26 juillet 2017

L’amour et l’indifférence

Longtemps, j’ai cru que l’inverse de l’amour était la haine. En fait, je me rends compte que ce sont deux valeurs sur une même échelle, l’une au sommet, porteur de vibrations de hautes fréquences, l’autre en bas avec ses basses fréquences. En revanche, l’indifférence est l’absence de toutes vibrations.


Cette intuition m’est venue à la lecture du DP :  " Un regard critique sur l’industrie pharmaceutique."

Je cite : « Le groupe de travail de Denknetz a concentré son attention sur deux questions propres à interroger le rôle de l’industrie pharmaceutique en matière de santé publique.

- l’offre de médicaments correspond-elle aux besoins des patients ou certains d’entre eux sont-ils privés des thérapies les plus efficaces ?

- les dépenses pour la recherche et le développement (R&D) sont-elles affectées de manière optimale ou existe-t-il des incitations à ne pas poursuivre cet optimum? »

A la première question, il est évident de constater que les études sur les thérapies les plus efficaces ne sont pas faites dans la mesure où le milieu pharmaceutique ne compare pas des thérapies entre elles mais seulement un produit versus un placebo ou éventuellement un autre produit ou un autre dosage.

La pratique répond à la seconde question : Alors que les antibiotiques ont montré leurs limites avec les bactéries multirésistantes, on ne fait pas d’études pour les comparer à différentes huiles essentielles dont les composants sont diversifiés et peuvent donc atteindre différentes cibles.

Peut-être que le problème vient aussi du fait que les industries pharmaceutiques sont devenues tellement spécialisées qu’elles en perdent une vision d’ensemble. Par conséquent, elles s’éloignent de la complexité du vivant, pas seulement de l’être humain mais même des simples bactéries, entités bien élémentaires !

Par une toute autre voie, celle de l’artiste Bernard-Alex, nous viennent des réflexions toutes crues et très vibrantes.

Je cite :  « Le marché est un chacal sans états d’âme pour les petits cochons, et un loup en germination pour lui-même, rendu aveugle par sa cupidité et sa méchanceté. (Enfin, ceux qui se cachent derrière Le Marché, la finance, les banquiers, les rentiers et le reste.) »

On retrouve dans cette déclaration la similarité entre l'indifférence et l'absence d'états d'âme.

De plus, Bernard-Alex évoque la perte de la lucidité - état d'esprit - par l'aveuglement dû à la cupidité.

Et cet artiste propose sa solution qui permet de revenir au souverain endormi en chacun de nous :

«La solution à nos problèmes se trouve en nous-mêmes.

Et les problèmes d’aujourd’hui ne sont rien à côté de ceux qui nous viennent à toute allure sur le coin de la… (j’hésite sur le mot à employer.) Pour ce qu’il en restera après me direz-vous. Se dérober sous leurs pieds, avant que l’édifice n’aplatisse tout, jusqu’au dernier. Se dérober, ne plus donner prise, d’abord de moins en moins jusqu’à plus rien ou presque rien. Se déconnecter soi-même, de soi-même, par « soi-m’aime », avant que cela ne soit exécuté par d’autres que soi-même, avec une violence extrême par-dessus le marché, gratuite, pathologique. Une méchanceté pour elle-même, sans état d’âme, et/ou avec délectation cynique, sadique, sous couvert de la science économique, de la finance, du marché. »

Parmi les solutions développées dans des sources plus classiques, on peut citer Peter Deunov ;

« Place la bonté comme base de ta vie, la justice comme mesure, la sagesse comme limite, l’amour comme délectation et la vérité comme lumière.  Si on approfondit cette règle, on la trouvera extrêmement instructive.
La bonté est la seule base solide sur laquelle un édifice peut reposer. Même si cet édifice est beau, intelligent, il s’écroulera si la bonté, cette bienveillance qu’on est capable de manifester à tous les êtres, ne le soutient pas.
La justice est une qualité de mesure. Être juste, comme l’indique le symbole de la balance, c’est savoir toujours préserver l’équilibre : ne pas peser sur un seul plateau, mais veiller à ajouter un peu d’un côté, à retrancher un peu de l’autre…
La sagesse est une limite, c’est-à-dire une frontière grâce à laquelle nous pouvons nous protéger des ennemis extérieurs et intérieurs qui nous menacent.
L’amour nous donne le goût des choses. Même si nous possédons la richesse, le savoir, la gloire, combien la vie nous paraîtrait insipide sans l’amour !
La vérité est la lumière qui éclaire notre route : grâce à elle nous avançons sans risque de nous égarer ou de faire une chute. »

De tels préceptes sont utiles pour ouvrir à nouveau le panorama de notre vision plutôt que de focaliser sur les seuls chiffres des coûts, des bénéfices économiques et du résultat des statistiques qui sont devenus les maîtres de notre société, entraînant avec eux non seulement la politique et le droit mais aussi une proportion importantes des relations humaines.

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Écrit par : Marie-France de Meuron | 27 juillet 2017

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