05 juin 2015

Médecine conventionnelle et Anthropologie médicale

Peut-on dissocier les deux ? La médecine conventionnelle se base sur les études scientifiques académiques - actuellement beaucoup sur la biologie et la statistique - et nécessite une technologie de pointes et des produits pharmaceutiques très élaborés. L’anthropologie médicale permet de découvrir des médecines basées sur des connaissances multidimensionnelles acquises par l’observation, l’expérience et même des preuves scientifiques qui ne sont, la plupart du temps, non prises en considération et encore moins en compte par la médecine académique.


Ainsi donc, notre système de santé se base surtout sur les pratiques issues de l’académie et apporte donc les coûts y relatifs. Pour bien des pathologies, elles se limitent à apporter un soulagement ou une modification fonctionnelle. Malgré les progrès de cette médecine, les maladies chroniques, les maladies cardiovasculaires et les cancers sont loin d’être guéris.  Les explications fournies comme l’âge et la génétique ne sont pas des solutions. Il vaut donc la peine d’en chercher ailleurs et, de ce fait, élargir les démarches thérapeutiques.

Or, cet élargissement a vraiment beaucoup de peine à s’effectuer. Alors que les médecines alternatives et complémentaires prennent de l’ampleur, elles ne sont pas incluses dans la médecine de base. Elles sont maintenues à l’écart à tel point qu’on a créé les assurances complémentaires. Les médias parlent très peu de ce qui se fait dans le domaine des élargissements de la médecine alors qu’ils parlent beaucoup plus des coûts de la médecine, des financements possibles, des répartitions etc.

Aujourd’hui même, le Temps publie un article qui en dit long sur l’énergie, le temps et l’argent utilisé à modifier le système financier : « les acteurs de la santé s’entredéchirent sur les tarifs médicaux ».

Le titre démontre bien que la préoccupation des « acteurs de la santé » est tournée sur les tarifs médicaux et les types de prestations fournies. Il n’y a aucune référence à l’efficacité thérapeutique qui devrait être le troisième pilier du système (on n’a jamais rien assis sur deux pieds !). En fait, on dirait qu’on s’occupe volontiers de la médecine des finances plutôt que de la médecine des maladies !


 

 

 

Commentaires

@Marie-France de Meuron ledernier paragraphe méritait le détour surtout si on peut rire en pensant à la frustration ressentie de la part de certains médecins qui retraités ne peuvent plus exercer leur autorité sur certaines de leurs patientes adeptes des romans de Frank Slaughter qui lui avait su parer les médecins d'une aura fort romantique et mystique avouons le et qui n'avait rien à voir mais absolument rien avec la réalité
Heureusement pour d'autres le Docteur Mabuse d'un autre style arriva sur les écrans pour permettre aux moins naifs de comprendre que tout titre ou diplôme n'est pas une raison suffisante pour se donner des airs de dictateur et faire obéir des patients qui se souvenaient du temps ou la maison de redressement leur était présentée comme seule solution pour les remettre sur le droit chemin et qui habitués à prendre tout au premier degré obéissaient comme de gentils petits enfants qui ne doivent jamais désobéir aux grandes personnes
Mais c'est que beaucoup plus jeunes et souvent très beaux avaient su retenir l'attention voire la soumission de beaucoup de leurs patients n'en faisant qu'une bouchée grâce à des diagnostics ré-inventés puisque de nombreux dossiers anciens et manuscrits avaient tous disparu
Ce n'est plus l'humain qui prenait la décision c'était la machine
Ces médecins devaient sans doute regretter l'époque des Eugénistes ou les imparfaits devaient obéir comme au stalag
Très belle journée pour Vous Madame

Écrit par : lovejoie | 07 juin 2015

@Marie-France de Meuron Je me permets d'ajouter ceci .Si de nombreux soignants ont préféré se lancer en psychiatrie c'était aussi pour fuir cette médecine réglementaire qui ne laissait plus au patient le courage de prendre sa vie en mains propres
Ce qui paraitra incongru pour qui n'a jamais mis les pieds dans un hôpital psychiatrique surtout à cette époque ou l'internat pour de nombreux élèves aura permis à la majorité d'entre eux de connaitre un vrai esprit de famille débarrassé de cette médecine aux allures sectaires et surtout sélectives
La disparition des Sœurs soignantes en soins généraux aura conduit nombre d'hôpitaux à perdre ce qui faisait leur force mais il parait et je l'ai lu en 2002 que seules des Sœurs infirmières Orthodoxes arriveraient à sauver ce qui peut encore l'être
De totues manières dans les soins on a vécu tant de revirements que rien ne peut paraitre absurde pour ce qui n'est peut-être qu'une plaisanterie mais en attendant ce sont les patients qui en font les frais et qui semblent de plus en plus démunis face à un personnel qui semble avoir perdu même le sens de l'orientation car soumis à trop d'informatique

Écrit par : lovejoie | 07 juin 2015

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