02 juin 2017

Les Primes, l’0FSP, les Assureurs

Quand les Assurés vont-ils se réveiller ? Le système économique de notre assurance obligatoire a trouvé un nouveau stratagème pour faire rentrer de l’argent plus vite dans les caisses des assurances.


Chaque assuré a reçu il y a peu de temps l’annonce qu’il doit payer ses cotisations une échéance plus tôt que d’habitude.    Par conséquent, pour le mois de transition, il devra payer deux primes. Pour beaucoup de ménages qui ont déjà de la peine à joindre les deux bouts, voilà un nouveau casse-tête.

Ne voyons-nous pas qu’il s’agit d’une stratégie de plus pour faire semblant de combler les failles financières dues à notre système de soins obligatoires, alors qu'on constate pertinemment que quelles que soient les tentatives de limitation depuis plusieurs années, elles augmentent de toute façon?

On pare au plus urgent, l’OFSP se donnant des droits et les assureurs s’appuyant dessus pour les imposer, le simple assuré ne peut que se soumettre. S’il dit quelque chose, cela lui coûtera encore en temps et en énergie, voire en argent selon la voie qu’il empruntera.

Une fois de plus, c’est le système économique qui prend toute la place, en usant et abusant du terme des « coûts de la santé » alors qu’il ne s’agit que des coûts des prestations remboursées.

Dans tout produit commercial, on étudie la relation entre le prix et la qualité. Ici, il n’est question que de prix. Les médecins ciblés par Santésuisse (Ss) (cf mes deux notes précédentes) ne le sont que sur des statistiques très délimitées selon les avantages du but mais complètement éloignées de la réalité vivante des êtres humains et de leurs moyens et mécanismes de santé.

Mais le plus grave ontologiquement parlant, c’est que l’individu n’est plus stimulé à être souverain de sa santé, seulement de son porte-monnaie. « La santé, ça s’apprend ! » slogan bien connu, illustré par le livre de Sylvie Poisson développe des expériences autres que simplement économiques!

Or, pour apprendre la santé, cela nécessite de « l’huile de coude » de la réflexion et des recherches, voire quelques souffrances il est vrai. En plus de simplement fonctionner pour pouvoir aller travailler, ce que beaucoup de personnes se limitent à rechercher, une telle démarche permet de progresser vers son épanouissement personnel et d’éviter de tomber dans la chronicité.

Le système habituel nous a formatés plutôt à prendre des médicaments, geste très facile mais qui ne fait, pour la plupart du temps, que gommer des symptômes et surtout, rendre les adultes dépendants de tout un système technique et économique qui rapporte gros à certains mais pas au commun des assurés. En obligeant les habitants de notre pays à cotiser, on les oblige aussi, de ce fait, à suivre ce mode de considérer leurs pathologies. Les démarches alternatives sont écartées au maximum et les études les concernant trouvent peu de débouchés éditoriaux ou alors sont trafiquées pour nier leurs effets.

De plus, en traitant les pathologies par protocole, on nie l’individualité des êtres humains, donc leurs complexités, ce qui limite le pouvoir des traitements administrés, mais facilite grandement les statistiques par type de pathologie.

Et le mode économique évolue en une telle spirale que l’on croit aussi que c’est en investissant davantage d’argent dans la formation de plus d’étudiants en faculté de médecine qu’on va régler le problème de la pénurie des médecins. Pénurie d’autant plus grande qu’ils doivent se soumettre aux statistiques de leurs dépenses et que, par là, on en exclut certains, avec la bonne conscience qu’au passage, Ss a récupéré quelques centaines de milliers de francs.

Quand les Assurés prendront-ils en main la reprise en main de leurs santés en utilisant leur argent de façon équilibrée et non en laissant d’autres le gérer de façon exponentielle ?

Commentaires

Quand peut-on espérer que les assurés vont reprendre leur santé en mains ? Ce me semble être une utopie, dès lors qu'ils ont été tellement conditionnés aussi bien par le système de santé instauré que par la mentalité inculquée qu'il ne faut plus accepter l'atteinte à la santé et que le recours aux médicaments doit absolument déployer ses effets immédiatement. Par ailleurs, il faut bien que les pauvres laboratoires pharmaceutiques vivent, qui contribuent largement à une économie florissante !!!

Écrit par : Claude | 10 juin 2017

Quelle justification donner à l'injonction faite par les assureurs de payer les cotisations maladie d'avance, sinon celle de prétendre "prévenir" le risque d'insolvabilité en cas d'épidémie (grippe ou autres)?
A l'origine de la LAMaL, l'article 90 disposait simplement cependant que "les cotisations doivent être payées mensuellement. A quelle pression les assurés doivent-ils céder, si ce n'est une nouvelle fois à celle de la rentabilité ?

Écrit par : Claude | 10 juin 2017

Merci, Claude, de signaler cette possibilité de prétendre prévenir le risque d'insolvabilité en cas d'épidémie. C'est donc une nouvelle assurance créée au sein d'une assurance!
Ne vaudrait-il pas mieux permettre aux thérapies qui équilibrent le système immunitaire de pratiquer afin de renforcer les organismes? Cette démarche se fait aisément lorsque des symptômes précoces apparaissent. Mais alors Santésuisse juge que la médecine précoce n'existe pas et est à considérer comme médecine préventive.Elle refuse par conséquent d'en payer les prestations.

Écrit par : Marie-France de Meuron | 11 juin 2017

Je reprends votre suggestion d'utopie, Claude, qui qualifie ainsi l'espoir que les assurés aillent reprendre leur santé en mains.
Tout d'abord, je ne pense pas que les laboratoires soient à la source de la situation. En revanche, ils en profitent pleinement et ont tous les outils et moyens pour développer leurs produits et leurs circuits.
Il y a effectivement une mentalité où chacun a sa part de responsabilité: se laisser aller à la facilité de gommer ses symptômes pour son confort personnel ou pour ne pas risquer de perdre des affaires lucratives. Ou encore pour montrer bonne figure à l'heure où l'apparence extérieure est primordiale.
Il y a également le recours à différents modes de modifier son corps plutôt que de prendre conscience de la façon dont on le façonne.
On peut mentionner aussi le rythme exigé par la société actuelle qui ne correspond plus, dans bien des cas, au rythme naturel. On fausse ainsi le fonctionnement des systèmes organiques qui vont bien finir par se révolter.

Écrit par : Marie-France de Meuron | 11 juin 2017

Et on revient avec la vaccination obligatoire...

Écrit par : Pierre Jenni | 11 juin 2017

Votre commentaire mérite réflexion, Pierre Jenni.
La vaccination de masse entre dans le cadre de la prévention. Or la prévention n'est, en principe, pas remboursée. Alors le système trouve d'autres moyens pour la financer, finalement sur le dos de la population, ce qui augmente par voie indirecte les coûts de la médecine conventionnelle déjà financée par les primes.
Cet acte médical qui s'adresse à un individu après l'autre devrait tenir compte de l'état de santé de chaque individu, ce qui n'est bien sûr pas possible au-delà de certaines précautions.
Dans le cas de la vaccination, il s'agit bien de "prescrire un acte" selon des critères statistiques choisis. Or l'organisme humain est bien plus complexe et l'effet des vaccins sur son ensemble n'a jamais été étudié complètement, ce qui est impossible. On en connaît des fragments par les suites vaccinales, vite gommées par des lois statistiques alors que, en réalité, ceux ou celles qui ont souffert des suites de vaccinations ne sont pas que des numéros dans un lot d'êtres humains.
A souligner aussi qu'en sus des effets immédiats des vaccins, il y a des effets plus sournois qui n'apparaîtront que bien longtemps après et qui ne seront souvent pas incriminés. Effectivement, en injectant de force un produit (par injection, ce qui force - viole - la barrière dermique), on ne peut jamais dire quel parcours il fera et quelles réactions il provoquera dans les multiples systèmes de l'organisme et leurs interactions.

Écrit par : Marie-France de Meuron | 12 juin 2017

Le véritable scandale réside à mon avis dans la complicité des autorités qui valident le refus d'un accueil en crèche pour tout enfant qui n'aurait pas fait tous les vaccins.
Les maladies enfantines telles que la rougeole, la varicelle, la rubéole et d'autres ne sont que des épreuves qui permettent au corps de renforcer ses défenses naturelles sans risque de complications.
Quant à la volonté d'éradiquer quoi que ce soit, cela procède à mon avis d'une vision discutable de tout ce qui fait l'équilibre de la vie et qui promet des effets insoupçonnables.

Écrit par : Pierre Jenni | 12 juin 2017

Merci, Pierre Jenni, de venir vous exprimer spontanément.
Vos propos appellent des réflexions sur différents plans.
Le système vaccinal est tellement entré dans les moeurs - quasi similaire à une doctrine - qu'on en vient à manquer de rigueur dans la perception de la réalité.
Par exemple, on parle "des" vaccins obligatoires. Toutefois, pendant très longtemps, seul le vaccin contre la diphtérie était obligatoire à Genève. Cela a entretenu la confusion chez les parents qui ne se posaient pas la question de la réalité de chaque vaccin, leurs rôles et leurs possibles effets secondaires. A signaler aussi que bien des mères ne prenaient même pas la peine de connaître contre quelles maladies elles faisaient vacciner leurs enfants et se contentaient de les étiqueter "vaccins obligatoires".
Ou encore, on brandit une complication d'une maladie alors que c'est un petit pourcentage des individus qui sont susceptibles de la développer. Par conséquent, un médecin devrait pourvoir étudier soigneusement les raisons de cette susceptibilité, laquelle risque bien de se manifester aussi lors d'autres maladies.

Dans cette dimension de confusion entre obligatoire et recommandé, il y a actuellement un grand combat en France car les vaccins simples et obligatoires n'étant plus fabriqués, on injecte ainsi automatiquement d'autres vaccins qui, de plus, coûtent bien plus cher à la communauté, alors que les coûts de la médecine conventionnelle font éclater tous les budgets.
Pour reprendre le rôle des maladies enfantines, il est évident qu'un enfant qui la traverse se renforce sur différents plans. On ne peut pas dire que les enfants actuels, méthodiquement vaccinés, soient franchement plus robustes que ceux des générations précédentes...

Vous soulevez à juste titre la notion du concept d'éradiquer les maladies. Cela relève plutôt du domaine des dogmes! Effectivement, les manifestations pathologiques s'expriment simplement par d'autres voies quand une réaction possible est barrée. On loue la cessation de la variole alors que peu après a surgi le Syndrome d'Immunodéficience Acquise dont on veut abréger le nom entier par sida comme si c'était une simple maladie (si c'était le cas, un vaccin aurait été créé depuis longtemps). Ces observations démontrent que le système immunitaire peut acquérir une déficience suite à différents facteurs et présenter des symptômes apparemment distincts mais d'une gravité tout aussi alarmante, si ce n'est plus.
A noter aussi qu'après les grandes périodes de vaccination contre la variole, des cas bien plus graves de zona et d'herpès sont apparus, virus faisant partie du même groupe.

Écrit par : Marie-France de Meuron | 12 juin 2017

Le Dr A. L. nous fait part d'un livre très marquant quant à l'attitude face à des symptômes morbides :
"J'en ai lu des livres, médecine oblige ... En fait , c'est faux , j'en ai lu des livres , passion oblige ... N'oblige rien , en fait, plaisir de lire un point c'est tout.
Ce livre -là, que je relis pour la deuxième fois de ma vie, c'est de l'or ...

Ce livre-là, va à l'encontre de tout ce que j'ai pu apprendre en médecine, et tant mieux, car qui n'est pas ouvert est déjà mort, un peu..

Extraits donc, d'un homme qui explique l'origine de son cancer à 32 ans _

" A Zurich, on ne vit pas sa douleur jusqu'au bout, on la refoule, car le fait qu'on souffre pourrait "peut-être déranger quelqu'un". On ose pas regarder en face le fait qu'on est triste car "on trouble la paix"... On appelle cela dans le jargon bourgeois de mon pays "être courageux"".

A lire donc ... Magnifique apologie de la beauté et de l'horreur de ce magnifique et curieux pays qu'est la Suisse...

Auteur ; Mars - Fritz Horn : où comment un érudit peut mettre le doute à un médecin sur d'autres facteurs de risque existants concernant le cancer ...

: Les secrets que nous n'osons pas affronter . Se révèlent sous la forme de cancer ... ou si on veut partir très vite, sous forme d'un arrêt cardiaque ...

Austère Suisse, pays neutre , mais aussi de tous les secrets ... Je t'aime et te hais en même temps ... Les scientifiques n'aiment pas la fermeture ... il faut braver des portes pour faire avancer la science

Écrit par : Marie-France de Meuron | 22 juin 2017

Grand merci, Dr A.L., de nous faire connaître ce livre.
Il est vrai que le cancer a son langage. Le connaître éviterait bien des opérations, chimiothérapies et radiothérapies. Mais une telle recherche mérite un travail individuel et nous en sommes à l'heure des statistiques.
Lorsqu'un patient guérit d'un cancer sans passer par les mutilations des opérations ou par la toxicité des traitements protocolés, le juge répond :
"Ca n'est qu'un cas" et les économistes : "ça coûte beaucoup trop de séances par an pour un patient"....

Écrit par : Marie-France de Meuron | 22 juin 2017

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