les infirmiers locaux ont failli tuer à coups d'injections massives de Quinimax...

Écrit par : Géo | 13 septembre 2017

Géo, ne croyez pas que je fasse ma mauvaise tête après que vous m'ayez écrit ne pas m'aimer (je n'en demande pas tant...), mais en ce moment je fais mon sac pour mon vol de demain, alors...

Concernant votre taux d'acide urique, avec Marie-France, vous avez une experte puisqu'elle préconise l'utilisation de sels alcalins genre Alcabase pour maintenir l'équilibre acido-basique du milieu intérieur et du sang... En fait, les choses sont évidemment moins simples et le mécanisme de neutralisation métabolique de l'acide en sels d'urates est plus subtil. On pourrait en reparler, mais peut-être pas sur la blogosphère. Et pour pas un rond... :))

Vous souffrez de la goutte semble-t-il, je connais bien hélas, ce que la médecine classique fait de mieux c'est de soigner les crises aiguës (colchicine, ains de nos jours). En connaître la ou les causes réelles, c'est une autre affaire. On a incriminé les mauvaises habitudes alimentaires, il est vrai qu'elles n'arrangent rien, mais je connais de quasi ascètes qui en sont atteints.. Pour mesurer le taux dans le sang, à moins d'une prise de sang... Il existe des bandelettes qui en fonction de l'acidité des urines se teintent de façon différenciée, c'est une mesure indirecte bien sûr qui témoigne surtout du travail rénal.

Concernant le palu, je n'ai que des connaissances théoriques sur la vie et les amours du plasmodium, vous en connaissez bien plus que moi, ayant expérimenté sur le terrain. La médecine tropicale, c'est une spécialité à part sous nos latitudes. Encore qu'avec les phénomènes migratoires et le tourisme des antipodes...

Bien à vous et bonne fin de soirée.

Écrit par : Gislebert | 13 septembre 2017

Bonjour Gislebert,
J'arrive sans doute un peu tard pour vous souhaiter un excellent voyage et un merveilleux séjour de plusieurs semaines si j'ai bien compris!
Il s'agit certainement d'un élargissement pour vous dans plusieurs dimensions!
Ici, je resterai sur l'élargissement de la pensée. J'en ai donné un exemple avec le passage de 8 à 14 blocs opératoires qui présentent une vaste réalisation laquelle, cependant, n'a pas pris en compte d'autres paramètres fondamentaux concernés.
Si la prévention ne séduit pas plus, c'est qu'elle est aussi pratiquée avec la pensée unique en ce sens qu'elle vise un objectif bien défini : l'alcool, le tabac, la nourriture, etc. L'élargissement consisterait à s'occuper de celui qui en est venu à réduire sa santé avec de l'alcool ou du tabac par exemple. A un autre niveau, il s'agit du même élargissement si on s'occupe du malade cancéreux plutôt que de viser à supprimer sa tumeur. La pensée élargie remonte à la source, alors que la pensée unique s'attaque aux résultats. Ainsi, adviennent des résultats limités avec de nombreux échecs globaux dont les rechutes.

J'apprécie votre créativité pour un spéculum cérébral! Le fait important n'est pas que le microbiologiste se focalise sur un élément mais qu'il en oublie le contexte au moment de son bilan et qu'alors des décisions soient prises principalement sur sa découverte, déniant la complexité de la situation générale.

Écrit par : Marie-France de Meuron | 14 septembre 2017

Grand merci, Géo, pour votre témoignage qui mérite des réponses sur divers plans.

Je commencerai par : "Vous êtes médecin, alors vous connaissez mieux les patients ,,, que moi". Oui et non, vous connaissez les malades autant que moi et j'ai aussi l'expérience d'être malade!
La différence entre vous et moi, c'est ce que nous en faisons. Effectivement, les malades qui viennent me voir deviennent des patients en ce sens qu'ils désirent et attendent quelque chose de notre relation médecin-patient. Cette relation devient un contrat codifié depuis qu'il y a les assurances-maladie et de plus en plus contraignant depuis la LAMAL et les enquêteurs économico-juridiques de Santésuisse. Je ne me suis pas soumise à la dictature du "faites comme les autres" pour que ma statistique des coûts par patient /an soit dans les normes de la catégorie où ils m'avaient placée par défaut, confondant un médecin arrivé à l'âge de la retraite, riche d'une énorme expérience, avec des médecins installés depuis bien moins de temps.
Les patients qui venaient me consulter avec l'aspiration d'une meilleure compréhension d'eux-mêmes et de leurs mécanismes, comprenant que la médecine allopathique (qui traite par des anti- symptômes) ne menait pas aussi loin qu'une médecine intégrative.
Dans votre façon de considérer votre problème d'acide urique, vous avez une vision limitée au fait qu'il faut le faire diminuer. Vous ne semblez pas être remonté aux sources de cette sécrétion. Vous semblez vouloir vous débrouiller par les "moyens du bord", ce qui limite forcément vos chances de réussite.
Je me suis rendue sur Google en cliquant "goutte - symbolique" et j'ai trouvé cet article digne d'une pensée élargie :
http://www.neosante.eu/la-goutte-ou-lhumeur-viciee-de-la-mere/
Je vous laisse ici pour l'instant car vous avez suffisamment à étudier si vous voulez bien jouer le jeu!

Écrit par : Marie-France de Meuron | 14 septembre 2017

J'ai lu l'article que vous citez en lien, Mme de Meuron. Je ne m'y reconnais pas vraiment. Un psychologue des profondeurs pourrait peut-être analyser avec intérêt les projections de ce monsieur Tihon...
Une spécialiste des rhumatismes m'a recommandé de cesser la consommation de viande rouge, j'ai suivi ses conseils et n'ai pas connu de crise depuis...
Mais j'ai demandé d'ajouter une analyse de la teneur en acide urique de mon sang avec les autres paramètres avant mon opération de la hanche et il y avait effectivement de nouveau une augmentation, sans effet visible mais nous savons vous et moi que cette forte teneur en acide urique est un facteur global de vieillissement. Entre autres choses, comme Gislebert, je tiens à mes articulations pour profiter de randonnées en montagne ou à vélo...
Cela m'ennuie beaucoup, mais j'ai l'impression que même une consommation modérée de vin contribue à cette augmentation. Alors il faut jongler avec les contradictions que cela implique. Quelqu'un qui refuse toute consommation d'alcool a très vite une très mauvaise réputation sous nos latitudes...

Écrit par : Géo | 14 septembre 2017

Géo, Je suis désolée que vous n'ayez su saisir aucune piste dans l'article cité.
Vous préférez vous en tirer avec une pirouette mentale alors qu'il ne s'agit pas de propos psychanalytiques mais simplement d'une lecture au 2e degré de ce que montre le corps.
"Nous savons vous et moi": vous m'associez à votre savoir mais vous ne cherchez malheureusement pas à découvrir le réseau dans lequel s'inscrit l'acide urique, réseau sur lequel on peut agir à tout âge.
Vous préférez des pistes très simples comme arrêter la viande rouge qui diminue le problème mais n'enlève pas la cause du trouble métabolique ni la faiblesse des reins. Si je vous dis que les articulations sont des filtres secondaires qui complètent les filtres principaux que sont les reins, est-ce que vous me rétorquerez que c'est de la poésie chinoise?
En médecine, on ne se contente pas de... mais si vous avez des doutes sur la consommation de vin, alors approfondissez en quoi certains vins augmenteraient l'acide urique et en quoi leurs caractéristiques ou provenances y participeraient. Vous pourrez alors en boire sans mauvaise conscience.
Et ne généralisez pas (pensée unique?) : sous nos latitudes, il y a différents milieux sociaux. Certains acceptent très bien l'abstinence, surtout si vous êtes clair avec vous-même.

En conclusion du jour, si vous ne voulez pas tomber dans le fleuve noir et, sur la descente, vous privez de vélo, alors laissez votre sensibilité capter des pistes vers le mieux-être!

Écrit par : Marie-France de Meuron | 14 septembre 2017

"si vous ne voulez pas tomber dans le fleuve noir"
Mme de Meuron ! Nous allons tous tomber dans le fleuve noir ! Vous vous croyez immortelle ?

Écrit par : Géo | 16 septembre 2017

Bonjour Géo, Je vois que vous êtes accroché non seulement pour vous mais aussi pour tous à votre pensée unique que chacun va tomber dans le fleuve noir.
De même qu'il y a des naissances aisées et d'autres bien plus laborieuses, ainsi le passage, à l'autre extrémité de notre existence terrestre peut être très varié selon la dynamique personnelle de chacun-e.
Je souhaite de tout coeur que vous découvriez d'autres voies que celle que vous imaginez actuellement. Bonnes recherches et surtout, heureuse fin de semaine!

Écrit par : Marie-France de Meuron | 16 septembre 2017

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