26 mai 2017

L'économicité des prestations médicales

Dans ma note précédente, j'ai relaté la sanction de Santésuisse contre une doctoresse genevoise.

Je vous propose ici une vidéo de 24 minutes de l'émission de TV "Droit chemin" relatant le processus de conception des statistiques de Santésuisse pour épingler des médecins.


L'émission concerne un médecin vaudois qui expose son vécu. Sont présents aussi un avocat et une responsable de Ss.

Il est à remarquer entre autres à quel point il n'est plus question de patients ni de maladie ni de santé dans cette méthode des statistiques, uniquement du coût des prestations. Il est vrai qu'une commission de Ss convoque le médecin avant de passer au tribunal arbitral mais il ressort bien que le praticien n'a pas l'espace nécessaire pour expliciter la relation entre l'économicité et l'efficacité.

Ce que souligne le président des médecins vaudois, c'est que les praticiens qui sont pénalisés sont justement ceux qui s'appliquent à s'occuper des cas difficiles, comme des drogués ou des polymorbidités lourdes.

Commentaires

La "polypragmasie", vous connaissez ? Non, ce n'est pas une maladie :-) !

https://www.youtube.com/watch?v=cIX160EmDT4&feature=youtu.be

Écrit par : Jacques-Andre WIDMER | 27 mai 2017

la statisticopathie sera sans doute la maladie qui aura le nombre le plus élevé de patients à soigner
D'après les statistiques combien de faux médecins membres de la Scientologie sont ils déclarés ?
Ah ces statistiques quel foutoir ! dirait De Gaulles

Écrit par : lovejoie | 27 mai 2017

Ou comme dirait un ancien et honorable endocrinologue ,les statistiques c'est comme les taux hormonaux , sans cesse en mouvement !
Et nous étions en 1986!
Et tous ces gens ne marchant qu'au son des mots statistique et sondages doivent être mortellement ennuyeux !
Bonne journée Madame De Meuron

Écrit par : lovejoie | 27 mai 2017

Merci, lovejoie, pour votre apport plein de bon sens.
Un éminent professeur de chirurgie (donc plus crû qu'un endocrinologue!) nous disait aussi : "Le bikini est à la femme ce que la statistique est au médecin : il suggère plus qu'il ne montre!"

Les économistes et juristes de Santésuisse se retranchent derrière le fait qu'ils ne sont pas aptes à juger de l'efficacité des traitements ni de la valeur des thérapies. C'est tellement plus simpliste de se baser sur de l'arithmétique... mais tellement plus éloigné de la complexité d'un être humain et de la richesse d'une relation médecin-malade.

Écrit par : Marie-France de Meuron | 27 mai 2017

Merci, Lovejoie, de votre commentaire plein de bon sens.
Un professeur de chirurgie (plus crû qu'un endocrinologue!) nous enseignait :
"la statistique est au médecin ce que le bikini est à la femme : il soutient plus qu'il ne montre!"
On peut dire aussi qu'il n'est qu'un emballage alors qu'un sein est une entité vivante. De même, Santésuisse s'appuie sur un ensemble de chiffres qu'ils choisissent délibérément alors que les êtres humains et les relations médecin-patient sont franchement vivants, mouvants, complexes et, comme vous le dites, changeants.

Écrit par : Marie-France de Meuron | 27 mai 2017

@Marie France de Meuron excellente comparaison de la part du chirurgien
C'est sûr qu'avec tout ce fatras de complications administratives la médecine ne va pas attirer davantage de jeunes
C'est comme si on voulait attirer les mouches avec du vinaigre
C'est fou ce que l'informatique a entre autre donné des ailes à la stupidité
Très belle fin de journée pour Vous Madame

Écrit par : lovejoie | 27 mai 2017

Ce "fatras de complications administratives", comme vous le mentionnez à juste titre, non seulement n'attire pas les jeunes mais permet au système de détourner les médecins de leurs élans thérapeutiques, de leurs désirs de faire toujours mieux en découvrant de nouvelles dimensions de l'être humain. Ainsi, les praticiens doivent se comporter docilement selon des normes établies d'après des protocoles distants de l'originalité de chaque être humain.
De la sorte, la chronicité s'installe et le système dira que c'est la faute à l'âge alors que c'est le résultat d'une médecine qui a perdu le contact avec l'art médical. Cet art que les Anciens savaient aussi transmettre par des aphorismes: "sois ton propre médecin". Ainsi, un thérapeute - selon l'étymologie grecque - est celui qui accompagne l'autre sur le chemin de la santé, et non pas, comme actuellement, qui l'aide à gommer ou à contourner des symptômes qui ne sont que des feux clignotants manifestant une déviation de l'équilibre de l'organisme. Evidemment, à force d'éteindre les feux clignotants, il surviendra un jour une sirène de pompier! (Quand on ne voit pas le clignotant du manque d'huile dans la voiture, le moteur s'arrête et les dégâts sont bien plus conséquents que si l'on avait remis de l'huile à temps).

Écrit par : Marie-France de Meuron | 30 mai 2017

@Maie France de Meuron ce qui ressemble à un tour de vis de la part des assurance c'est peut-être aussi pour éviter que d'autre médecins qui juste pour tester leur pouvoir de séduction disaient à leurs patientes ,faudra vous faire opérer car vous souffrez d0un CA généralisé sans oublier la menace de finir ses jours sur une chaise roulante
Et une fois rentrée après l'opération qui s'était faite sans prises de sang auparavant pour confirmer le diagnostique des deux lurons médicaux ,une phrase sublime fut prononcée par l'un d'eux ,mais pourquoi avoir été aussi vite vous faire opérer ?
Une mammite secondaire à la Dépôt Provera cela fait mal et la peur des regards affirmant que vous êtes condamnée ne va pas ralentir l'envie de supprimer le mal non ?
Alors en effet on peut se le demander surtout quand le chef médecin de l'hôpital ,homme que je n'oublierai jamais m'a dit .Madame au nom de tous mes collègues je vous présente toutes mes excuses on vous a endormie 10 heures pour rien
Si la médecine avait eut besoin d'une belette avec moi il l'ont eue c'est sûrl
Alors si aujourd'hui c'est surveillance accrue pour les médecins actuels on est en droit de se demander si ce n'est pas suite à de nombreux abus et forcément ce sont toujours les mêmes qui trinquent c'est à dire ceux qui font leur travail sans se gargariser de leur pouvoir de blouse blanche
Très belle journée

Écrit par : lovejoie | 01 juin 2017

Merci, Lovejoie, pour ce témoignage très poignant.
Il suscite différentes réflexions.
Il y a combien de temps que cette histoire s'est passée?
De nos jours, il y a certainement encore des gestes discutables mais certains sont faits de façon plus discrète, par exemple sous le "label" d'une étude, alors les frais inhérents peuvent passer assez aisément.
Actuellement, ce qui est à souligner, c'est que ce ne sont pas les gestes médicaux qui comptent mais la statistique par patient et par année. Le dépassement qui peut avoir plusieurs causes est lui aussi contrôler par des économistes et des juristes qui s'appuient sur des statisticiens (les mathématiques sont loin du vivant) et non par des médecins.
On peut se demander pourquoi le système officiel a mandaté des personnes complètement hors de la pratique de l'art médical pour accuser des médecins et les faire payer de lourdes sommes. Ou encore, en cherchant à les soumettre à un marchandage : "nous vous faisons un bon rabais sur ce que vous nous devez mais vous, vous renoncez à facturer pour le compte de l'assurance de base".
A quoi, ils peuvent rajouter avec un sourire condescendant : "Vous pouvez vous faire rembourser par les assurances complémentaires". Différentes répliques surgissent :
- Un médecin pratique une démarche de base et n'a pas à être considéré comme "complémentaire". De plus, des juristes de Santésuisse confondent la médecine précoce avec la médecine préventive
- Beaucoup de personnes n'ont déjà pas les moyens de se payer l'assurance de base, à combien plus forte raison une complémentaire.
- Les assurances complémentaires ne remboursent de loin pas autant que l'assurance de base.
- C'est une façon très sournoise de développer le système complémentaire où les assurances ont le droit de faire des bénéfices...

Écrit par : Marie-France de Meuron | 01 juin 2017

@Marie France de Meuron Ce dont je parle remonte à 1984 il y a donc prescription mais les effets secondaires dont l'endométriose et tout ceci pour m'entendre dire 25 ans plus tard par un pharmacien de rechange l'échoppe changeant de raison sociale ,on vous a donné un traitement qui ne vous était pas adapté
Alors que je venais d'enterrer mon mari ,cette révélation m'a conduit à faire des recherches sur mon passé et ce que j'ai découvert explique peut-être en partie cela
En Suisse le suicide passe par des phases ascendantes et je suis née en plein dedans avec tout ce qui peut programmer un enfant à vivre avec d'éternelles angoisses lesquelles font partie des peurs insoignables tant qu'on n'en connaît pas l'origine
Dés l'âge de 9 ans j'appris ce que tout enfant Amish doit affronter quand la communauté l'exile c'est à dire à vivre avec des gens de ma famille mais répudiés par ma grand maman Darbyste qui elle avait su me donner une éducation de base mais n'étant plus du tout adaptée suite à son décès
Cela déclencha les premières régles et les nombreuses médications pour mieux ensommeiller les souvenirs du passé
Lesquels ont refait surface quand on a commémoré les 50 ans de la mort du Général Guisan ,la pelote cérébrale s'est déroulée comme un film en super 8 et toutes les questions dont encore beaucoup resteront sans réponses
Et sans les Grands Patrons des entreprises suisses et les Franc Maçons je pense que je n'aurais jamais pu survivre en cela je leur suis restée reconnaissante pour toujours
Toute belle journée pour Vous Madame

Écrit par : lovejoie | 07 juin 2017

Et pour clore ne désirant pas jouer à l'intrusive j0aimerais ajouter ceci expliquant peut-être mieux ce besoin inconscient de me faire ouvrir l'organisme
Quand je découvrir un père resté absent pour raisons religieuses ,sa première initiation a son monde fut de m'obliger à marcher sur une perruche adoptée et qui tombée malade devait mourir pour m'entendre dire ensuite ,tu dois faire comme les autres
les anciens généralistes prenaient le temps d'écouter ,les suivants préféraient que leur patient aille chez un psychologue et comme tous mes souvenirs du passé avaient été balayés du présent ,je m'entendais dire ,on ne comprend pas pourquoi vous devez venir !
Si la vie n'est qu'une suite d'initiations sans doute que ces interventions chirurgicales en faisaient partie mais peut-être aussi pour m'obliger à me plaindre enfin ce qui ne se faisait pas en ces temps là ,on endossait la vie quitte à porter celle des autres et ce depuis le berceau ou alors pour me punir de ne pas avoir su dire non à ce qui serait exigé de la part d'un père qui demanda même mon placement dans une institution car devenue agressive envers celui qui m'obligea à tuer un oiseau mon seul et unique confident
Encore MERCI pour Votre Blog Madame de Meuron

Écrit par : lovejoie | 07 juin 2017

Chère Lovejoie, Je suis très touchée par tout ce que vous nous confiez.
De plus, vous témoignez à quel point une pathologie peut avoir une source très profonde en soi, des racines très enfouies. Ainsi l'art médical consiste à arracher les racines de façon au moins que le patient puisse continuer le travail de libération, à savoir trouver en lui les intuitions et les instruments pour extraire ce qui ne relève pas de sa nature profonde.
Heureuse fin de semaine à vous!

Écrit par : Marie-France de Meuron | 09 juin 2017

Bonjour Lovejoie,
Je suis très heureuse que mon blog vous ait permis de vous sentir accompagnée dans votre cheminement vers la libération de vos "kystes de souffrance". Kystes que vous avez fort certainement somatisés à l'époque dans le développement de votre endométriose. Effectivement, plus une agression se répétera, plus elle aura tendance à se concrétiser dans le corps. Pas n'importe où puisque chaque organe a sa symbolique.
Ainsi, l'endométriose concerne une dimension de l'identité sexuelle féminine.

Dans la scène de l'oiseau que votre père vous intime de tuer, il y a différents instants qu'il vaut la peine de "nettoyer" afin de retrouver en vous la force qui vous a manquée - et pour cause étant enfant - pour vous dresser face à votre père avec votre propre souveraineté et affirmer ce que vous auriez voulu faire à ce moment-là.

C'est ce travail que Santésuisse refuse que je fasse sous prétexte que je n'ai pas de diplôme de psychiatre, comme si le travail ontologique ne relevait que de la psychiatrie. Et comme si guérir les racines d'une endométriose ne faisait pas partie de la médecine de base. (Allez dans les médecines complémentaires me dirent-ils!)

Écrit par : Marie-France de Meuron | 11 juin 2017

@Marie France de Meuron je vous remercie du fond du cœur car en plus Votre nom de famille représente un homme d'une très grande qualité dont parfois nous discutons avec les anciens ayant fait la MOB
J'aurais pu nettoyer mieux mais un humain possédant une part de sang Rom est en perpétuelle lutte pour sauver sa peau et surtout sa véritable personnalité
Ce n'est pas faute 'avoir consulté mais pour m'entendre dire à chaque fois ,on ne comprend pas les raisons qui vous font vernir
J'aurais pu ajouter c'est juste pour donner bonne conscience à mon toubib qui n'a pas le temps de questionner !
Si l'on considére qu'après chaque intervention chirurgicale ,10 en tout et pas des moindres depuis 1948 ,je rétrograde à chaque fois et c'est un nouveau choc émotionnel qui me remet le pied à l'étrier je suis rarement dans les temps
Toute ma vie es bâtie sur ce tempo
Les trois dernières interventions sur un laps de temps de 4 ans m'ont fait reculer de 25 ans à chaque fois ,donc je suis rarement sur orbite et facile à piéger
SantéSuisse devrait prendre en compte votre bagage professionnel on a bien des politiciens dirigeant la médecine ce qui a fait dire à un toubib vraiment en pétard contre eux ,ici c'est plus des médecins c'est des psychiatres qu'il faudra
On aurait pu lui demander mais pour qui ,pour ceux qui mélangent médecine et politique ou pour le peuple qui en a marre depuis bientôt 30 ans de ces guerres intestines ?
Me concernant d'avoir été proche aidant permet de mieux cerner ce qui m'est prioritaire plutôt que m'appesantir sur la malheur des autres ce que j'ai toujours fait car être abandonnée par sa famille à l'âge de neuf ans est un très long et douloureux apprentissage et cela je l'avais aussi oublié ,le bonheur des autres ayant toujours passé avant le mien
Toute bonne soirée pour Vous Madame

Écrit par : lovejoie | 11 juin 2017

@Marie France de Meuron en refusant de Vous accorder ce que Vous demandez c'est peut-être pour mieux barrer la route aux faux en tous genres comme les Scientologues
On peut dire qu'ils se seront donné beaucoup de mal pour s'introduire dans de nombreux domaines avec de sacrés maux à la clé et ce sont des gens comme Vous qui payez le prix de la méfiance
L'expo 02 aura été un voile leur permettant d'accéder partout espérons que la Fate des Vignerons ne soit pas une nouvelle porte de l'insouciance favorisant ces intrusions sectaires

Écrit par : lovejoie | 11 juin 2017

Nuance, Lovejoie! Santésuisse ne refuse pas d'accorder : les assurances paient le dû à un médecin qui a son droit de pratique depuis des décennies pour retirer ce dû en créant des paramètres de statistiques très arbitraires.
S'ils voulaient barrer la route à des déviationnistes, que le système s'attaque aux principes mêmes qui animeraient ces déviationnistes!

Écrit par : Marie-France de Meuron | 12 juin 2017

@Marie France de Meuron excusez moi mais j'étais sortie du cadre des statistiques
J'espère que celles ci prennent en compte les nombreuses demandes faites a ceux ayant été proches aidants pour soulager d'autres malades
C'est une nouvelle mode ,les gens ne faisant plus confiance suite à de nombreux ragots concernant les soins à domicile
Il est vrai que les anciens soignants possédaient tous une qualité comme l'écoute qui de nos jours s'est muée en plaintes de la part d'un personnel de plus en plus destabilisé justement à cause des statistiques
Entre les statistiques et les réseaux anti sociaux , la médecine a pris un sérieux coup dans l'aile et nombre de gens ne font pas confiance à Internet ,ils ont besoin d'être écoutés et entendus. entendez par là .compris
Je n'ai jamais ressenti autant de méfiance de la part des gens aussi déboussolés que le personnel soignant
Je sais de quoi je parle car je suis parmi les dernières oreilles possédant la don de l'écoute comme celui des anciens petits commerçants
Toute belle journée pour Vous Madame

Écrit par : lovejoie | 12 juin 2017

Cet article me semble intéressant sous l'angle que vous abordez.
https://www.wired.com/story/fighting-high-drug-prices?mbid=nl_61117_p7&CNDID=

Écrit par : Pierre Jenni | 12 juin 2017

Madame de Meuron, vous n'avez pas de diplôme de psychiatre mais êtes extrêmement autorisée en ce domaine de la santé.
Et relationnel en profondeur.

Quid de la psychanalyse?

La formation, selon Freud, ne requiert pas de diplôme.


Françoise Dolto fut indéfectiblement fidèle à Freud.
L'homme au nœud papillon, Lacan, bouda le maître de Vienne un temps puis lui revint également.

L'étude de la psychanalyse didactique débute par une cure de psychanalyse afin de se connaître mieux et d'apprendre le métier.

Puis les deux ou trois premières cures se font sous contrôle.

Freud exigeait des psys en formation un fort esprit de synthèse.

Nous aurions besoin de psychanalystes ne boudant pas le côté incontournable de Freud comme base.
Puis Jung, Lacan, Dolto, etc.

On apprend toujours.

Il s'agit également d'un processus pérenne. Eran Rolnik

Un livre à lire absolument:

Freud à Jérusalem La psychanalyse face au sionisme. l''antilope

Écrit par : Myriam Belakovsky | 12 juin 2017

Merci, Myriam Belakovsky, de venir nous présenter une dimension de la formation en psychiatrie, plus particulièrement en psychanalyse - mais rien n'est dissociable quand il s'agit du psychisme! - Il est évident que la formation d'un praticien se fait plus dans le vécu que dans des livres ou sur des bancs d'école.
Malheureusement, Santésuisse ne se soucie que des diplômes sur papier, sans tenir compte d'autres dimensions qui forment et forgent un praticien.
Le système a même récupéré les formations des thérapeutes en médecines complémentaires. Ceux-ci doivent, par exemple, s'astreindre à de nombreuses heures d'études d'anatomie et de physiologie, ce qui leur prend beaucoup de temps et d'argent plutôt que de se former dans des dimensions qui seraient bien plus utiles à leurs pratiques.
De plus, les exigences de type universitaire qu'on leur impose a fait que les premiers à se présenter au diplôme ont tous échoué à leur "mémoire", n'ayant pas la culture adéquate.
Il est regrettable que tous les thérapeutes doivent parler le même language à défaut de la pensée unique, alors que les malades sont si différents les uns des autres.

Merci aussi de nous informer du livre d'Eran Rolnik dont une présentation vidéo de grande qualité nous est donnée ici :
http://akadem.org/magazine/2016-2011/freud-a-jerusalem-d-eran-rolnik-l-antilope-2017-08-02-2017-87637_4688.php

Écrit par : Marie-France de Meuron | 12 juin 2017

Madame de Meuron,

Merci pour la vidéo. La cure, par la parole a compté de très nombreux psychanalystes non médecins puisqu'il s'agit d'un premier entretien, sans examen médical le moins du monde, où le futur non patient ou désormais client mais "analysant" dit pourquoi il vient.
Conditions, sorte de contrat entre eux.
Dès la première séance, l'analysant s'étend sur un divan, le psychanalyste prend place sur un fauteuil un peu en arrière de sorte que l'analysant ne le voit pas directement.
Les outils à disposition de l'analyste sont le transfert et les associations.
Jamais l'analyste n'aura le moindre rapport physique (malheureusement on connaît les abus) pas plus qu'il n'entourera l'analysant de linge mouillé!
On connaît également ces pratiques...!

Il s'agit de faire remonter en mémoire des traumatismes du passé bien souvent dès la prime enfance en neutralisant les défenses sortes de barrages d'accès empêchant le retour en mémoire, c'est-à-dire le revécu libérateur de la souffrance.

Un simple livre. Marie Cardinal Les mots pour le dire.

Elle souffre d'un saignement type menstrues sans présenter de lésion.
Le médecin décide de lui faire malgré tout la totale" comme on dit... pour qu'elle cesse de saigner. Elle saignait abominablement.
Elle entre en clinique.
On la prépare pour le lendemain.
Mais quelque chose lui dit de filer.

Sur le chemin du retour elle avise une plaque de psychanalyste.
Entre. Il ne peut la recevoir immédiatement mais lui demande de rentrer chez elle et d'écrire tout ce qu'il lui passe par la tête.
Dès les premiers mots, le saignement cesse!

Elle suivra néanmoins une cure psychanalytique.

Il est à noter que très nombreux sont ceux qui dès la fin de leur cure se sont tournés vers le yoga.

Françoise Dolto était médecin. Au chevet d'une personne venant d'accoucher d'un bébé extrêmement malade qui se trouvait dans une autre chambre.
La mère, malheureuse en ménage, se confie à Françoise Dolto et pleure beaucoup.

Après quoi Françoise retourne auprès du bébé.
Constate avec stupeur que le petit est guéri.

Recherche, étude, réflexion puis elle dira à la maman que le corps de son bébé disait sa peine, son malheur... puis, par ses pleurs, tout le chagrin sortant... délivrance du petit.

Merci,

Écrit par : Myriam Belakovsky | 13 juin 2017

Vos récits illustrant la relation entre les manifestations du corps et la vie psychique sont très parlants. Merci beaucoup, Myriam Belakovsky.
Un miracle est simplement une chose admirable et non un coup de baguette magique d'une divinité. Ainsi, lorsque l'on touche le drame réel, non seulement par le SA-VOIR (= en le regardant) mais encore en se CON-NAISSANT (= en naissant avec soi, donc avec son affectivité et sa sensibilité), alors les circuits du corps dépendant des blocages incriminés se remettent en route et des guérisons spectaculaires ont lieu.
La médecine académique parlera de "guérison spontanée" alors que les praticiens actifs dans la spécialité en cause savent comment l'être humain fonctionne dans ces dimensions-là et sauront utiliser leurs connaissances au moment opportun.

Écrit par : Marie-France de Meuron | 13 juin 2017

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