10 mars 2016

Exit, la césarienne de la fin de vie ?

Un article de TdG de ce jour nous livre le témoignage d’une femme qui se consacre à accompagner celui qui fait le choix de mourir mais a besoin des progrès de la médecine pour l’exécuter (barbituriques).


Pour pouvoir y avoir droit, le malade doit faire preuve de discernement. Nous sommes en plein cartésianisme où l’essentiel de l’être humain réside dans sa raison. Quid de son âme et de son esprit ?

Souvent, nous pouvons être surpris qu’un patient dont tout le corps manifeste qu’il est prêt à lâcher ne décède pas. Quelque chose le retient en vie. C’est là que le barbiturique précipite de force le patient dans la mort alors qu’un travail en profondeur peut mettre le doigt sur la cause intrapsychique qui retient le patient dans la survie malgré son aspiration à mourir.

Quand on prend le temps d’écouter la personne concernée, elle nous donne une piste pour percevoir ce qui la retient. Elle peut avoir un remords très enfoui ou se sentir une dette à l'égard de quelqu'un. Ou encore, elle cite une ou des personnes qui la rattachent à cette existence. Il s’agit alors de donner les moyens à ces proches de lâcher ce qui les retient. Dans mon expérience, ils ont toujours perçu quelque chose de bien défini, soit enfoui dans la mémoire, soit une peur qui cache un sentiment très précis. La montée en conscience d'un tel élément très puissant s’est révélée très salutaire tant pour l’être concerné que pour celui qui aspire à partir. C’est alors que la mort survient d’elle-même, dans beaucoup de paix pour chacun, sans « forceps ».

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