29 avril 2016

Gel des cabinets médicaux : une solution ?

TdG du 28 avril nous informe de la décision du National de prolonger ce gel face à l’afflux des médecins étrangers. Une fois de plus, on veut résoudre un problème des coûts par une démarche économico-politique.

 


La médecine actuelle coûte cher et ce n’est pas des bricolages qui se suivent et se ressemblent plus ou moins qui vont régler le problème. Il s’agit de revoir l’ensemble de la conception de la médecine. Elle est le résultat de notre société actuelle, dans plusieurs dimensions:                                                                                                        Les traitements sont basés sur ce qui est confirmé par des recherches biologiques, des analyses et des radiographies qui aboutissent à des protocoles selon les études effectuées sur des individus dont pas un seul n’est identique à un autre. De ce fait, plusieurs études peuvent démontrer des résultats différents ou encore, par la suite, on découvre qu’il y avait des éléments non conformes qui limitent la validité de l’étude.                                    Elle est le fruit aussi de notre économie : les industries pharmaceutiques rapportent gros au pays, ce qui les conduit tout naturellement à avoir pignon sur rue et au Parlement.                                                                                  Le mode de se soigner dépend aussi de notre culture : il faut faire vite, enlever les symptômes, ce qui conduit à ne pas comprendre ce que la maladie (le mal a dit) signifie. Il faut être efficace dans ses activités, autres raisons de faire taire les signes de mauvais fonctionnements.                                                                                                   La mentalité actuelle veut aussi l’assurance en tout donc on préfère l’avis de professionnels que celui de notre intuition. On délègue le pouvoir du médecin qui sommeille en nous au médecin qui a appris pendant des années. Cette mentalité veut aussi que les citoyens soient formatés à un certain mode de se soigner, même si ce n’est pas le meilleur au cas par cas et qu'ils peuvent ressentir un malaise face à ce qui leur est suggéré avec conviction, voire imposé.

Quand il y a un problème, la première démarche est une démarche diagnostique. En médecine, deux grandes voies sont ouvertes : mettre un nom sur les symptômes et donner le traitement qui correspond. Ou alors, diagnostiquer tous les éléments qui ont concouru à la situation actuelle et ont engendré l’état de santé global du patient. Une telle démarche nécessite d’utiliser des moyens bien plus variés que ceux testés et confirmés par la médecine scientifique qui est en constante évolution, par conséquent est loin d’avoir tout découvert ! Une telle attitude permettrait d’éviter la chronicité de bien des maladies. Elle ressort du domaine de la médecine précoce. Mais voilà, Santésuisse ne la reconnaît pas et la confond avec la médecine préventive.

Commentaires

Bien le bonjour Madame de Meuron c'est un très bon article qui montre bien qu'à trop souvent réformer on fini par ne même plus avoir envie de se faire soigner ,les gens deviennent de plus en plus méfiants
Surtout ceux qui ont des enfants de l'âge de certains médecins et certains conflits familiaux engagent encore moins à se faire soigner par des jeunes médecins qui sont de la même génération que leur descendance
D'autant plus quand on sait et on l'a assez lu que les vieux de notre pays coutent trop cher
Dans le temps les médecins étaient tous beaucoup plus âgés et l'aura de la blouse blanche n'était pas une invention ,Docteur était un titre qui méritait respect de la part des malades et du personnel
Mais peut-être existe t'il aussi une gêne de la part de certains jeunes médecins face à des gens plus âgés et qui eux ont une expérience de vie beaucoup plus riche ou peut être ont -ils eux mêmes une personne de leur famille placée dans un EMS ceci créant dans leur esprit une sorte de conflit intérieur ,allez savoir !
Très belle journée

Écrit par : lovejoie | 30 avril 2016

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Écrit par : Marie-France de Meuron | 10 mai 2016

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