01 juillet 2017

Les patients, ont-ils une âme ?

La question paraît saugrenue. Effectivement, elle peut être posée autrement : Est-ce que les soignants tiennent compte de l’âme des patients – la dimension de l’être humain qui porte la sensibilité tant au niveau affectif que sensoriel - autant que de leurs corps ?


Le sujet de cette note m’est venu suite au récit d’une octogénaire profondément désolée et révoltée par un après-midi très pénible que son mari, octogénaire également, venait de traverser en s’épuisant.

Après une semaine passée dans un hôpital au service des urgences, il resta une semaine aux soins intensifs. Enfin, il peut bénéficier d’une chambre plus paisible dans un service de soins, dormant par moment ou devisant tranquillement avec son épouse à ses côtés.

Que nenni ! Alors que son dossier était complet – deux semaines d’hospitalisation l’avaient peaufiné-  différents professionnels se suivirent pour lui refaire son anamnèse et l’examiner, et pour permettre aux stagiaires de s’exercer.

Or, le vieillard est grabataire, avec une insuffisance cardiaque et un récent infarctus. L’ausculter nécessite de l’asseoir dans le lit, ce qui est très pénible pour lui et l'essouffle beaucoup. De plus, ressasser son passé avec des questions ne lui permet ni de se reposer, ni de se distraire, ni de recevoir les mots affectueux de son épouse. Quand celle-ci, demande pourquoi tous ces actes, on lui répond : « je suis obligé ».

Par conséquent, les dossiers d’exercice priment sur le bien-être du patient.

Le lendemain, il demande qu’on lui place un oreiller d’une certaine façon, souffrant d’une épaule. L’infirmière tient à le lui poser autrement, comme on le lui a enseigné. Ainsi donc, le souci de la soignante d’être conforme prime sur le bien-être connu et vécu par le patient.

Il y a quelques années, j’avais vécu le même genre d’événement avec une ambulancière. Elle venait chercher un homme à domicile qui se trouvait paralysé de façon aigüe suite à une métastase osseuse d’un cancer. Alors que le cas était déjà annoncé aux urgences, l’ambulancière s’est mise à questionner sans compassion ce malade pour avoir différents éléments basiques totalement secondaires par rapport à la situation urgente. Elle ne tenait pas compte non plus de l’état moral et physique du septuagénaire. Je le lui fis remarquer et elle me répondit « qu’elle devait le faire »

On ne peut pas jeter la pierre à l’un ou l’autre soignant mais il vaudrait vraiment la peine que les facultés et les écoles de soins développent l'enseignement  de la présence à l'être sensible et  ne  se contentent pas  de donner la priorité quasi absolue à un dossier scientifico-assécurologique.

Commentaires

Ce qui est désolant est qu'autrefois, tout naturellement, le personnel infirmier d'instinct prenait soin du confort et bien-être des patients sans qu'il soit utile de penser à lui donner une formation concernant cet aspect.
De même, à Lausanne, en passant devant les murs de la clinique Cécile on y déchiffrait de faire silence... patients.

Sans être des religieux ou religieuses, jadis, le personnel infirmier, majoritairement, était profondément "ancré en Christ" ainsi travaillant moins techniquement qu'aujourd'hui mais "selon son cœur"!

Écrit par : Marie de Koriacis | 02 juillet 2017

Je rejoins les propos du commentaire précédent sans oublier que nombre de soignants enseignant le BA ba des soins avaient tous vécu la guerre ,donc plus humains
Quand au silence demandé à l'extérieur si mes souvenirs sont exacts d'autres hôpitaux hors Genève avaient aussi placardé cette demande collective afin qu'il régna aux abords de la structure médicale
Mais c'était avant l'arrivée des technologies invasives qui elles ont imposé leur propre dicktat

Écrit par : lovejoie | 02 juillet 2017

Grand merci, Mesdames, pour vos témoignages.
Il est vrai que voilà plusieurs années déjà a été supprimé à Genève le panneau imposant le silence au bd de la Roseraie, en approchant de l'Hôpital Universitaire.
Il est évident qu'on ne peut pas quantifier mathématiquement la valeur du bien-être du patient au niveau général. Alors on n'en tient peu compte et on ne fera pas d'études rigoureuses à ce sujet, ce qui serait bien trop compliqué pour les esprits scientifiques et cloisonnés d'aujourd'hui.
Une corrélation peut être faite avec une commission de Santésuisse (Ss) qui interroge un médecin sur sa pratique débordant la moyenne de la statistique, commission qui se compose en tout et pour tout de trois économistes alors qu'auparavant il y avait en plus juriste et représentants des caisses maladie. Ainsi fut évacuée la dimension efficacité de la pratique médicale du médecin sortant de la norme mathématique.

Écrit par : Marie-France de Meuron | 02 juillet 2017

Vous écrivez ce que nombre de personnes pensent tout haut sans oser le dire formellement !

Merci :-)))

Dans les résidences pour personnes âgées, c'est le même refrain : on fait comme le protocole l'exige sans penser un seul instant que les résidents ont d'autres habitudes !

Écrit par : Marie | 02 juillet 2017

Madame de Meuron il faut admettre qu'ayant été enseignée par des nombreux soignants ayant vécu la guerre cela permettait d'aller à l'essentiel et permettait aussi de ne pas courir inutilement
Par aller à l'essentiel je veux dire agir en son âme et conscience pour observer le patient afin que nul escarre la bête noire des soins ne vienne s'installer pour obliger le personnel a des soins de très grandes envergures
Il est aussi vrai que les langes et protections de lits n'existaient pas encore sous forme de papier ce qui fait dire en riant ,nous l'avons brassée si on a pas marché dedans ce qui arrivait quand un patient n'avait pas eut le temps de courir aux WC
Un bon stage en psycho gériatrie pour chaque humain ne ferait aucun mal ceci afin de redonner vie aux régles de savoir vivre et de respect envers l'autre
Je Vous l'accorde c'était une autre époque , pas un n'a regretté ,les viennent ensuite pourront ils en parler avec autant de bonheur que nous car même en période de manque de personnel les rires ont continué d'agrémenter la vie des patients
Très bonne journée pour Vous Madame

Écrit par : lovejoie | 02 juillet 2017

Il est bon de toujours viser la perfection mais il est bon aussi de ne pas perdre de vue la réalité. Les médecins et infirmiers sont souvent débordés et, malgré cela, la qualité du systeme hospitalier suisse fait l`envie de toute la planete. Je vis en ce moment dans un pays d`Europe Centrale memebre de l`Union Européenne ou les gens doivent en général attendre plusieurs heures dans l`antichambre des urgences avant qu`un interne ait le temps de s`occuper d`eux, souvent sans disposer des instruments nécessaires. Un ami est mort récemment a l`hopital car ce dernier ne disposait de sonde cathéter... La semaine passée, une voisine est tombée du cerisier et s`est cassé le fémur. L`hopital est a deux kilometres mais l`ambulance (un vieux tacot a la limite du tas de ferraille) a mis trois quarts d`heure pour arriver avec, a bord, seulement un chauffeur et un infirmier qui ne disposait meme pas d`analgésique... quand avec plusieurs voisins pour aider on a voulu mettre la malheureuse sur la civiere, il s`est avéré que le matelas immobilisateur a dépression ne fonctionnait pas. Ensuite, il a fallu porter la civiere sur un terrain accidenté pendant environ 300m (on s`est relayé) car l`ambulance n`avait pu approcher plus pres et quand j`ai demandé a l`infirmier d`appeler un hélico, il m`a répondu qu`il n`y en avait qu`un dans la région et qu`il était de toute maniere en panne.

Écrit par : jean jarogh | 02 juillet 2017

J'adhère aux propos de vos deux intervenantes, en les nuançant un poil si vous le permettez. S'il y avait jadis indiscutablement de belles âmes parmi les religieuses et diaconesses qui exerçaient comme infirmières, il en était également de bien frustrées, tyranniques et vachardes. Expérience personnelle en tant que patient enfant.

Si elle ne l'enrichit pas, bien évidemment, la technicité n'abolit pas le sens de l'humain et de l'empathie du soignant dans sa relation avec son patient. Cette qualité, j'allais écrire ce don, on les porte en soi, au plus près de son cœur, c'est affaire de conscience et de sensibilité, pas nécessairement "ancrée en Christ". Ai eu la chance de côtoyer de vrais apôtres athées ou agnostiques qui auraient pu en remontrer à pas mal d’aumôniers hospitaliers très satisfaits d'eux-mêmes...

Écrit par : Gislebert | 02 juillet 2017

Cela dit, je vous rejoins sur le fait que, dans un esprit d`amélioration continue des soins, on pourrait donner plus d`importance a la psychologie des malades dans la formation médicale. Quand j`étais jeune, je me rappelle comme le "médecin de famille" (il y en avait encore) était conscient que son attitude vis-a-vis du malade pouvait avoir un effet placebo ou, au contraire, nocebo déterminant, ce qui a été depuis cliniquement vérifié alors meme que la surcharge des médecins rend de plus en plus difficile la prise en compte sérieuse de ce parametre.

Écrit par : jean jarogh | 02 juillet 2017

Grand merci pour vos commentaires fort détaillés et pertinents.
Effectivement, la technicité a sa place et peut faire des prodiges.
Le danger est d'en devenir dépendant.
- Dans les pays qui n'ont pas les moyens financiers, elle est souvent mal utilisée et dans maints endroits il aurait mieux valu ne pas écarter de manière aussi drastique les méthodes thérapeutiques locales qui pouvaient même avoir de meilleurs résultats que la médecine occidentale.
- D'autre part, il ne faut pas que les soignants en viennent à étouffer leurs qualités propres qui peuvent même s'avérer créatrices et appropriées dans des situations précises.
- Il est important que le patient garde sa souveraineté, non pas pour donner des ordres mais pour chercher en lui les moyens et les intuitions pour participer à la récupération de son équilibre.
- Les situations humaines pouvant être très complexes, la soumission à un protocole technique, très codifié par définition, peut être inappropriée.

Écrit par : Marie-France de Meuron | 02 juillet 2017

Il est aussi possible de dire NON. Pas d'obligation de collaborer. Pas d'obligation de répondre.

Écrit par : menfin | 02 juillet 2017

menfin, OK, vous dites "non..., pas de..., pas de ..." mais que conseillez-vous à cet homme pour se dresser face aux soignants? Ceux-ci sont là tout de même pour tenter de l'aider selon leurs moyens? Il ne faut pas oublier que cet homme hospitalisé est totalement dépendant.
J'ajoute encore que s'opposer demande plus de force que se positionner.
N'oublions pas que ce malade est épuisé et a de la peine à souffler.

Écrit par : Marie-France de Meuron | 02 juillet 2017

Un patient doit consentir de manière libre et éclairée à tous les traitements qui sont destinés à améliorer sa santé.

Le patient doit, a fortiori, aussi consentir de manière libre et éclairée à subir des traitements/examens qui ne lui sont d'aucune utilité.

Faute de consentement libre et éclairé, et c'est bien ce que vous décrivez,l'action de l'établissement hospitalier est illégal.

Pour ma pratique, un non ferme et poli, avec explications : je suis trop fatigué, asse très bien auprès du personnel médical.

Écrit par : menfin | 03 juillet 2017

@Madame de Meuron je ne voulais pas entrer dans le sujet car encore trop sensible après avoir accompagné mon défunt mari jusqu'à la dernière porte
De fait après 3 intubations ils n'en pouvaient plus de soins médicaux et c'est alors que j'ai repris le flambeau
Il a même eut droit à un diagnostic oomplètement farfelu du genre ,vous avez un pneumothorax alors qu'il s'agissait d'une péritonite aigûe
Le ciel est venu à son aide car après 8 ans de traitement en continu pour une insuffisance respiratoire secondaire à une malformation de sa cage thoracique il est décédé pendant l'opération
Mais je n'avais pas encore la soixantaine et l'épouse de ce patient est plus âgée
Il ne reste qu'à espérer qu'elle n'y laisse pas aussi ses forces
Encore une fois c'est un sujet à débattre quand on est encore en bonne santé mais certaines refusent même quand ils sont malades
De tout cœur avec ce couple mais sans conseils à donner chaque cas et couple étant unique
Très bonne journée pour Vous Madame

Écrit par : lovejoie | 03 juillet 2017

La liberté de refuser ? Bien sûr, elle existe, nous avons même la possibilité en Suisse et en Belgique d’en finir pour de bon, la potion létale et point final. C’est toujours plus facile d’en débattre lorsque la Camarde n'agite pas son suaire sous notre nez, ça l’est moins quand elle nous fait des appels du pied et le retrousse comme le chantait Tonton Georges…

Deux de mes proches ont choisi dernièrement cette solution, tous deux atteints de pathologies lourdes, après en avoir souvent parlé, longuement hésité … Tout cela planifié, en en expliquant les raisons à la famille et, dans un cas, vivement encouragé par son épouse qui n’en pouvait mais.

Cérémonie des adieux la veille, avec verrée pour les proches et les amis. Drôle d’impression, personne n’avait vraiment le goût à la rigolade. Un départ choisi, à la Socrate (encore que l’on n’ait pas laissé la liberté de choix au philosophe et que la ciguë est un tord-boyaux qui n'entraîne pas une mort douce).

La veuve se porte bien, merci pour elle, elle avait magnifiquement assumé pendant de longues années. Chaque cas est particulier.

Écrit par : Gislebert | 03 juillet 2017

Désolée de répondre avec un peu de retard à votre message du 3 courant, Lovejoie. Toutefois, il me fallait intégrer ce que vous nous aviez confié.
Je suis profondément touchée en percevant l'épreuve intense et longue que vous avez dû traverser, tant par les souffrances physiques que par les ressentis de vous-même et de votre époux, avec tous les événements annexes qui surgissent et alourdissent la situation.
Je vous félicite d'être restée fidèle au poste jusqu'à la fin. J'espère que la nouvelle étape de vie qui s'est ouverte depuis lors vous permet de découvrir des dimensions plus joyeuses et épanouies de l'existence humaine.

Un chaud merci aussi pour vos voeux pour le couple d'octogénaires. S'ils tiennent à la vie malgré les circonstances, c'est qu'ils sentent qu'ils ont encore quelque chose à mûrir, de bien subtil sans doute car les choses plus basiques ont déjà été traversées...

Écrit par : Marie-France de Meuron | 05 juillet 2017

Merci, Gislebert, pour votre témoignage.
Je fais une différence entre dire non à un geste médical, dans une dynamique instantanée de relation humaine et dire non à l'existence humaine pénible.
Pour le geste médical ou plutôt contre le geste! il ne s'agit que de s'affirmer momentanément pour gérer autrement le quotidien.
Dans le cas de la fin de vie décidée, il s'agit d'user de son libre-arbitre pour décréter qu'on ne veut pas continuer de vivre la situation très pénible qu'on traverse. Mais on perd son pouvoir de gestion de soi une fois la potion avalée.
D'autre part, quand quelqu'un prend conscience que son corps est mûr pour le quitter, il est important de découvrir pourquoi quelque chose le maintient en vie.
J'ai eu l'occasion d'accompagner des personnes dans cette situation. Une fois que nous mettions le doigt sur la cause non résolue dans l'existence en cours, la personne mourait très paisiblement. Je me souviens d'un cas où une grand-mère montrait tous les signes de défaillance possibles et, malgré cette situation, se maintenait en vie. Elle-même a su me dire pourquoi elle ne voulait pas quitter ses petits-enfants, déjà bien adultes. Elle me donna la piste des 3 petits-enfants. Chacun avait quelque chose à lâcher directement ou indirectement par rapport à la grand-mère. A chaque aveu, la grand-mère faiblissait. Après le 3e, elle s'est éteinte très paisiblement, à la grande surprise des infirmières qui n'ont pas eu à agir. Elles n'étaient pas habituée à ce qu'une cancéreuse meure tout tranquillement.

Écrit par : Marie-France de Meuron | 05 juillet 2017

" S'ils tiennent à la vie malgré les circonstances, c'est qu'ils sentent qu'ils ont encore quelque chose à mûrir, de bien subtil sans doute car les choses plus basiques ont déjà été traversées..."

Très belle conclusion, Madame, m'en vais la garder bien au chaud, dans un coin de ma mémoire. Dans un des cas cités, malheureusement, le mûrissement, pour reprendre votre analogie fruitière, avait tourné depuis belle lurette au blettissement et devenait pourrissement. Aussi choquante que puisse paraître pour certains la décision de mon ami, parmi lesquels des amis proches d'ailleurs, je comprends qu'il ait refusé de finir ensuqué de morphine aux soins palliatifs.

Je vous souhaite une bonne journée.

Écrit par : Gislebert | 05 juillet 2017

@Marie France de Meuron a mon tour de Vous remercier mais tout le mérite en revient d'une seule personne
Ma grand maman Darbyste ! elle me confiait lors des ses arrosages aux bombes des enfants de la commune afin de pouvoir se recueillir sur chaque tombe des nombreuses personnes qu'elle avait connu
A deux ans j'entretenais mes babillages avec les seuls qui ne me battraient pas comme plâtre comme ce fut par la suite
Et d'avoir vécu sans TV ni téléphone jusqu'à ce que je me marie m'a sans doute permis d'être plus vite réceptive au mal être d'autrui
Très bonne journée pour Vous Madame

Écrit par : lovejoie | 06 juillet 2017

Grand merci, Gislebert, pour votre présence bien vivante.
Effectivement, chaque situation suscite une réponse qui correspond aussi bien à ce qui se passe qu'à la personnalité du patient.
Quand il y a une maladie grave comme un cancer, il y a la souffrance de l'état physique sur plusieurs plans, à laquelle s'ajoutent toutes les peines affectives. Lesquelles peuvent être d'autant plus mal gérées que le fonctionnement psychique est modifié par les calmants et somnifères. Les patients que j'ai suivis en fin de vie ne recevaient pas ces médicaments. Ils restaient ainsi relativement alertes, ce qui est le cas de l'octogénaire dont j'ai parlé à qui on administre très peu de produits influençant son système nerveux. Ainsi, ces malades peuvent continuer à entretenir une véritable relation avec leur entourage, ce qui permet souvent de régler de vieux problèmes enfouis et de parvenir à une relation plus harmonieuse, ce qui apaise les réactions au moment du terme.
Même contre la douleur, il y a des remèdes calmants. Par exemple, si on se base sur le phénomène de l'acidité du sang : cf http://sain-et-naturel.com/signes-corps-trop-acide.html, on est surpris de tout ce que cet état suscite, état qu'on peut grandement améliorer en prenant des sels alcalins.
C'est le cas dans les cancers et aussi lors des prises de morphine. J'ai pu constater de très nettes régressions des douleurs quand les malades ont ingéré ces sels alcalins.
L'article parle aussi des sels minéraux ou oligoéléments qui diminuent drastiquement car. en cas de maladie, l'organisme utilise bien plus d'éléments que d'habitude pour chercher à se rééquilibrer. Ces carences peuvent bien sûr susciter d'autres souffrances encore.

Écrit par : Marie-France de Meuron | 06 juillet 2017

@Marie France de Meuron mille fois merci pour m'avoir fait comprendre l'origine de mon lichen plan une maladie de peau supportée 30 ans
Vous parlez de kystes ce qui se produit grâce au poil se recourbant sous la peau
Toutes les maladies de la peau sont une réaction du psychisme on le sait du moins la plupart
Ce lichen plan existait pour me protéger ou me faire détester davantage par ma mére qui sans doute dans un jour de colére m'a dit à 2 ans on aurait dû te tuer
Avec toutes les horreurs auxquelles j'avais déjà dû assister cette phrase m'a transformée en vrai capteur afin de prévenir de tous les dangers ceux m'entourant ou vivant dans la commune et ce pour ne pas être tenue pour responsable ,il fallait que j'anticipe et ce que j'ai fais toute mon existence comme refuser d'aller en classe pour être sur pied quand l'incendie menaça la maison qui faisait partie du patrimoine mondial
Dés 7ans j'étais adulte responsable à qui on avait intimer le silence
Et ce fut les 50 ans anniversaire de la mort du Général Guisan qui m'ont catalputé dans un monde ou chacun à le droit de parler
Quelle cirque qu'une vie avec un avantage certain cependant c'est qu'on pouvait et ce fut pour notre génération pouvoir remplacer un diplômé ou collégue malade au pied levé
Y'avait qu'è demander et on accourait ,les patrons nous adorait et pour causes
Magnifique journée pour Vous Madame

Écrit par : lovejoie | 08 juillet 2017

Bonjour Lovejoie, Merci de nous montrer qu'on peut à tout âge faire des prises de conscience. Ceux qui estiment "c'est du passé" évacuent trop vite des signaux qui les invitent à régler des problèmes non résolus au niveau de leur corps affectif, problèmes qui vont continuer à user leurs forces vitales.

Écrit par : Marie-France de Meuron | 08 juillet 2017

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