13 juillet 2017

Primes, vers une nouvelle hausse de 4 à 5 %. Avez-vous aimé cet article ?

 

Cette info de la TdG se termine donc par un sondage où l’on peut répondre par oui ou par non.

Pas de place pour des commentaires. Pas de suggestions à une discussion du sujet lui-même.


Comme si l’essentiel du sujet était dans la formulation de l’article et pas dans le fond !

Que le seul pouvoir restant au lecteur était limité à apprécier ou non la présentation de cette dépêche de l'ATS.

Laquelle n’a rien d’original puisque chaque années à la même époque, on nous ressert le même thème !

Il est temps que le peuple reprenne le pouvoir et apporte une réelle réflexion au problème toujours plus envahissant de l’augmentation des primes.

Pour l’instant, l’oligarchie dominante ne semble trouver que des compensations : On fait payer par l’État, c’est-à-dire les contribuables, les primes que de plus en plus de contribuables n’arrivent pas à acquitter. Ce qui, dans le fond, augmente encore, par la tangente, les versements par la population.

Et la directrice de Santésuisse (Ss) semble encore déplorer que l’État ne paie rien pour l’augmentation des coûts des soins ambulatoires !

Pourtant, à la base, les assurances sont les gestionnaires de nos primes. Comment se fait-il qu’ils fassent encore les policiers et les juges ? Ou alors, s’ils ont de quoi se payer des économistes et des juristes, pourquoi ne se paieraient-ils pas des professionnels pour remonter à la base du problème ?

En effet, les coûts ne sont qu’un reflet d’une activité professionnels de soins selon le montants des prestations élaborées certes soigneusement dans des bureaux mais éloignés de la nature même des malades, des pathologies, des diagnostics et des thérapies.

La dernière étude sérieuse en Suisse à ce niveau-là fut le Programme d’Evaluation des Médecines Complémentaires (PEK) financé par le Fonds National Suisse pour la recherche scientifique et dont la réelle conclusion scientifique a été escamotée par Pascal Couchepin avec le renvoi avant terme des experts et la destruction de certains travaux.

De même, toutes les études sérieuses sont déniées ou faussées. Sur mandat du Grand Conseil, la Faculté de Médecine de Genève avait instauré un poste à mi-temps à un universitaire à la Bibliothèque pour la création d’un site où mentionner les études scientifiques faites par des professionnels spécialistes de différentes branches : http://medweb1.unige.ch/alternmed/

Je viens de constater que le site n'est plus atteignable (serait-ce une faille de mon ordinateur ou une élimination par la Faculté?). Il y a quelque temps déjà, le bibliothécaire, atteint par la limite d'âge, n'avait pas été remplacé. C'est dire le manque d'écoute et de rigueur scientifique du système qui ne veut imposer qu'un type de médecine, même s'il coûte de plus en plus cher et que bien des pathologies restent inguérissables par ses techniques et malgré les progrès – toujours très limités dans certaines disciplines - qu'on aime tant à vanter. A mentionner fermement aussi le nombre de maladies qui se chronicisent, faute de savoir les guérir, alors qu'on prétend que c'est à cause de l'âge qui augmente.

Je cite le dernier § : «Les caisses maladie doivent calculer leurs primes d'ici fin juillet et les transmettre à l'Office fédéral de la santé publique pour approbation. Ce dernier les examine à la lumière de ses prévisions, des comparaisons entre assureurs et de leurs budgets. Le Conseil fédéral dévoile ensuite à l'automne les primes moyennes. (ats/nxp) » Cela montre bien que ni l'OFSP ni le C. F. ne s’offre une grande latitude pour traiter le sujet et se limitent à des chiffres alors que la réelle cause est dans la pratique médicale. Dans tout autre système économique, on s’occupe de la relation entre la réalité de la matière dès son origine et le prix.

 

Jusqu’à quand laisserons-nous le bateau prendre l’eau ?

Commentaires

Madame de Meuron,

La réaction est que "je veux bien payer ce qui correspond à mes propres coûts de santé, mais rien de plus à part une somme de participation solidaire citoyenne.

On peut s'attendre à la réapparition de la suggestion pour une "caisse unique" dont on a eu l'occasion d'apprendre de façon claire, et à moult reprises, qu'elle ne garantirait en rien la baisse des primes... pas plus que leur plafonnement!

Il faudrait désormais, à grande échelle nationale, refuses de poursuivre le versement de nos primes jusqu'é résolution satisfaisante du problème mais, pour une telle démarche citoyenne, il faudrait que, moins individualistes forcenés, nous formions ou reformions, restructurions un corps social correspondant à la devise suisse. "Un pour tous, tous pour un,"!

Écrit par : Marie de Koriacis | 13 juillet 2017

Marie de Koriacis, Merci pour vos propos qui suggèrent différentes pistes.

Il est vrai qu'on ne demande pas aux assurés ce qu'ils désirent vraiment comme système de santé, ni ce qu'ils sont prêts à investir pour le type de médecine qu'ils financent par obligation.
Il devrait donc y avoir aussi une démocratie dans la façon de concevoir, donc de gérer, l'investissement financier pour notre santé.

La "caisse unique" ne serait qu'une autre façon de gérer les milliards versés chaque année par les assurés mais ne changerait en rien les coûts de la médecine qui se réclame de la science.

La devise de la Suisse "Un pour tous, tous pour un" n'est plus trop de mise. Les citoyens sont devenus de plus en plus individualistes, donc on trouvera difficilement un peuple unifié.
En revanche, il y a plusieurs groupes qui cherchent dans le sens de la médecine intégrative et qui, un jour, sauront suffisamment se rassembler pour exiger une médecine plus proche de l'être humain en général et non pas que de sa biologie et la complexité de ses systèmes qui nécessitent des appareils ou des produits très coûteux, au détriment du développement des capacités sensorielles, rationnelles et psychiques des médecins.

Écrit par : Marie-France de Meuron | 14 juillet 2017

Très encourageant, Madame de Meuron, ces groupes qui "cherchent dans le sens de la médecine intégrative et qui sauront se rassembler pour exiger une médecine plus proche de l'humain" (...) médecine pour tous... également économiquement s'agissant des moins bien nantis.
Il ne faut jamais désespérer.

On note également que de plus en plus nombreux sont ceux qui se tournent vers des médecines "douces" en un monde si dur...

Écrit par : Marie de Koriacis | 14 juillet 2017

En général, quand on ne comprend pas quelque chose, ou qu'une chose du domaine social paraît trop complexe, - et problématique - il est intéressant de se poser deux questions:

Qui tire un avantage pécuniaire de la situation actuelle ?

Quelles sont les valeurs - morales - religieuses - sociétales - autres...qui pourraient être convoquées pour réfléchir à la question ?

De ce que je sais, seule la question financière est débattue par nos médiocres élites.

Money, money, money, laissons le reste pour les rêveurs !

Malheureusement pour les champions des écoles de gestion, l'être humain, même s'il est actuellement soumis à une logique capitaliste, n'est pas concerné par les délires invraisemblables à laquelle il conduit !

Écrit par : dechien | 14 juillet 2017

dechien, merci de soulever une interrogation fondamentale : "Quelles sont les valeurs - morales - religieuses - sociétales - autres...qui pourraient être convoquées pour réfléchir à la question ?"
Peut-être qu'avant de se poser cette question qui semble évidente puisque l'être humain est concerné par toutes ces valeurs, pourquoi ne leur donne-ton pas davantage de place dans notre société occidentale?
Effectivement, on a donné à la finance une place tellement énorme qu'elle étouffe souvent d'autres valeurs qui ne peuvent pas être définies mathématiquement par des mesures, des chiffres, des lois mathématiques ou des statistiques.
Elle devient un cadre rigide dans lequel s'organise la société dont l'âme, autrement dit l'être de sensibilité, étouffe. Cette étouffement provoque un cercle vicieux car plus on étouffe moins on a du ressort pour réagir. Ainsi, de très nombreuses personnes sont déprimées de nos jours, que ce soient des dépressions reconnues et "tassées" par des médicaments, ou des dépressions larvées, qui s'expriment par exemple par des symptômes somatiques, ou encore un découragement, un manque d'envie qui fait qu'on fonctionne au ralenti.
Celui qui réagit sera plutôt vu comme un être fatigant par ceux qui utilisent toutes leurs forces pour "tenir le coup".
Et puis, notre société donne beaucoup de susucres pour vivre malgré tout, comme un certain pouvoir de consommation - qui procure des plaisirs passagers - ou encore des voyages dans des pays de rêves.

Écrit par : Marie-France de Meuron | 14 juillet 2017

Le physicien auteur de la Route du temps, Philippe Guillermant fait la démonstration des deux causalités qui nous concernent, l'une en notre espace-temps, l'autre hors de cet espace-temps.
La première causalité concerne notre cerveau gauche, la seconde le droit.
Les deux causalités sont complémentaires.
Pour reprendre la pensée d'Ambroise Paré "Je le pansai" (le malade) appartient au fonctionnement du cerveau gauche, et "Dieu le guérit" au cerveau droit. Rationnel, mécanique, cerveau gauche causalité en notre espace-temps, Intuition, cerveau droit, selon la pensée de Paré conduit à Dieu.
Il y a des malades qui se plaignent que les médecins se débarrassent au plus vite d'eux en les envoyant direct aux labos pour- analyses. Le lobby pharmaceutique, lui, demande aux pharmaciens de ne pas attendre la date indiquée, le délai, pour vendre les médicaments.
L'assurance maladie qui était promesse de sécurité en cas de maladie est devenue la dictature que nous savons de même que l'Union Européenne promesse de paix (tenue avec un couple allemand-français) en même temps que ses diktats qui provoquèrent le départ de la Grande-Bretagne départ non suivi par les autres pays.
On aurait pu imaginer la refondation de l'Union européenne.
Pourquoi ne pas penser à un "lamalxit"!?

La caisse unique n'arrangera rien.

Nous continueront, public comme médecins, à être comme pris en otage par une simple assurance devenue dictature.

S'affirmer croyant/e aujourd'hui, sur ces blogs, signifie prendre le risque d'être traité/e en un premier temps de fosse sceptique, puis de fromage à trous enfin, il y a quelques jours, de "malade"!
Il se trouve que chaque jour confirme ce qu'enseigné dans et par nos paroisses soit que l'argent qui est un serviteur ne doit en aucun cas devenir un maître

Situation présente qui à force d'empoisonnements, toujours pour gains et profit, si nous ne réagissons pas, causera notre perte.

Merci à Marie-France de Meuron pour son article qui exprime avec précision la situation d'urgence dans laquelle nous nous trouvons aujourd'hui.

Et bon dimanche.

Écrit par : Marie de Koriacis | 15 juillet 2017

Grand merci, Marie de Koriacis, de venir illustrer ma note avec des propos très originaux.

Vous définissez les deux hémisphère du cerveau de façon très claire. Il est important de signaler qu'il y a une jonction entre les deux, appelée les commissures. Le site
http://www.anatomie-humaine.com/Le-Cerveau-1.html nous explique : "Elles contiennent des fibres nerveuses qui établissent des relations entre les deux hémisphères cérébraux. Ces fibres sont appelées, fibres d’association inter -hémisphériques". J'en souligne deux termes : Relations" et "association".
Se relier et s'associer sont deux valeurs humaines qui sont bien peu développées aujourd'hui. On bascule d'un extrême à l'autre, comme du cerveau droit au cerveau gauche, sans tenir compte des commissures. Ainsi va Santésuisse qui ne s'appuie que sur des statistiques (cerveau g) pour juger un médecin qui doit tenir compte du tout, surtout s'il pratique la médecine générale.
Mais dans le monde de l'économie, nous sommes en pleine dualité : il y a ou pas de l'argent. Dans le monde de la science stricte : on a prouvé ou non.
Or, l'être humain n'est pas un puzzle en pièces détachées mais bien l'expression de multiples organes liés entre eux par de nombreuses interrelations. Ce dont l'art médical tient compte.

J'apprécie la création du terme "lamalxit". Effectivement, toute loi limite l'activité humaine à un système duel : obéir ou non. Evidemment, ce n'est pas aisé de relier les coûts avec l'activité médicale mais ce n'est pas une raison pour utiliser un système binaire pour gérer un fonds économique tel que l'assurance maladie qui concerne fondamentalement des malades et non pas strictement leurs porte-monnaie.

Écrit par : Marie-France de Meuron | 15 juillet 2017

Rien à voir avec la Lamal,même carrément HS, mais vous avez bien raison de faire remarquer à votre intervenante que les deux hémisphères sont étroitement reliés et travaillent en synergie, même si leurs fonctions diffèrent apparemment (le langage par exemple est traité dans l’hémisphère G, mais pas exclusivement !)).

L’asymétrie cérébrale, la fameuse latéralisation, est sérieusement remise en question par les neurologues. Le concept dont on nous rebattu les oreilles du temps des études (pars gauche avec profil analytique, logique / pars droite avec créativité et émotion) est même réfuté pour ce qui est de leur respective influence sur la personnalité. Des expériences avec imagerie sur des volontaires (gros échantillonnage) ont montré que les connexions qui ont lieu dans la partie DR entraînent les mêmes connexions dans la même région du cerveau G.

D’ici 15 ans, cette théorie sera sûrement elle-aussi bousculée, allez savoir, il en va du cerveau comme du monde submicroscopique, les serrures sont trop fines et nos clés encore de gros rossignols.

En attendant, je vous souhaite un bon dimanche.

Écrit par : Gislebert | 15 juillet 2017

Je reprends vos termes, Marie de Koriacis : "On note également que de plus en plus nombreux sont ceux qui se tournent vers des médecines "douces" en un monde si dur..."
Vous mettez entre guillemets "douces", ce qui est fort à propos. Effectivement, certains remèdes peuvent provoquer des réactions curatives très vives voire pénibles même si le patient commence à se sentir mieux dans son état général.
Une fois de plus, ce qui compte, c'est d'être adéquat pour soutenir la force de guérison qui se tapit parfois bien profond dans l'être humain.
Dans notre monde "dur" on entend effectivement des personnes dire "j'ai dû prendre des antibiotiques car il me fallait quelque chose de fort". Là encore, on octroie de la force à des produits élaborés dans des laboratoires alors que des produits plus proches de la nature comme des huiles essentielles peuvent avoir un pouvoir guérisseur bien plus puissant, s'ils sont prescrits selon les règles de l'aromathérapie.

Écrit par : Marie-France de Meuron | 15 juillet 2017

Madame de Meuron,

On en est arrivé à estimer parfaitement normal de prendre des médicaments pour être en mesure de tenir le coup, ce qui est conséquence, à quand des "lanceurs d'alertes" (pourquoi pas, notamment jeunes futurs médecins!?) sur les causes ou raisons de ces conséquence... vies trop dures en quoi, pourquoi!
Jeunes médecins, ou en cours de formation, "lanceurs d'alertes" comme moyen, également, de brancher ces soignants ou futurs médecins, thérapeutes, sur la personne et conditions de vie de leurs patients à venir?

Je serais heureuse de connaître votre avis, Madame de Meuron.

Une formation médicale comprenant la psychologie non comme un détail en passant mais appartenant désormais aux fondamentaux de la formation médicale ainsi qu'initiation au travail des assistants sociaux pour mieux comprendre leurs futurs malades.

Jusqu'en 1950, environ, en principe, de tels médicaments antidépresseurs ou autres ne s'imposaient pas du tout comme aujourd'hui.
On ne parlait pas, notamment... burn out!

N'arrive-t-il pas que l'on se dise que si l'on commençait par soigner la mentalité ambiante et climatique contemporaine... on compterait moins de malades pour ne pas dire, de par la responsabilité du système-bain en lequel nous barbotons ou péclotons, moins de "détraqués"!?

Écrit par : Marie de Koriacis | 15 juillet 2017

Oui, Gislebert, j'avais bien reçu votre commentaire hier matin. Toutefois, je n'avais pas la disponibilité de vous répondre derechef, ce que je désirais car votre affirmation d'entrée était trop chirurgicale à mon goût!
Actuellement, on veut tout sectoriser afin de mieux maîtriser. Or, tout est relié de façon plus ou moins visible dans notre univers, comme la physique quantique le démontre dans maintes situations.
Vous évoquez des expériences de neurologues, lesquelles sont très délimitées dans les conditions d'études. Déjà, les participants sont dans un état d'esprit non spontané car ils sont conditionnés par le cadre, l'acceptation de l'expérience, etc Par conséquent, leurs neurones sont déjà influencés. D'autre part, les appareils ne testent que ce qu'ils savent mesurer, par conséquent on ne sait pas ce qui se passe dans d'autres systèmes ou circuits.
Comme vous le dites, dans quinze ans - ou même avant - cette théorie sera aussi bousculée donc soyons ouverts à tous les possibles!
De même avec la LAMAL, soyons ouverts au fait qu'elle ressort du droit, donc d'une dimension masculine YANG selon la terminologie chinoise et que vont peut-être être insérer des dimensions YIN plus sensibles et réceptives!

Écrit par : Marie-France de Meuron | 16 juillet 2017

Marie de Koriacis, Merci pour vos réflexions!
Je ne pense pas que les lanceurs d'alerte puissent être de jeunes futurs médecins. Ils sont déjà trop occupés par leurs études. Et s'ils ont cette dimension, ils se tournent vers d'autres médecines qui donnent cette envergure à leurs thérapies.

La mentalité ambiante contemporaine est une résultante de plusieurs facteurs. De plus, trop de personnes y trouvent encore leurs comptes et trop de personnes sont encore soumises - ou rouspètent - mais ne vont pas jusqu'à s'investir dans des actes bien concrets. Ou alors, ceux qui s'investissent n'ont pas encore une vision d'ensemble étant contaminés par cette façon très fragmentaire de considérer l'existence et de percevoir le monde actuel.

Écrit par : Marie-France de Meuron | 16 juillet 2017

Chère Madame,

Le terme lanceur d'alerte, vous avez raison de le soulignez, n'est pas approprié mais, comme nous tous, la manifestation du personnel infirmier et médecins du CHUV à propos de la compression du personnel vous aura impressionnée. Leur porte-parole, en son temps, avait précisé que les premières victimes de la compression du personnel seraient les patients eux-mêmes.

Je relève de vos lignes le verbe rouspéter.

Le verbe rouspéter... depuis le temps que nous rouspétons!?

Pour quels résultats?

Toujours à propos de la manifestation du CHUV la remarquée forte participation du personnel infirmier, n'était-elle pas, en ce sens, lanceuse d'alerte?

Sans être de la profession comment s'investir... en toute connaissance de cause?

Une fois dans la profession... comment prendre le risque de rouspéter officiellement sans risquer sa carrière?

Ce n'est pas simple...

Écrit par : Marie de Koriacis | 16 juillet 2017

Effectivement, depuis le temps qu'on entend rouspéter, il faudrait tenir compte que cela ne sert qu'à se défouler. C'est une énorme énergie gaspillée comme un feu de paille. Ou encore comme une sirène de pompier qui nous fait trembler mais ne fait pas le travail d'éteindre l'incendie et surtout de l'empêcher de recommencer.

Face à une agression, on commence par le stade de l'enfant soumis. Puis vient le stade de l'adolescent révolté qui hurle, claque la porte mais ne change pas le système et finit par devoir se soumettre. Pour se dresser vraiment, il faut devenir adulte et créateur. Mais cette démarche requiert un travail quotidien et de longue haleine. Il nécessite d'utiliser son énergie vitale en qualité et non en "beuglées" qui ne font que soulager sur le moment. De plus, c'est bien plus facile d'organiser une fois une manifestation que de créer un mouvement qui mûrit progressivement et développe une puissance qui saura se dresser face à ceux qui ont imposer leur système.

Risquer sa carrière ? il vaut peut-être mieux la risquer que de laisser piétiner ses convictions profondes, en perdre sa dignité et son énergie vitale.

Écrit par : Marie-France de Meuron | 16 juillet 2017

Madame de Meuron,

Vous avez en tout raison.

Mais je veux vous dire une chose.
Dans une paroisse, les jeunes étudiants ne voulaient pas de jeunes en apprentissage avec eux.
Pour les intimider ils parlaient jargon.
Ce que les jeunes apprentis perçurent... or, on a observé que, dès les premières classes scolaires, les enfants se groupent selon leurs statuts ainsi qu'entre doués par rapport aux autres.
Il y a sans doute des exceptions, certes, mais... en général, c'est aujourd'hui reconnu.

Je ne vois pas, avec les progrès, comment être médecin sans vouloir prendre le mal à sa racine afin, précisément, de le déraciner.
Comment agir si la personne du patient demeure trop étrangère au soignant?
Comment pratiquer l'empathie sans connaître au point d'être en mesure, un instant, de s'y identifier, le vécu du patient?

On part du symptôme en aval: quoi faire, quel médicament, ou intervention chirurgicale

alors qu'il faut également du symptôme aller jusqu'en amont, à la source, à la racine même du mal

côté cancer j'ai lu, sans plus, je ne suis pas scientifique, mais j'ai lu que tant que l'on ne déracine pas le mal à la racine, pour les cancers, par exemple, il y a risques de métastases?

Écrit par : Marie de Koriacis | 16 juillet 2017

Bonjour Madame,

La réserve qui transpire à travers vos lignes quand vous utilisez le terme chirurgical me fait penser un peu à la condescendance des médecins du XVIIIe lorsqu’ils considèrent leurs « confrères » chirurgiens. Il est vrai que ceux-ci ne parlent pas le latin (ou mal) et sont beaucoup moins calés quand il faut débatre des mérites de Galien, Celse et consorts.

Les pôles s’inversent au début du XIXe quand la médecine clinique se développe, avec l’auscultation au lit du malade et la nécessaire palpation : auparavant, le médecin regarde la langue du patient, son œil, goûte éventuellement ses urines, mais ne le touche pas ; il laisse ce soin trivial au chirurgien et se trouve fort démuni et dépité lorsqu’il doit apprendre le « know how » de ce dernier. Ma science sur l’histoire de la médecine de cette période est assez nouvelle, ai dû documenter pour une thésarde en Sorbonne.

Toute ma vie professionnelle, j’ai incisé, débridé, réséqué, cureté suturé… me suis donc conduit comme un affreux interventionniste. Je ne me se voyais pas vraiment parler du Yin et du Yang à mes patients, de leur refiler à chacun un exemplaire de l’abrégé « Le Taoïsme pour les Nuls ». La manière quelque peu dépréciative dont vous parlez des actes chirurgicaux me laisse à penser qu’il nous faut rompre ici cette suite d'échanges, dommage, avant de polémiquer plus avant sur les bienfaits et méfaits de la médecine allopathique, les retombées de la recherche ou la prévalence supposée des effets néfastes des vaccins…

N’ai vraiment plus l’envie de rompre des lances, n’ai plus l’âme prosélyte, ni l’âge et puis, je dois vous l’avouer, je m’en fous un peu, j’ai appris à relativiser les vérités premières…

Plein de bonheur pour la suite.

Écrit par : Gislebert | 16 juillet 2017

Gislebert, bien que non du médical chimique, j'ai eu ce même frein - avec toute l'empathie que sait produire Marie-France de Meuron, pour ma part un élan de coeur de grande soeur vis-à-vis d'une personne dédiée vers autrui (mauvais français)

Marie-France de Meuron, je vous souhaite bien qu'avec retard une magnifique septantième vie. Vous restez une dame que j'adore savoir exister, qui me fait sourire par votre pouvoir d'attrait sur autrui, qui se joue en parallèle à l'ouverture à autrui- fondements du serment d'hypocrate.

Écrit par : divergente | 16 juillet 2017

Un vif merci, Divergente, pour votre témoignage et vos voeux chaleureux, colorés et musicaux!

Écrit par : Marie-France de Meuron | 16 juillet 2017

Gislebert, Je suis très surprise par *la ferveur, *l'ardeur, *la fougue ou *la véhémence (biffer ce qui ne convient pas!) de vos propos.
J'ai seulement mentionné ma perception de vos mots d'introduction : "Rien à voir avec la Lamal,même carrément HS" qui sont très incisifs et abrupts. A souligner aussi qu'une pensée chirurgicale est à distinguer d'un acte chirurgical (que vous mentionnez plus bas). La suite de mon commentaire s'adresse bien sûr à tous les lecteurs.
Je suis très touchée de lire à quel point vous vous êtes senti concerné dans votre identité de chirurgien (ou chirurgien dentiste?), ce qui vous fait partir aussi bien dans le passé, vivre le présent et vous projeter dans l'avenir.
Il me semble avoir touché là un abcès - dont je ne me doutais pas de l'existence- et qui gicle généreusement dans l'énergie de vos propos.
Vous ne pouvez pas me prêter des appréciations des médecins d'autrefois vis-à-vis des chirurgiens. J'ai eu souvent l'occasion d'apprécier leurs côtés très pragmatiques. Je me souviendrai toujours d'avoir pu lire dans un dossier de malade en chirurgie à l'hôpital "guéri par l'homéopathie", ce que les médecins n'auraient jamais reconnu, préférant la formule "guéri spontanément" même pour les maladies dont ils ne reconnaissent pas de guérison spontanée!
Le chirurgien a un autre rôle que le médecin puisque, quand il opère, c'est que les solutions médicales n'ont plus leurs places, ayant montré leurs incapacités.
D'où l'inutilité aussi de leur faire lire du taoïsme, médecine énergétique non chirurgicale!

Je ressens que cela n'a pas toujours été évident pour vous au niveau sensible de pratiquer :"Toute ma vie professionnelle, j’ai incisé, débridé, réséqué, cureté suturé… me suis donc conduit comme un affreux interventionniste". C'est une évidence que ce sont des gestes d'intrusion dans le corps d'autrui, gestes qui ne doivent pas être anodins pour l'opérateur, même s'il sait qu'ils sont indiqués pour le mieux-être du patients et qu'ils ne sont qu'un passage obligé par leurs portées salvatrices.

Une fois de plus, je vois que vous vous affublez d'un qualificatif désobligeant, ici "un affreux interventionniste" au lieu d'être fier d'avoir été interventionniste fidèle à son poste, opérant au plus près de sa conscience.

Écrit par : Marie-France de Meuron | 16 juillet 2017

Marie de Koriacis, Merci de m'inviter à parler d'une pathologie que j'ai beaucoup approchée : Le cancer. Dans ce domaine, on pourrait nettement diminuer les coûts si on traitait le malade cancéreux chez qui le processus cancéreux se développe et qu'on ne se limitait pas seulement à appliquer des protocoles contre la tumeur maligne.
Je reprends vos mots : "On part du symptôme en aval: quoi faire, quel médicament, ou intervention chirurgicale, alors qu'il faut également du symptôme aller jusqu'en amont, à la source, à la racine même du mal
Côté cancer ...j'ai lu que tant que l'on ne déracine pas le mal à la racine, pour les cancers, par exemple, il y a risques de métastases?"
Il y a différentes possibilités, d'abord que la tumeur revienne au même endroit ou, effectivement, fasse des métastases. Ce dont on parle moins, c'est qu'un patient, "guéri" d'un premier cancer en fasse un autre ailleurs, d'un autre type. Ce peut être dû aux médicaments chimiques pris pour le premier mais aussi parce qu'on n'est pas remonté à la source. Ce que j'ai également observé, c'est que des patients qui avaient guéri d'un premier cancer grâce à des traitements entièrement biothérapeutiques, en ont fait un autre - par exemple, un autre cancer sur le poumon controlatéral - ce qui prouve, effectivement que le traitement n'est pas remonté suffisamment à la source du problème.
Quand le praticien détecte les mécanismes intrapsychiques du patient cancéreux et que ce dernier accepte de ressentir des sentiments très enfouis et très douloureux, alors le soulagement est tel que l'état de santé s'améliore nettement.
En général, il y a plusieurs niveaux à dégager, ce qui est le cas de toutes les maladies chroniques. Même si un cancer est d'apparition récente, en fait il s'est construit sur plusieurs années le plus souvent.
Il est à noter qu'un type de maladie chronique correspond à un mécanisme intrapsychique assez précis, par exemple, pour les polyarthrites, les asthmatiques, et d'autres. Pour les cancéreux, il y a le mécanisme plus commun à tous mais aussi des mécanismes plus spécifiques au type et à la localisation de la tumeur.

Écrit par : Marie-France de Meuron | 17 juillet 2017

Madame de Meuron,

Vous évoquez par vos lignes précisément le drame d'un patient qui n'accepterait pas d'aller rechercher tout au fond de son inconscient de très anciens et intimes traumatismes.


Comment faire entrer dans nos mœurs le psy sans évoquer immédiatement la "folie" de ses patients, comment, Madame de Meuron, démonter ce préjugé
(entre autres préjugés!)?

Permettez-moi de donner un exemple où a priori il n'est pas question de maladie.
Je parle de moi parce que certaine de ce que j'avance.

A seize ans, je pensai entrer au couvent.
Travail social... sans oublier notre "saint habit"! robes longues et voiles coiffes façon hennin.
Puis, pour mille raisons, changeai d'avis.

En analyse, bien plus tard (1947-1969)un souvenir.
Fillette invités à un bal (1947) avec déguisements mes parents avait choisi pour moi l'apparence d'une petite dame du Moyen-Age.
On prend quelques mesures.
Arrive la robe... pas exactement ce que j'aurais "vu" mais enfin... seul le hennin s'attend avec impatience plus qu'impatience!
Arrivée, au jour dit, le jour du bal, d'un effroyable bonnet (par ailleurs historique). L'hor-reur!
"Malade" de chagrin je resterai dans un coin en refusant d'un geste toute personne m'approchant y compris garçons pour danser.

Il ressort de cette histoire authentique que le choix de la vie religieuse, avec un voile et coiffe évoquant le hennin du Moyen-Age m'aurait permis, "toute ma vie"! de porter enfin, une fois pour toutes, ce hennin jadis refusé!
Mais sans le travail de la psychanalyse ou psychologie des profondeurs, ce processus...jamais ce souvenir aurait repassé de mon inconscient à mon conscient en me faisant saisir soudain, par le moment dit de l'abréaction, le pourquoi de ma "vocation religieuse"!

Nous pouvons nous tromper sur nous comme sur nos intentions en toute sincérité.

Cette erreur à propos de ma vocation mettait mal à l'aise mes proches... comédienne, disait-on,
Fou rire de mon directeur de conscience à l'annonce de mon futur départ au couvent...

alors que je "vivais", comme expliqué, ce qu'écrit.

Il faudrait en douceur faire admettre que pour soigner à fond non seulement il faut du temps, de la liberté, laisser parler son intuition, son empathie, à propos du médecin si nécessaire accompagné d'un psy.

Un peu gênée pour la conclusion mais...

Une jeune fille qui se prépare en toute sincérité à entrer au couvent... comment vit-elle sa sexualité?

Rencontre refusée. repoussée?
Au contraire vécue avec culpabilité: avoir offensé ce bon Jésus... trompé ses futurs supérieurs?

Pas de quoi en faire (toute) une maladie!?

Le manque d'amour dés notre plus jeune âge nous marque et le Dr Janov, qui a osoigné par son Institut primal des milliers de patients affirme que les traumatisme passés non revécus, expulsés hors de nous, de notre organisme psychophysique nous font courir le risque de comportements inadéquats, maladies, attaques, cancers, etc.

Merci, Madame.

Les cloches sonnent midi.
Santé... à tous.

Écrit par : Marie de Koriacis | 17 juillet 2017

Marie de Koriacis, un chaleureux merci pour le soin mis à participer à mon blog.
Je suis très touchée par vos témoignages très personnels et très parlants.

Je reprends vos propos : "Vous évoquez par vos lignes précisément le drame d'un patient qui n'accepterait pas d'aller rechercher tout au fond de son inconscient de très anciens et intimes traumatismes."
Il y a trois pistes : le fait d'accepter d'aller affronter le "dragon" caché au fond de nous.
- aller rechercher au fond de l'inconscient
- rencontrer les traumatismes anciens et intimes.

On peut accepter l'idée de se libérer mais la disponibilité pour entreprendre la démarche dépend de bien des facteurs. Il vaut la peine d'aider quelqu'un qui résiste alors qu'il désire sincèrement améliorer sa santé à trouver ce qui le bloque.
- Ce n'est pas tant "aller chercher" que de se mettre en position intérieure de réceptivité pour laisser venir. En effet, l'intention de vouloir peut donner une orientation dans une direction stérile.
- Il y a la scène du traumatisme qui peut ressurgir. Il y aussi les traumatismes anciens que l'on connaît mais dont on n'est pas libéré. Effectivement, il ne suffit pas de "savoir que" (voir la scène) mais connaître ce que nous avons resenti tant dans le corps que dans les sentiments à ce moment-là. Alors, l'énergie vitale peut enfin circuler. A remarquer que les pathologiques chroniques sont des systèmes réactionnels du corps qui tournent en boucle au lieu de suivre une dynamique d'évolution en spirale.

Écrit par : Marie-France de Meuron | 17 juillet 2017

Madame de Meuron.
De tout cœur je commettrais bien encore un commentaire.

Mais il faut laisser place à vos lecteurs,

Bien à vous.

Écrit par : Marie de Koriacis | 17 juillet 2017

L'avantage sur les blogs, Marie de Koriacis, c'est qu'il y a place pour chacun-e...

Écrit par : Marie-France de Meuron | 18 juillet 2017

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