28 juin 2017

Qu’est-ce que le transhumanisme ?

L’interview de Jean Boboc qui fut longtemps médecin avant de devenir prêtre nous transmet une définition fort percutante, c’est une réduction de l’être humain.

Il vient de publier un livre : « Le transhumanisme décrypté »

 


Pourquoi réduction de l’être humains ? Parce que le transhumanisme cherche à développer certaines performances humaines en ne tenant plus compte de l’entièreté de l’être humain.

Pour ce faire, elle utilise la curiosité et la culture scientifique, très prisées de nos jours. Les médecins, de thérapeutes se mettent au service de « l’amélioration » de la personne humaine.

Ainsi donc, plus besoin de former un couple, une femme seule peut mener à terme une grossesse.

On court-circuite ainsi toute la dimension perceptible ou non de la conception.

De même pour l’euthanasie « heureuse mort » qui court-circuite totalement le subtil passage de l’existence terrestre à une autre dimension.

Bien d’autres mouvements vitaux peuvent être ainsi réduits. J’espère que les lecteurs apporteront leurs observations.

Commentaires

Le Transhumanisme me fait penser à la transhumance des animaux. Passer d'un état à un autre, d'un lieu à un autre, du manque de liberté à la liberté totale, puis à nouveau au manque de liberté pour mieux préparer (et se réjouir) à nouveau de la liberté future. La transhumance marque l'effort pour arriver à un but puis le soulagement d'y être arrivé. Pourrait-on métaphoriser ainsi le transhumanisme ?

Écrit par : Lilyane Clémente | 28 juin 2017

Cela peut etre aussi la fin des maladies et autres infirmités ainsi que le moyen de vieillir en bonne santé. Tout dépendra de ce que les collectivités (lois et réglements) permettront aux grandes entreprises d`en faire. Si le transhumanisme n`est qu`un nouveau moyen de faire du profit, on verra toutes sortes de monstruosités en résulter. En général, lorsque la science fait des bonds de cabri, l`humanité n`est d`abord pas prete a assumer les conséquences et puis, progressivement, les prises de conscience suivent.

Écrit par : Jean Jarogh | 28 juin 2017

Merci, Lilyane, d'apporter votre réflexion.
Pour moi, le transhumanisme est très différent de la transhumance.
Si vous écoutez l'interview jusqu'au bout, vous verrez à quelles modifications internes - et souvent très réductrices - vise le transhumanisme.
En revanche, la transhumance est un parcours dans l'environnement extérieur afin d'apporter plus de forces aux animaux, donc plutôt pour leur épanouissement global alors que le transhumanisme est très focalisé sur des fonctions précises du corps, au détriment d'autres fonctions et surtout d'autres dimensions de l'être humain.

Si j'ai amené ce sujet, c'est pour montrer comment la profession médicale est au service d'une idéologie actuelle et s'éloigne des grands principes de l'art médical dont l'un des plus importants est "primum non nocere - en premier ne pas nuire".

Écrit par : Marie-France de Meuron | 28 juin 2017

Cherchez simplement transhumanisme par Google puis "plus d'images"... vous serez édifiés!

Écrit par : Myriam Belakovsky | 28 juin 2017

Merci, Jean Jarogh, pour vos réflexions.
On peut toujours imaginer la fin des maladies et de la vieillesse. Or, l'existence humaine étant une suite d'expériences dans un objectif de croissance, il est normal qu'il y ait des signaux indiquant nos fautes, nos erreurs ou nos mauvaises visées. Ainsi, je compare les processus morbides à des feux clignotants ou des sirènes de pompiers.
Il est vain de vouloir les supprimer car si l'on empêche l'un de s'exprimer, un autre va prendre sa place. Ainsi vont les épidémies.
La vieillesse est l'accumulation d'erreurs. On sait que le corps se renouvelle tous les 7 ans donc quelqu'un qui respecte les lois de la santé, vieillit beaucoup moins que les autres. Nous connaissons effectivement des vieillards très vigoureux.
Oui, on peut faire des prises de conscience grâce aux expériences de la science mais une bonne partie d'entre elles font aussi des dégâts ou réduisent des dimensions pour en grossir d'autres.

Écrit par : Marie-France de Meuron | 29 juin 2017

@Myriam Balkovsky en effet ce qui est possible n'est pas forcément souhaité par tous et surtout souhaitable pour l'humanité
@Marie France de Meuron en effet on connaît des sages du moins réputés ainsi come Moise qui parait si bien portant mais qui devait souffrir de la maladie D'Alzheimer car pour arriver à faire tourner un peuple plus de 40 ans dans un désert il fallait qu'il soit bien désorienté
Heureusement qu'un tsunami s'est produit pour lui montrer la voie à suivre !

Écrit par : lovejoie | 29 juin 2017

quand à la question qu'est-ce le transhumanisme c'est sans doute un nouveau terme inventé pour essayer de faire croire à l'impossible
Et tout le monde ne souhaite pas arriver au tout grand âge
Voici une phrase d'Hermés ,toit s'écroule au dehors et au dedans ,toute chose dégénère
Le système Internet ne représente t'il pas ce que Moise a tenté ? depuis 2000 on nous fait tourner en rond ,plus que 23 ans pour les viennent ensuite afin qu'ils puissent vraiment profiter du mot Liberté !
Très belle journée pour Vous Madame de Meuron

Écrit par : lovejoie | 29 juin 2017

lovejoie


Tous, dès le ventre de notre mère, nous tournons en rond en une sorte de labyrinthe et seule la délibération intime conduit su discernement clé pour la sortie hors de ce labyrinthe

Il ne faut jamais oublier l'aspect symbolique des Ecritures...!

Lorsque nous attirons l'attention sur le danger d'abus voire danger de nous déshumaniser par les techniques, ainsi qu'intelligence artificielle, etc, déjà, certains blogs, leurs auteurs, un ou deux, nous rentrent dedans en dénonçant notre origine sans doute de masse sans culture.

Bonne journée.

Écrit par : Myriam Belakovsky | 29 juin 2017

@Myriam Belakovsky c'est ce qu'on nomme la spirale infernale ou le supplice de Tantale
Bonne journée pour Vous aussi

Écrit par : lovejoie | 29 juin 2017

Si j`ai bien saisi votre argument contre le "transhumanisme", M-F de Meuron, celle.ci nous priverait des souffrances qui résultent de mauvais choix de vie. Il peut y avoir du vrai la-dedans mais la plupart des maladies et infirmités sont le résultat de genes défectueux, de rencontres aléatoires avec des micro-organismes pathogenes, d`accidents divers et de la dégénéréscence due a l`age. Quant aux mauvais choix de vie, le "transhumanisme" pourrait justement faire qu`ils ne soient plus de mauvais choix. Ainsi, par exemple, pour un organisme humain modifié de maniere a etre immune au diabete, les sucreries ne seraient plus un facteur de risque pour la santé. Ou alors, un organisme modifié de maniere a ne plus accumuler les graisses lorsque les dépenses énergétiques ne suivent pas n`aurait plus a se préoccuper de régimes. Cela dit, je comprends ceux qui pensent que la suppression nos limites "naturelles" risquerait de nous focaliser sur les jouissances du corps et de nous faire oublier le coté spirituel de notre etre. Vaste probleme...

Écrit par : jean jarogh | 29 juin 2017

Myriam Belakovsky: "Cherchez simplement transhumanisme par Google puis "plus d'images"... vous serez édifiés!" C'est drôle que vous choisissiez Google, son patron est sans doute l'un des plus grands apôtres du transhumanisme.

Pour moi le transhumanisme, c'est la fin de l'humanité telle que nous la connaissons. Ou plus exactement, cela va creuser l'écart entre une élite qui pourra s'offrir de multiples améliorations ainsi qu'une vie presque éternelle et le reste de l'humanité réduit à l'état d'esclavage. Il ne passera en tout cas pas par moi, même si on me vante telle ou telle amélioration sur le plan médical.

Écrit par : Kad | 29 juin 2017

Nuances, Jean Jarogh! Le transhumanisme ne nous priverait pas de souffrance mais les déplacerait. Quand vous faites une erreur, un ou des éléments vont toujours la signaler.
Si nous ne savons ou ne voulons pas en tenir compte, ils se manifesteront sous d'autres formes.
Vous affirmez différentes causes de maladies, toutes, selon celles que vous citez, seraient indépendantes de notre volonté. L'être humain a bien plus de souveraineté que vous semblez le croire. Toutefois, actuellement, la société le formate tellement qu'il en perd la conscience et les pouvoirs. En donnant autant de pouvoir au transhumanisme, vous amplifiez cette dépendance.
Si vous rendez l'organisme immun au diabète, vous ne renforcerez pas pour autant les cellules du pancréas pour toutes les autres fonctions qu'il détient. De plus, l'organisme est plus complexe que cela : bien des mécanismes collaborent au métabolisme du sucre et il serait bien prétentieux de vouloir tous les maîtriser; de plus, cela demanderait des décennies et encore, si on y arrive!
Toute la nature montre qu'elle dépend d'équilibres. Pourquoi voudriez-vous en soustraire l'être humain, par exemple en le laissant passivement avaler toutes sortes de graisse?
Focaliser sur l'une ou l'autre fonction de l'être humain, c'est le réduire drastiquement et le priver de son universalité.

Écrit par : Marie-France de Meuron | 29 juin 2017

Bon courage pour arreter le progres. D`autres ont essayé avant vous et s`y sont heureusement cassé les dents. L`intégrisme finit toujours par tourner en eau de boudin. L`amélioration de l`organisme ne pourra etre arrétée mais, si l`on n`y prend garde et qu`on en fait un business juteux comme l`est aujourd`hui la pharmaceutique, c`est Kad qui aura raison.

Écrit par : jean jarogh | 29 juin 2017

Voici un lien très intéressant pour illustrer la relation entre la PMA et le transhumanisme :
http://www.liberation.fr/terre/2014/10/31/la-pma-est-avant-tout-un-gigantesque-marche_1133584

Écrit par : Marie-France de Meuron | 29 juin 2017

L'ouvrage de Luc Ferry est un un accès facile de vulgarisation du concept. La lutte contre le vieillissement, la maladie et la mort est un processus constant. Rien n'arrêtera l'homme dans sa quête de survie.
Tous les scénarios sont envisageables. J'ai pris le parti de faire avec ce que j'ai et j'optimise sans spéculer. Mais je m'émerveille sur le potentiel de prolonger l'aventure et peut-être accéder à une sagesse inconcevable.

Écrit par : Pierre Jenni | 29 juin 2017

Kad,


L'écart entre une élite qui pourra s'offrir de multiples améliorations ainsi qu'une vie quasi éternelle ne nous pose-t-elle pas la question de savoir s'il faut en conclure "Bienheureux les riches"! ou "Bienheureux les pauvres"! eux... qui auront la possibilité de poursuivre l'évolution naturelle telle que prévue?

Que deviendra le riche quasi éternel au fil de l'inéluctable extinction des espèces?

Seul sans eau? puis air puis souffle... sans plus poésie, sans plus rien:

"Quand la brise vagabonde... je lui chante...

Mort-vivant, Zombie..."laïc"!

parti, éventuellement, poursuivre les atrocités passées comme présentes propres à l'espèce humaine en d'autres mondes!?

Écrit par : Myriam Belakovsky | 29 juin 2017

Voici encore un lien qui illustre les efforts de certains pour imposer le transhumanisme :
http://www.medias-presse.info/communique-de-civitas-aujourdhui-la-pma-demain-la-gpa-apres-demain-luterus-artificiel-et-le-transhumanisme/76207/?utm_source=wysija&utm_medium=email&utm_campaign=Mailing+quotidien

Il s'agit d'un exemple de plus où les médecins sont séduits par des prouesses à exécuter, au détriment de la complexité des relations entre les êtres humains, image de la complexité intime de chacun.

Écrit par : Marie-France de Meuron | 30 juin 2017

@Marie France de Meuron merci pour l'excellent article (lien
Déjà qu'il existe un père pour 60 enfants si ce n'est pas plus mais ou va t'on dirait Robert Lamoureux
Au vu des nombreux enfants battus dans des foyers tenus par des religieuses l'église Catholique préférant le jeu de l'autruche à celui du réalisme on est en droit de se demander si le Vatican va enfin se mouiller et admettre une fois pour toutes ses manques et faiblesses
Très bonne journée

Écrit par : lovejoie | 30 juin 2017

Tout est en perpétuel devenir. Tout n'est que mouvement. On peut éventuellement discuter sur le caractère cyclique de ce qui est en haut qui ne peut que descendre ou d'une direction d'un point alpha vers un point omega. Tout évolue, voire dégénère, pour mieux évoluer.

Faire de l'homme une espèce à part, finie et parfaite est un non-sens. Nous pouvons faire mieux et la science a déjà tué Dieu depuis longtemps. C'est juste que ça met un peu de temps à être processé par nos cerveaux qui ont tant besoin de sécurité et de certitudes.

Nous sommes au début d'une ère qui permettra à certains, ceux qui en ont les moyens, de vivre plus longtemps que d'autres et dans de bonnes conditions. Les progrès de la médecine seront spectaculaires avec les nanotechnologies et le décodage du génome.

Certains entendent résister. Ils seront balayés. Car le programme consiste essentiellement à la survie et le plan vise à l'optimiser. Parfois au-delà du raisonnable.

Écrit par : Pierre Jenni | 30 juin 2017

@Pierre Jenni en espérant que les viennent ensuite n'oublient pas comme nombres d'humains aujourd'hui de penser aux nombreux petits cobayes humains qui se sont dévoués malgré eux pour permettre aux Médecins Hygiénistes de se faire la main
Comme recoudre sans narcose le bras ouvert chaires à vif dans le pli du coude d'un enfant ! nous étions en 49 et ce sont ses cris salvateurs qui ont fait comprendre à tous qu'il ne fallait plus confondre une tête de bétail avec un humain
J'ai suivi dés la fin de la guerre le ba ba de la médecine en tant que patiente et puis soignante et ce ne sont pas les technologies trop invasives qui faciliteront davantage le contact entre médecin et patients lesquels pour beaucoup rêvent du retour d'une médecine sans points beaucoup plus humaniste à ne pas confondre avec transhumanisme qui ne sert qu'à faire croire à une médecine plus humaine alors qu'il n'en est rien

Écrit par : lovejoie | 30 juin 2017

Pour en savoir plus sur le "programme" et le "plan", il faudra lire "gènes et sentiments" du pneumologue Jean Orehek. Un must !

Écrit par : Pierre Jenni | 30 juin 2017

Merci, Pierre Jenni, de nous faire connaître cet ouvrage.
Je reprends ce que j'ai découvert de cette étude sur le site :
http://www.psychologies.com/Culture/Savoirs/Philosophie/Livres/Genes-et-Sentiments

"Gènes et Sentiments, Jean Orehek, Balland
Il était une fois… l’hérédité. Cet essai surprenant revisite la grande et la petite histoire de l’humanité sous l’angle de la génétique.
Selon l’auteur, nul geste, sentiment ou maladie n’échappe à l’influence de ce grand programme biologique qui se reproduit et se transmet de génération en génération.
Or, depuis la naissance de la science moderne, l’homme envisage de s’affranchir de ce destin tout tracé."
Comme pour tout, il y a ce qu'on perçoit et tout ce qui se passe en-deçà ou au-delà de notre conscience. Il en va de même pour les gênes. S'ils nous ont donné une base de départ, beaucoup de facteurs viennent les freiner ou les accélérer, voire les modifier. L'homme est créateur par définition et, en se réalisant, il peut influencer l'expression de ses gênes. Les alchimistes transformaient le plomb en or, image de ce que nous pouvons transformer voire transmuter un état vibratoire à un autre.
Donc les scientifiques qui calculent comment modifier les gênes ne peuvent pas être conscients de tout ce qui leur échappe ni de tout ce que le monde quantique influence en étant bien plus rapides qu'eux, n'étant pas dans le même espace-temps!

Écrit par : Marie-France de Meuron | 30 juin 2017

Pierre Jenni, Vous affirmez et semblez en faire votre credo:
"Nous sommes au début d'une ère qui permettra à certains, ceux qui en ont les moyens, de vivre plus longtemps que d'autres et dans de bonnes conditions. Les progrès de la médecine seront spectaculaires avec les nanotechnologies et le décodage du génome.
Certains entendent résister. Ils seront balayés. Car le programme consiste essentiellement à la survie et le plan vise à l'optimiser. Parfois au-delà du raisonnable."
Vous vous propulsez dans le futur mais il est difficile de prendre en compte tous les paramètres qui le constitueront donc je ne saurais être aussi affirmative!
J'ai travaillé un temps dans un laboratoire privé et ai soigné des gens fortunés. Ils croyaient pouvoir s'octroyer le meilleur alors que leurs "jugeottes" n'étaient pas au niveau de leur fortune. Ainsi faisaient-ils des pas de travers qui les desservaient.
Vous parlez de survie. Il y a encore des individus qui veulent la Vie dans son envergure la plus large. Effectivement, actuellement, on cherche et se limite à un confort passablement codifié.

Écrit par : Marie-France de Meuron | 01 juillet 2017

Dire que "Nous sommes au début d'une ère qui permettra à certains, ceux qui en ont les moyens, de vivre plus longtemps que d'autres et dans de bonnes conditions" est une maniere plutot pessimiste de voir le futur. Je ne crois pas en un scénario aussi orwellien car il faudrait employer la terreur pour que la grande majorité de ceux qui "n`en ont pas les moyens" acceptent d`etre malades, infirmes et décatis par l`age pendant qu`une petite minorité pete de santé grace a son fric. L`évolution des esprits ne va heureusement pas dans cette direction, en tout cas pas dans le monde occidental.

Écrit par : Marcel | 01 juillet 2017

Merci, Marcel, pour ce commentaire riche de bon sens.
Alors, qu'en est-il du rôle des médecins? Vont-ils se plier au mouvement de transhumanisme ou vont-ils revenir à l'art médical?
Ou alors, va-t-il y avoir un mouvement surgi de la population pour ramener l'art médical à la place qui lui revient de par son universalité et détrôner alors la médecine académique de toutes ses priorités économico-politico-juridiques?

Écrit par : Marie-France de Meuron | 01 juillet 2017

Le transhumanisme est une forme de racisme. Comme le dit Kad, tout ceci n'est pas gratuit et sera réservé à une élite. On peut aussi douter que cela marche à tous les couprs. Le lien entre racisme, eugénisme et transhumanisme est facile à faire. Il faut se rappeler ce qu'écrivait Nietzsche: l'homme est un pont entre le singe et le surhomme. On a ici tout le délire de la volonté de puissance (et donc le contraire de la sagesse), thème repris par les nazis qui dans leur folie ont entrepris de purifier l'humanité de ses "défauts". Nietzsche prônait également l'élimination des plus faibles. Auparavant il y avait des tabous. Aujourd'hui tous les tabous ont sauté au nom du progrès. Progrès la bombe atomique? Progrès la pollution? Progrès les manipulations génétiques? Avec les manipulations génétique il sera possible de créer des virus mortels pour une certaine catégorie seulement d'êtres humains. Idéal pour réduire la population mondiale à 1 milliard d'individus, une élite et des esclaves. Un progrès?
L'homme joue à l'apprenti sorcier.

Écrit par : La fin des haricots | 01 juillet 2017

Pour rebondir sur les propos de l'intervenant précédent et pour ceux qui ont oublié la réalité appliquée de l’eugénisme actif, quand il est devenu une doctrine d’Etat, et ses dérives dans leur horreur, je ne saurai trop recommander l’excellent bouquin de Silvain Rainer « Et la Terre sera pure », paru chez Fayard en 1969, mais réédité depuis.

Fort bien documenté et surtout magnifiquement écrit, indispensable pour une piqûre de rappel. Si le transhumanisme doit aboutir à ce qu'il décrit, même avec des moyens de plus subtile technologie qu'alors, pas de quoi se réjouir. Vive l'éthique...

J'ajouterai que, soignant pendant près de quarante ans, bien que de formation académique, mes priorités envers les patients n'ont jamais été économico-juridiques, mais bien plutôt sociales (après mes obligations de soins, bien sûr), même si le souci économique n'en était pas absent.

C'est vrai que je reste encore un brave con de la vieille école comme beaucoup de confrères...

Écrit par : Gislebert | 01 juillet 2017

Gislebert alors on est deux plus de nombreux autres qui ne sont pas internautes

Écrit par : lovejoie | 01 juillet 2017

Je comprends les réticents. Ce n'est déjà plus des questions d'éthique, de morale ou de choix de société. L'homme cherche la sécurité et ne veut plus souffrir. La science lui propose déjà beaucoup, mais bientôt, car ce n'est qu'une question de temps, on pourra aller jusqu'à défier la mort.
J'aurais tendance à plaindre ceux qui aspirent à la vie éternelle, mais si tel est leur choix et qu'ils ont les moyens de leurs ambitions, alors pourquoi pas ? Une chose me semble évidente; rien n'arrêtera le progrès et la technologie qui se profile est déjà renversante.
Vivre et laisser vivre pourrait bien être ma devise. Je supporte mal que quiconque veuille m'imposer ses vues. Je n'entends donc pas le faire aux autres.

Écrit par : Pierre Jenni | 01 juillet 2017

Précisément ce sont des questions d'éthique, de morale comme de choix de société.

Retour à la médecine, Art qui touche au sacré ainsi que retour aux source. Il y aura toujours des progrès admirables dans le sens de l'évolution... sans oublier harmonie, beauté et, merci à Marcel, décidément, pour son commentaire, bonté soit progrès social "pour tous"... ce que n'annonce en rien le transhumanisme!

Écrit par : Myriam Belakovsky | 01 juillet 2017

Le transhumanisme est en marche depuis longtemps et personne ne s'en plaint. C'est quelqu'un qui vient de se faire poser une hanche artificielle qui vous le dit...

Écrit par : Géo | 01 juillet 2017

Votre participation très authentique à cette note me touche beaucoup, Gieslebert. Merci!
Je désire revenir sur votre appellation de "brave con de la vieille école". Un tel qualificatf n'est qu'une émanation d'une mentalité actuelle dont la priorité est le chiffre d'affaire. Emanation qui ne tient pas compte de tous les liens que vous avez tissés, de toute l'énergie quantique que vous avez fait circuler! Si vos patients vous ont consulté pendant une quarantaine d'années, c'est bien que vous aviez une belle présence! Alors, vous avez droit à un qualificatif digne qui vous soutiendra dans votre nouvelle phase de vie qu'est le retrait de la vie professionnelle mais non de votre identité profonde!

Écrit par : Marie-France de Meuron | 02 juillet 2017

Géo, vous semblez ravi de votre nouvelle hanche! Evidemment, votre marche s'est sans doute bien améliorée. Mais qu'en est-il du reste de votre personne? Par exemple, comment votre cerveau a-t-il supporté la narcose?
En tous cas, en niant - "personne ne s'en plaint" - tous les commentaires soulignant des points négatifs du transhumanisme, vous semblez simplifier drastiquement le sujet!

Écrit par : Marie-France de Meuron | 02 juillet 2017

Pierre Jenni, Merci de participer aussi activement au débat.
Je reviens sur votre affirmation : "Une chose me semble évidente; rien n'arrêtera le progrès et la technologie qui se profile est déjà renversante."
J'y apporterais deux nuances :
- Le progrès ne s'arrêtera sans doute pas mais est actuellement terriblement freiné par la limitation financière.
- La technologie, non seulement coûte cher, mais tient peu compte du tout universel. Ainsi, différents progrès dans un cadre délimité apporte de gros déséquilibres dans d'autres, d'où des "bulles"!

Écrit par : Marie-France de Meuron | 02 juillet 2017

Je comprends Géo a qui je souhaite de bien profiter de sa nouvelle hanche. Il est facile de gloser sur le bien-fondé de l`homme "augmenté" ou "compensé" tant qu`on a la santé mais celle-ci est un bien périssable, surtout des lors que l`espérance de vie dépasse les soixante ans. Le "transhumanisme" combiné au systeme économique centré sur le profit sera certainement l`occasion de faire pas mal d`idioties mais cela permettra aussi a de plus en plus de personnes de s`affranchir de bien des souffrances qui empoisonnent la vie. Et puis, que l`on se "rassure" il y aura encore des occasions de souffrir une fois les maladies et infirmités éradiquées puisque les plus grandes souffrances sont celles dites de l`ame.

Écrit par : jean jarogh | 02 juillet 2017

Marie-France de Meuron @ "Mais qu'en est-il du reste de votre personne? Par exemple, comment votre cerveau a-t-il supporté la narcose?"
A priori, je dirais que je ne ressens aucune séquelle de ma narcose, il y a 4 semaines. C'est la première fois que cela m'arrivait et cela s'est passé vraiment très bien. A partir de l'opération, on fait des progrès sensibles chaque jour. Franchement, cela a quelque chose de miraculeux...
Je suis rentré le 4ème jour après, et me suis débrouillé tout seul chez moi depuis.
Il y a ainsi des opérations chirurgicales qui sont déjà du transhumanisme (ma hanche est artificielle...) et qui sont de très grandes réussites. Je nuancerais en avouant qu'on m'a recommandé le chirurgien, qui n'a pas volé sa réputation d'excellence...

Écrit par : Géo | 02 juillet 2017

Une réparation n'est pas du transhumanisme. Celui-ci vise à faire de l'homme quelque chose de plus, un homme augmenté. Sinon les pratiques de l'homme des cavernes étaient déjà transhumanistes. Géo n'est pas augmenté, il ne va pas pourvoir courir le marathon. On ne va pas qualifier les porteurs de lunettes de transhumanistes non plus.
Bonne convalescence à Géo.

Écrit par : Bonsens | 02 juillet 2017

"Une réparation n'est pas du transhumanisme". Je ne suis pas d'accord avec vous. Sans cette intervention, ma courbe de vie prendrait une tout autre forme. Je ne pourrais plus beaucoup marcher, mon métabolisme en souffrirait et je mourrais beaucoup plus vite dans de moins bonnes conditions. Je suis devenu augmenté par rapport à une situation naturelle antérieure...et à mon avis il s'agit là du début d'un transhumanisme.

Écrit par : Géo | 03 juillet 2017

Géo, Nous pouvons qu'apprécier le travail remarquable des chirurgiens, en tous cas dans votre cas. Oui, vous êtes augmenté dans certaines dimensions corporelles. Dans le vocable transhumanisme, il y a humain, autrement dit l'être humain. En quoi estimez-vous être augmenté au niveau de la croissance de votre âme et de votre esprit qui sont les deux autres pôles de l'individu (dont le sens est : être non divisé)?

D'autre part, vous ne semblez pas avoir été réduit sur un autre plan comme l'exprime Jean Bobok dans son interview!

Écrit par : Marie-France de Meuron | 03 juillet 2017

"En quoi estimez-vous être augmenté au niveau de la croissance de votre âme et de votre esprit qui sont les deux autres pôles de l'individu"
Je ne pense pas qu'il y ait une différence entre "âme" et "esprit", mais passons...
Toute personne subissant un handicap, une gêne physique sait que cela a une influence sur son psychisme. Même avec beaucoup de résilience, il y a modification. En être libéré aussi, bien évidemment. Tout cela me paraît découler du plein simple bon sens...

Écrit par : Géo | 03 juillet 2017

Oui, Géo, l'état d'âme est meilleur quand les conditions sont plus agréables.
Votre bon sens en tient compte. Mais en quoi votre être profond a-t-il été modifié? Le chirurgien a réparé votre hanche, en venant de l'extérieur mais vous, qu'avez-vous compris du conflit que vous mettez dans votre hanche, autrement dit de ce qui la façonne de l'intérieur?

Vous semblez satisfait de votre bon sens mais vous ne faites pas de différence entre "âme et esprit" alors que quand les mots sont si différents, ils révèlent d'autres dimensions.

Écrit par : Marie-France de Meuron | 04 juillet 2017

@ Géo: je suis d'accord avec Bonsens, sinon tout ou presque devient du transhumnanisme, depuis les lunettes pour la vue jusqu'aux chaussures en passant par les habits qui vous protègent du froid ou de la chaleur. Ou bien tous les psychotropes et autres drogues aussi sont "transhumanistes". Sans parler des dentistes. Sans parler de tous les actes chirugicaux. Situation naturelle antérieure dites-vous. Vous êtes-vous posé la question de la cause de votre handicap? A-t-il été "naturel"? Ou la conséquence d'un mode de vie non naturel?

Écrit par : Bernard | 04 juillet 2017

RAPPEL aux commentateurs anonymes : Ce blog n'est pas un lieu de bavardage ou de défoulement mais une opportunité de témoignage ou de réflexion personnelle.
J'accepte les pseudos et ils sont les bienvenus s'ils ne s'expriment pas à la légère.

Écrit par : Marie-France de Meuron | 04 juillet 2017

"Le chirurgien a réparé votre hanche, en venant de l'extérieur mais vous, qu'avez-vous compris du conflit que vous mettez dans votre hanche, autrement dit de ce qui la façonne de l'intérieur?" Écrivez-vous a Géo, M-F de M. Lorsque vous aurez dépassé un certain age (un age certain) comme Géo ou moi-meme, vous vous rendrez compte que les articulations (et bien d`autres éléments du corps) n`ont pas besoin de "conflits intérieurs" pour se mettre en drapeau. De meme dans tous les cas d`accident, ou de simple inégalité devant l`hérédité (il y a de grandes arthroses avant quarante ans). Nous avons certes des états d`ame qui peuvent grandement influer sur le soma mais un organe usé, lésé ou défectueux a l`origine se moque bien des états d`ame, ne croyez-vous pas? Je me suis laissé dire que le Dalai Lama, pour etre prodigieusement équilibré coté états d`ame, n`en est pas moins incommodé au quotidien par quelques maux définitivement rebelles aux vertus de la méditation.

Écrit par : jean jarogh | 04 juillet 2017

Jean Jarogh, Merci de participer au débat le plus sincèrement possible.
Votre commentaire comporte des décrets, par exemple que les organes n'ont pas besoin de "conflits intérieurs" pour dégénérer. Il est effectivement plus facile de décréter que l'âge en est responsable plutôt que d'aller ressentir tout ce que nous vivons pour ne plus entretenir nos organes correctement ou encore d'y décharger des conflits inconscients. Or, ceux et celles qui ont la force de caractère mais aussi l'humilité d'aller chercher et rencontrer leurs failles verront ce qu'ils font d'eux-mêmes et trouveront des chemins au mieux pour s'améliorer franchement, au pire pour stabiliser la situation.
Malheureusement, cette façon de concevoir le fonctionnement du corps humain n'est pas à l'ordre du jour actuellement. Le système préfère dire que les primes des assurances maladie augmentent à cause de l'augmentation de l'âge (qui, du reste, commence à stagner) et à donner la plus grosse portion du pouvoir au système scientifico-économico-politique. Ainsi, les individus perdent de leur souveraineté pour gérer leur santé en profondeur. On nous propose bien quelques campagnes de prévention (antitabac ou manger sainement) mais ces incitations ne touchent pas l'être profond. La seule souveraineté qui restent aux citoyens est de débourser toujours plus pour permettre l'évolution de notre haute technicité.

Vous niez aussi que c'est progressivement que les organes dégénèrent. Une hanche ne se déglingue pas d'un coup mais imperceptiblement, suite à différents processus plus ou moins inconscients. Quelqu'un de présent à son corps est d'abord alerté par de petits signaux qui lui indiquent un déficit. Il est alors temps de se prendre en main avant d'être handicapé par des symptômes qui prendront de plus en plus d'importance. Or, la mode actuelle est d'avaler des médicaments pour faire taire ces signaux.

Il ne faut pas tout mélanger : la dégénérescence progressive, les accidents et les troubles héréditaires. La façon de les accompagner en thérapie est très différente selon la cause ou la source du complexe des problèmes. Complexe car l'organisme a plusieurs moyens de s'équilibrer: quand il y a faillite, c'est que divers mécanismes physiologiques ou psychiques n'ont plus pu gérer l'organisme.

Vous relatez ce qu'on dit du Dalaï Lama. Avez-vous vraiment perçu au fond de vous ce qu'il vit et ressent? Il montre un équilibre certain de son fonctionnement mais qu'en est-il de son ontologie? Lui aussi est un être humain qui doit traverser l'existence en vivant moult expériences!

Écrit par : Marie-France de Meuron | 04 juillet 2017

Je ne nie rien du tout chere madame. Je dis seulement qu`il vaut mieux garder les pieds sur terre quand on parle des problemes de la santé car la souffrance des malades est chose trop sérieuse pour en faire une salade psychosomatique a la sauce spiritualiste. Avez-vous seulement une formation de psychologue, psychiatre ou psychothérapeute? Dire que "quand il y a faillite, c'est que divers mécanismes physiologiques ou psychiques n'ont plus pu gérer l'organisme" me parait etre une phrase-bateau peu en rapport avec les exigences de guérison de maladies et infirmités bien réelles. Allez donc guérir des malades avec ca car, comme on dit, c`est au pied du mur qu`on voit le macon.

Écrit par : jean jarogh | 04 juillet 2017

A propos, puisque vous écrivez "Ainsi, les individus perdent de leur souveraineté pour gérer leur santé en profondeur. On nous propose bien quelques campagnes de prévention (antitabac ou manger sainement) mais ces incitations ne touchent pas l'être profond" pourriez-vous de maniere concrete et donc utilisable par tout un chacun dans la vie de tous les jours nous dire comment gérer sa santé "en profondeur", comment gérer son "etre profond"? Ne vous contentez pas d`un vague "chaque cas est particulier" ou de généralités philosophico-religieuses... Concretement, qu`est-ce que "l`etre profond", docteur? La souffrance du malade est bien concrete, elle. Je ne vous poserais pas ce genre de question directe si vous n`étiez médecin praticien mais, puisque vous l`etes... noblesse oblige.

Écrit par : jean jarogh | 04 juillet 2017

Que voulez-vous vraiment Jean Jarogh?
Je suis surprise qu'un monsieur d'âge respectable ne saisisse pas ce que signifie l'être profond. N'avez-vous jamais entendu dire : "Cette personne est superficielle"?
Autrement dit, ne faites-vous aucune différence entre le je,le moi et le soi? Par exemple, dans le "je me dis", n'entendez-vous pas le "je" dire "c'est pas grave, ça passera, c'est normal, ça devait se passer etc"? Sans écouter ce que le "me" répond, ce qui se passe dans l'être affectif qu'on fait taire par ces phrases passe-partout.
La "conscience de soi" est aussi un mot courant, non limité à des "concepts philosophico-religieux". Si vous cliquez sur "conscience de soi" dans Google, vous trouverez 1 790 000 Références. Et vous voudriez que je vous décrive tout cela?

Quant à votre affirmation que la souffrance du malade est bien concrète, je vais en faire une note. Merci de m'avoir inspirée!

Écrit par : Marie-France de Meuron | 05 juillet 2017

Une chose encore, personne n`a a ce jour défini la "conscience de soi", quant a l`expression "etre profond" d`un flou artistique absolu, il appartient au domaine religieux et philosophique, pas a celui de la médecine (y compris psychiatrique).

Écrit par : jean jarogh | 05 juillet 2017

Comme le suggère la TdG, soyez pertinents. Je ne publie pas les généralités vite exprimées ni les credos. Veuillez étayer vos arguments sur du vécu et non sur des déductions mentales non élaborées.

Écrit par : Marie-France de Meuron | 05 juillet 2017

On ne peut rien affirmer car la science avance en même temps que les "ressentis" de chacun sont uniques.

Deux femmes, situations proches, enfants, travail, etc. Bonne entente conjugale.
Deviennent veuves.
L'une après un temps, repart dans la vie pour une nouvelles étape, l'autre, de son deuil, sans rien y pouvoir, au moins pendant un certain temps avec nécessité de suivi, de son deuil fait une montagne, une maladie.

On a reproché à Freud sa tellement stricte discipline psychanalytique.
En religion, on aurait dénoncé "dogmes"!

Thésée, en son labyrinthe, tenu par un seul fil, tourne et tourne encore, personne d'autre que lui ne peut faire le trajet conduisant vers la sortie à sa place.

Il faudrait donner plus d'importance, de marge, au travail du patient en ne prétendant jamais savoir à sa place ou savoir ce qui est bon pour lui.

Ne jamais le critiquer.

Françoise Dolto a enseigné: pas plus critiquer le patient en lui parlant qu'en pensant à lui mentalement.

Programme à suivre.

Écrit par : Marie de Koriacis | 05 juillet 2017

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