20 juillet 2017

La santé dentaire et les assurances

Un blogueur a soulevé le sujet, en s'appuyant sur des infos lancées par des médias qui mentionnent un chiffre issu d’une enquête de l’Office fédéral des statistiques. Essayons d’en aborder différentes facettes.


Allons-nous aborder une démarche en-deçà ou au-delà de ce chiffre ? Autrement dit, aller en déduire des éléments pour construire une politique, socialiste dans le cas de l’article de notre blogueur, ou réfléchir sur les causes voire la source du sujet ? A savoir, remonter le fil des faits pour mettre en évidence ce qui n’anime pas l’être humain pour entreprendre de soigner ses dents.

Je le répète, « les statistiques sont au médecin ce que le réverbère est à l’ivrogne, il le soutient plus qu’il ne l’éclaire. » (Paroles d’un professeur de chirurgie). Les chiffres sont un court-circuit absolu pour ne pas considérer la réalité vivante. Toute l’énergie et le temps mis à interroger les gens (selon des critères forcément arbitraires car calculés) pourraient être utilisés à mieux comprendre comment la population a conscience de ses dents. Quelles perceptions a-t-elle de leurs structures ? Que connaît-elle de leurs places et de leurs relations dans l’organisme ? Quelles relations sensibles et affectives a-t-elle avec ses dents ?

C’est vite dit qu'une cause financière se tient à la base du fait que les gens ne vont pas se faire soigner les dents. Une telle affirmation permet de contourner bien d’autres étiologies.

Et puis, soyons précis, Certains problèmes dentaires relèvent de la médecine de base et sont par conséquent remboursés par l’assurance de base. Ce fait aussi est escamoté. Une meilleure information de la population libérerait certaines personnes de l'idée du souci financier.

Mais voilà, actuellement, ce qui compte c’est l’apparence extérieure, donc il y aura de la pub pour les dentifrices qui font les dents blanches. Ou encore, elle vante la protection contre les caries, ce qui donne bonne conscience en faisant croire que le problème des caries est très simple et dépend fortement du facteur fluor.

Quand un bébé fait ses dents, on trouvera normal qu’il présente des problèmes de santé. Or, la saillie des dents est naturelle et ne doit poser que des problèmes d’expression sensible. Si des pathologies s’expriment, c’est que le phénomène dentaire met en évidence des fragilités du système tout entier, ce qu’il faudrait soigner et non pas de se contenter de sourir en croyant avoir tout compris puisqu’on sait – et on se contente de savoir – qu’il y a poussée dentaire.

(c’est le même genre de réflexion que l’on trouve à la ménopause où le changement hormonal met en évidence des fragilités organiques qu'on lui attribue faussement et dont on ne s'occupe pas assez)

Evidemment, les socialistes s’expriment sur des inégalités sociales. Mais dans le problème de la santé, l’inégalité est-elle d’abord sociale ? D'apparence sans doute. C’est vrai que les riches peuvent ne pas présenter certains problèmes de santé mais on ne tient pas compte qu’ils en développent d’autres. Personnellement, j’ai pratiqué dans un centre d’études de biologie appliquée qui attirait beaucoup de personnes fortunées, lesquelles pouvaient s’offrir de tels soins. Elles aussi étaient enchevêtrées dans des problèmes de santé dont certains dus justement au fait de posséder de l’argent facile. Evidemment, leurs maladies étaient vécues autrement que dans des classes modestes. Mais le fait d’avoir de l’argent leur faisait croire qu’ils pouvaient compenser leurs manques de souveraineté sur leurs corps, graves erreurs qui peuvent avoir de grandes conséquences physiques !

De même, le fait de surseoir à un contrôle dentaire peut avoir d’autres causes que le manque d’argent. Différentes raisons font qu’on donne ou non de l’importance à ce contrôle qui éviterait des frais débordants.

Il serait bon que les statistiques se basent sur des études du vécu personnel - forcément complexe - des êtres humains et ne se contentent pas de quelques paramètres.

 

 

 

 

 

 

Commentaires

Il ne me semble pas anodin que le sujet de cette note n'ait reçu aucun commentaire. Ce fait est un indice de la place que nous donnons aux dents dans le palmarès des priorités...
Pour ceux qui ne sont pas seulement en attente que leurs dents se creusent, voici de quoi creuser activement le sujet : La symbolique des dents! En cliquant sur google, vous recevrez 426 000 propositions, ce qui montre que ces organes attirent de plus en plus l'attention sur leurs réalités profondes.
J'en tire un exemple de la "géographie" des dents :
http://www.arcturius.org/chroniques/la-symbolique-des-dents/

Écrit par : Marie-France de Meuron | 22 juillet 2017

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