05 mars 2016

Informer, former, formater

Le sujet de ma note m’est venu à la suite de la lecture de la une de TdG du 4 mars : « Le meurtrier d’Adeline déclaré incurable ». Quelle intention anime la rédaction de notre quotidien lorsqu’il choisit un tel titre pour sa première page ?

 


A quoi sert la priorité de donner à la population l’information de la déclaration de 4 psychiatres ? Evidemment, le titre est accrocheur mais que peut-il apporter aux lecteurs ? D’autant plus que les milieux concernés sont informés par d’autres voies.

On peut s’arrêter sur une des caractéristiques du meurtrier mais est-ce juste de stigmatiser haut et fort un être humain au point de mentionner à tout-un-chacun un diagnostic psychiatrique?

Veut-on former la population ? En quoi est-ce formatif de mettre un cas rare en exergue ? Parmi tous les faits énoncés dans l’article, reste-t-il une place pour que le lecteur se pose des questions fondamentales?

En mettant ainsi en évidence une pareille affirmation d’incurabilité, on formate les lecteurs à ce principe qui fait partie du monde actuel. En médecine conventionnelle, on peut entendre de façon péremptoire : «il n’y a pas de traitement connu pour votre cas » ou encore : « on attend le résultat d’études prometteuses ». Par conséquent, on formate les personnes à croire au principe d’incurabilité. Or, l’être humain est un microcosme relié au macrocosme qui détient beaucoup de mystères. Même en thérapie, ce qui est inconnu pour certains ne l’est pas pour d’autres et des guérisons sont obtenues par des méthodes peu répandues. Alors pourquoi mettre un terme à ce qui doit rester ouvert de par la nature de notre univers ?

 

Commentaires

Si les médias étaient là pour informer ça se saurait, non ?

Écrit par : Pierre Jenni | 05 mars 2016

Pierre Jenni, merci de votre visite. Pourriez-vous développer votre commentaire? SVP

Écrit par : Marie-France de Meuron | 05 mars 2016

L assassin d Adeline est incurable, sans blague?

Primo, on le savait depuis belle lurette puisqu il était "interné" pour des raisons psychiatriques, sauf erreur!

Deuzio, comment mieux diluer la responsabilité de l Etablissement ainsi que les supérieurs hiérarchiques d Adeline sauf en nous enfumant qu il est incurable donc on pourrait attendre tout de lui, même le pire!

Tertio, il ne manquait plus que le lâcher et lui organiser quelques autres sorties dans le futur proche!

Écrit par : Charles 05 | 05 mars 2016

@Madame de Meuron votre billet pose la bonne question .En effet ce formatage qui n'est qu'une forme de conditionnement détruit peu à peu les valeurs essentielles que tout humain posséde en lui pour aider chacun à rester maitre de sa destinée
C'est donc faire preuve de mauvaise foi ou tout simplement oublier les régles de bonne conduite .A savoir que la presse n'est pas un instrument pour influencer les lecteurs et encore moins pour jouer avec ses émotions
Mais comme on disait par le passé à une femme se plaignant de son mari ,personne ne t'as obligé de te marier et personne ne nous oblige à lire non plus
Mais voilà entre les bordelines,les bi polaires et les esseulés les plus réceptifs aux causes extérieures par manque de soutiens vraiment durables ,oui les répondeurs robotisés ça use ça use dit la chanson tous ces gens n'ont plus que les médias pour se sentir encore reliés aux autres ce qui encore n'est qu'une impression et quand enfin ils s'en rendent compte les implosions peuvent être funestes et malheur à qui se trouvera par hasard sur leur chemin
Sans oublier que nombre d'enfants très jeunes sont reliés au Net grâce aux nombreux gadgets virtuels et qu'eux sont parmi les plus grands lecteurs du n'importe quoi et vite endoctrinés malgré eux car incapables de raisonner logiquement , pauvres enfants et surtout pauvres parents
Le monde actuel fabrique non plus des révolutionnaires mais des révoltés qui n'acceptent pas d'être soumis à une quelconque autorité ,eux mêmes étant incapables de se remettre en question
Très bon dimanche pour Vous Madame

Écrit par : lovejoie | 06 mars 2016

"Si les médias étaient là pour informer ça se saurait, non ?" dit à juste titre @Pierre Jenni.

--Les Mé(r)dias et les Grandes Agences de Presse (AFP, Reuters, AP...etc..) ne sont que des ministères de la Grande Finance et rien d autre. Rappelons nous que l agence Francophone, l AFP, avait comme ancêtre M. Havas, un banquier raté. Il avait commencé à éditer et à vendre une version papier traduite en français des tendances financières étrangères et destinée à être achetée par les investisseurs.
Puis en 2ème temps, il avait ajouté une agence de pub à l Agence Havas et elle a fini aujourd hui en AFP comme le Toutou de son maître, La Grande Finance...Comme quoi...
--D autre part, les Citoyens, les Mé(r)dias et ces Agences précitées ignorent tout autant de ce que leurs autorités combinent comme alliances contre nature avec les Pétro-monarches par exemple ni de ce que leurs services secrets manigancent et parfois qu ils constatent que le pays est devenu un bateau ivre. Autant les gouvernants que les gouvernés inclus les journalistes se sont fait tous prendre en otage par cette hypocrisie et cette incohérence. Comment voulez vous qu ils se forgent une opinion objective?
--In fine, ne dit on pas qu un journaliste honnête est au chômage?

Écrit par : Jean Luc | 06 mars 2016

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