09 avril 2016

Le marketing du « sans » : le prix qui cache l’arnaque

 

Tel est le titre d’un article fort intéressant. Le marketing du « sans » incite le consommateur à acheter selon l’évitement d’un ingrédient alimentaire plutôt que selon la recherche de ce qu’il désire vraiment.

 

 


Ainsi, on choisit selon des principes enseignés très fragmentaires, plutôt que selon des connaissances globales et nuancées, basées sur ses propres expériences ou ses observations du vécu d’autres personnes. Les connaissances (de con-naître = naître avec) sont alors limitées à un sa-voir (voir avec ses yeux, c’est-à-dire à distance de la réalité saisie avec tous ses sens). Or, rien n’est plus sensoriel que l’alimentation, que l’on ingère en sollicitant ses différents sens. La référence devrait venir en premier de notre expérience concrète, de notre intuition, de nos besoins du moment et non de ce qui se véhicule avec peu de mots ou avec des mots-clefs, accompagnés d’images flashes qui imprègnent notre cerveau plus ou moins à notre insu et nous séparent ainsi de nos sens, y compris de notre bon sens.

Commentaires

@Madame de Meuron très bon article prouvant le système du chantage devenu lui aussi Ubérisé à ne pas confondre avec Uperisé
Ceci étant quand on entend ,on a fait de nombreuses études confirmant ceci ou cela et ce pour de nombreux domaines dont l'alimentaire évidemment ,il y de quoi rester abasourdi devant l'hypocrisie face à toutes ces révélations quand on sait le nombre de citoyens n'ayant jamais été sollicités pour donner leur avis
Et pour causes ! Avec Internet ils ont compris qu'en répondant ils seraient harcelés par les Call Centers et n'ouvrant plus leur porte à des inconnus on voit mal sur quoi sont basées les statistiques vantant ceci ou cela
On sait que de nombreuses craintes sont prémices au lancement d'un nouveau produit ou d'une nouvelle technologie .le neuf balayant l'ancien et c'est un truc qui remonte à l'époque des hommes du feu
Très bon dimanche pour Vous Madame

Écrit par : lovejoie | 10 avril 2016

Merci pour ce lien Marie-France.
Mais je dois vous avouez que, dans mon cas, j'ai vécu l'inverse de ce qui est raconté.
Sans être défini comme coeliaque, j'ai attrapé des amibes au Tibet qui ont profondément modifié ma flore intestinale et j'ai pas mal galéré pour chercher, sans vraiment le trouver, un équilibre alimentaire.
Et bien figurez-vous, que les produits sans gluten passent tout seuls et j'ai presque l'impression que mon corps me remercie de ne plus lui imposer ce produit.
Je pense que nos sociétés ont provoqué une mutation et qu'une très grande partie de la population est effectivement devenue lacto-gluten intolérante.
Et je ne puis donc que recommander à ceux qui digèrent mal et qui ont tous les problèmes qui vont avec, comme la fatigue et la déprime, de tenter de supprimer ces produits de leur diète.
Ils risquent d'être vraiment très surpris.

En revanche, j'ai aussi compris qu'il était vain de tenter de mettre de l'ordre par déduction et de manière mentale.
Le corps est trop subtil pour que des régimes spécifiques puissent répondre à ses besoins.
Au contraire, on peut vite aggraver la situation en prenant des décisions désastreuses.
C'est pourquoi, au final, j'ai pris l'option de manger de tout, en petites quantités et sans trop mélanger. Au final, je ne me sens pas trop mal.

Mais je me réjouis pour nos descendants qui vivront peut-être la mutation projetée par Nietsche et Aurobindo d'un homme qui pourra se passer de son système digestif puisqu'il se nourrira de Prana, soit d'air.
Il faut penser que nous aurons alors réglé nos questions de pollution.

Écrit par : Pierre Jenni | 10 avril 2016

Grand merci, Pierre, pour votre témoignage et vos réflexions.
Je ne pense pas que vous ayez vécu l'inverse dans ce sens que, dans votre cas, il s'agit de thérapie et non seulement d'hygiène nutritionnelle.
Vous avez su trouver votre équilibre en vous observant, en développant vos sens pour capter ce qui vous est adéquat.
En supprimant un aliment sans chercher plus loin, on se prive de toute une connaissance de soi. Quand la médecine conventionnelle ne peut que proposer une méthode palliative, il vaut la peine d'aller chercher au-delà ou en-deçà. Il y a beaucoup de voies offertes par les médecines alternatives. Seulement elles ne sont pas codifiées comme l'est la médecine conventionnelle. Chaque thérapeute a un bagage très personnalisé de même que chaque patient a son traitement à élaborer, ce que vous avez bien su faire et que vous décrivez clairement.
Je me souviens d'un jeune enfant à qui le pédiatre avait prescrit le régime sans gluten "à vie" comme m'avait relaté sa mère. Un traitement homéopathique avait su corriger les symptômes intestinaux et le garçon n'avait pas eu à se priver de quoi que ce soit. Grand bien lui fit car il devint cuisinier!

Vous soulevez aussi le problème des mutations dues à l'évolution de notre société.
Je peux souligner aussi l'indiscipline des prises alimentaires dont on ne peut plus dire que ce sont des repas structurés selon les besoins et rythmes du corps mais selon d'autres critères souvent bien éloignés de la réalité des lois de la nature.

Écrit par : Marie-France de Meuron | 11 avril 2016

Bonjour Pierre,
Je désire revenir sur vos propos : "Mais je me réjouis pour nos descendants qui vivront peut-être la mutation projetée par Nietsche et Aurobindo d'un homme qui pourra se passer de son système digestif puisqu'il se nourrira de Prana, soit d'air.
Il faut penser que nous aurons alors réglé nos questions de pollution."
Le Prana n'est pas d'abord de l'air. Par conséquent, il ne dépend pas de la pollution. Il consiste à la base en des énergies plutôt qu'en des molécules. Le film documentaire Lumière l'expose de façon très intéressante. En voici un extrait vidéo de 20 minutes : "https://www.youtube.com/watch?v=iIwl9oMMtGA&ebc=ANyPxKrwFTPEbO0pjzr1qnvHNN9nY43p842iJI294rpeAjS2zCaGMKPxQtSALpBZAjZHMFvrnoacaeK2UhcJYFXDvuy9UeLPag&nohtml5=False
Certaines personnes en vivent déjà très bien, tout en possédant encore leur tube digestif!
Une excellent exposé montre les étapes à franchir pour y parvenir. Cette démarche dépend donc davantage d'une évolution intérieure que de l'évolution de la planète!
http://www.ardeche--informatique.com/club-pour-la-vie/index.php?page=Prana_Lumiere_nourriture_pranique_solution_sante_totale

Écrit par : Marie-France de Meuron | 12 avril 2016

Oui, bonne idée de rebondir sur cet aspect. Je restais un peu sur ma faim.
Et l'idée de l'air pollué était un gag, une provocation. Merci pour ces liens.

Écrit par : Pierre Jenni | 12 avril 2016

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