22 janvier 2016

Le Droit du féminin : Au sujet des coûts de la santé

Le Temps relate les grandes manœuvres autour du moratoire des cabinets médicaux des membres de la commission de la santé du Conseil National. « Le but, c’est qu’à la fin de l’année la facture ne soit pas plus élevée »

La TdG a organisé hier un débat : « Médecins : clause du besoin, remède ou poison ? »


Cela fait des années que nos politiciens et économistes s’occupent des coûts de la santé et que les décisions prises ne modifient pas le cours de leur évolution.

Ce qui est surprenant, c’est qu’on ne mette pas en parallèle les coûts avec les soins, comme si la médecine conventionnelle n’avait pas à modifier elle-même ses pratiques, alors qu’elle est à l’origine des dépenses de la santé. Comme si elle était intouchable, sacrée, omnipotente.

Le système se refuse à comparer l’efficacité de certaines thérapies versus la médecine académique. De nombreuses études existent mais le système refuse de les prendre en compte. A la bibliothèque de la Faculté de médecine, il y a tout un secteur réservé à ces études, avec un site à l’appui.

 Or, le responsable nommé à l’époque de la création de ce secteur n’a pas été remplacé à son départ à la retraite. De plus, il avait des consignes pour que son activité soit la plus discrète possible. Aucun médecin des HUG ne venait lui demander des renseignements

Quelle relation avec le droit du féminin ? Regardons un peu le vocabulaire utilisé :

Les coûts (nom masculin, nm) des soins (que l’on travestit en coût de la santé qui, elle, justement ne demande pas à être soignée !), versus l’efficacité (nom féminin, nf) des thérapies. Ce sont les types de soins qui sont remboursés, ce qui permet d’entendre ce genre de déclaration : « il est mort malgré les soins appropriés ». Il s’agit donc beaucoup plus de suivre des protocoles plutôt que de créer pour chacun le complexe thérapeutique le plus efficace pour la réhabilitation de sa santé, ce qui, dans le temps, évitera l’établissement de bien des maladies chroniques. Pour ce faire, il vaut la peine non pas de se contenter de pointer LE diagnostic selon les critères académiques en cours, -  lesquels critères (nm) ont leur place mais ne devraient pas avoir toute la place-  mais d’établir la symptomatologie (nf) de l'ensemble de l'organisme du patient dont les failles l’ont amené à son état actuel. Pour ce faire, il s’agit de connaître plusieurs démarches diagnostiques dont certaines sont bien développées dans diverses médecines à tradition.

Le savoir médical (nm), versus l’observation médicale (nf). Le savoir est très affirmatif et évacue volontiers bien des données (nf) si elles n’ont pas été « prouvées scientifiquement ». Or, les sens, réceptifs par excellence donc relevant d’une valeur féminine, peuvent percevoir bien des éléments fins que les instruments techniques ne savent pas mesurer. Du reste, moult observations connues depuis longtemps ont fini par être confirmées par des appareils, de même les effets thérapeutiques de plantes par exemple. Faut-il vraiment que l’académie donne son feu vert pour que nous puissions profiter de thérapies connues depuis longtemps ?

La médecine actuelle fait des progrès il est vrai mais surtout dans la technologie et la création de médicaments. Ceux-ci justement peuvent être très coûteux et, il faut le dire, aussi par les effets secondaires souvent pas anodins. De plus, elle s’occupe surtout des troubles organiques, installés dans les cellules. Le terme de médecine précoce n’est pas en vogue du tout et pourtant son nom dit bien ce qu’il signifie : soigner les signes des maladies avant qu’ils ne s’installent dans la matière. Cette démarche permet une forte économie des coûts. Elle n’intéresse pourtant pas la médecine conventionnelle car trop subtile et complexe, comme les valeurs féminines ! (attention, je ne dis pas les valeurs propres aux femmes seulement !)

Ainsi donc, si nous voulons une médecine plus économique, il faut vraiment que les thérapies (nf) relevant de valeurs féminines soient épousées par le système (nm) actuel. Telle est la conception de la médecine intégrative qui mène à l’art médical.

Commentaires

K.: Veuillez tenir compte que je m'applique à écrire une note argumentée.
Veuillez donc en faire de même avec un commentaire!

Écrit par : Marie-France de Meuron | 23 janvier 2016

Le domaine médical reflète l'état d'esprit de notre société moderne, tournée vers le profit immédiat d'un petit nombre de personnes au détriment d'une vision plus humaniste qui profiterait au plus grand nombre mais qui génère moins de bénéfices monétaires. D'un côté, on nous parle régulièrement des coûts de la santé et, d'un autre côté, les laboratoires pharmaceutiques affichent insolemment leurs bénéfices qui se chiffrent par milliards et qui ne cessent d'augmenter. Cherchez l'erreur... Pourtant, une nouvelle conscience semble voir le jour parmi la population, preuve en est l'intérêt croissant pour les médecines naturelles. Cette conscience se révèle également dans tous les domaines et on assiste à la création de regroupements associatifs allant de l'achat de légumes directement auprès des paysans au partage des trajets en voiture. On ne peut qu'espérer que ces mouvements continuent à prendre de l'ampleur pour, à terme, remplacer cette logique du profit à tout prix (surtout payé par l'ensemble des citoyens). A ce sujet, je recommande la lecture des livres de M. Pierre Rabhi qui explique fort bien le mécanisme de cette course au profit et qui propose des solutions simples pour le contrer.

Écrit par : Corinne Pareja | 28 janvier 2016

Grand merci, Corinne Pareja, pour vos réflexions "panoramiques".
Ce qui surgit à mon esprit à vous lire est que les valeurs masculines délimitent la vie alors que les valeurs féminines la répandent de façon plus libres, plus spontanées!

Écrit par : Marie-France de Meuron | 29 janvier 2016

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