21 août 2017

Voulons-nous vraiment guérir ?

La question semble incongrue ou saugrenue et pourtant…. Combien de fois n’entendons-nous pas « Pourvu que je n’aie plus mal » ou encore  on se contente d’un : « Ca va nettement mieux ».  « Le médecin dit qu’il n’y a rien à faire » et on s’y résout. Ou encore : « On ne sait pas ce que j’ai »


Ces différentes affirmations dénotent soit qu’on se satisfait de ce qui s’est modifié, soit on se satisfait d’un diagnostic, soit on se limite aux limitations du médecin lui-même et de la médecine qu’il pratique.

En fait, qu’entendons-nous par guérir ? En recherchant l’étymologie, nous trouvons :

Anciennes définitions : Défendre, préserver, protéger.

Actuellement : Délivrer d’un mal physique ou moral ; rendre la santé à quelqu’un.

Qui est l’auteur de la guérison ? Le thérapeute ou le malade ?

Qui est responsable (= répond de ) la guérison ? Le malade ou la société ?

Si nous prenons le sens des siècles passés, à savoir défendre, préserver, protéger, il est évident qu’autant les individus que l’état sont concernés.

Si nous prenons le sens plus récent, il s’agit de définir si le malade est le sujet ou l’objet des soins.

Autrement dit, est-ce un tiers qui délivre du mal ou est-ce l’individu qui se délivre d’un mal ?

Qu’est-ce que rendre la santé ? Est-ce gommer des maux, que ce soit par médicaments ou par hypnose ? Enlever l’organe déficient par une opération « propre en ordre »? Irradier un endroit pour faire disparaître des cellules qu’on ne sait pas contrôler autrement ?

Ou alors est-ce remonter à la source des déficiences ? Dans cet objectif, le thérapeute est un accompagnant et le patient effectue les prises de conscience et les modifications de comportement pour retrouver un état de santé. Il récupère ainsi sa souveraineté sur lui-même.

Un livre très riche d’exemples, d’explications de différentes attitudes et thérapies, d’expériences multiples pour accompagner et s’accompagner vers l’harmonie globale, vers un état de santé équilibré, nous est proposé par le Dr Christian Tal Schaller : « Artisans de leur guérison, 17 cas extraordinaires », Ed Lanore 2008.

De grands malades ont su se reconnecter aux forces de vie que l’existence nous apporte et recouvrer une santé même parfois meilleure qu’avant la survenue d’une grave pathologie.

Ils démontrent à quel point nous pouvons récupérer des pouvoirs cachés et ne pas nous contenter de fonctionner dans la vie conventionnelle selon le courant ambiant.

Commentaires

Bonjour Madame de Meuron très bon billet et très bonne question
Se plaindre est entré dans les mœurs jamais n'a t'on entendu nos grands mères dire ,j'ai mal ici ou là Et je crois que moins on parle de ses maux comme ceux que toutes personnes vieillissante connaît mieux on se porte
On coupe souvent les ponts avec l'extérieur surtout en ayant été signant car ras le bol de tous ces gens se plaignant pour rester dans le vent
Oui car paradoxalement du temps de nos aieux ,les gens travaillaient ,avaient l'esprit sans cesse occupé pour ne pas se laisser terrasser par des idées noires surtout de nos jours ou elles sont devenu pain béni pour les médias qui eux aussi peuvent être tout aussi toxiques que le tabac
Bonne journée pour vous Madame

Écrit par : lovejoie | 22 août 2017

Merci, Lovejoie, de votre commentaire très vivant!
Je dirais qu'entre se plaindre et cacher un mal, il y a se mettre à l'écoute de ce qui l'a provoqué. A quoi répond le corps ou l'âme quand ils manifestent leurs désarrois? Parce qu'à force de nier ce mal, l'énergie négative qu'il présente va comme s'enkyster dans le corps, lequel va dépenser aussi de l'énergie pour le maintenir enfoui, cause de fatigue voire, à la longue, de maladie.
Attention, il ne s'agit pas seulement d'appliquer une étiquette sur la cause du mal mais de découvrir comment on le vit affectivement et sensoriellement, nous ressentir face à cette cause. Ainsi, touchant le vif de notre vécu, nous pouvons diriger nos sens vers notre être tout entier qui recèle des forces de transmutation, de guérison.

Écrit par : Marie-France de Meuron | 24 août 2017

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