25 septembre 2014

Caisse unique et coûts des soins

La caisse unique tient à rassembler les finances d’un système qui vise aussi à réunir les différents groupes concernés par la maladie. Il lui reste encore à intégrer diverses thérapies.


L’éditorial de Pierre Ruetschi de la TdG du 23 septembre rassemble bien les différents paramètres en jeu.

J’en reprendrai deux thèmes. D’une part, le fait que les coûts soient séparés des soins. En effet, les assureurs n’ont que les moyens de s’occuper des finances alors que l’économicité dépend aussi de l’efficacité des soins. Ainsi, ils ont cherché différents moyens dignes des meilleurs économistes pour sortir de l’impasse de la hausse des coûts, ce qui a amené des résultats qui peuvent être à l’inverse du but réel des assurances maladie : l’amélioration de la santé des citoyens.

Avec une caisse unique, les différents acteurs de la santé devront faire une synthèse de tout ce qui concerne le malade, la maladie et les soins. Ce qui est beaucoup et souvent mis en avant, sont les facteurs que P. Ruetschi souligne : « Les coûts de la santé? Ils continueront d’augmenter en dépit d’une meilleure prévention », comme nous le lisons sous d’autres articles ou lettres de lecteurs-lectrices : « l’évolution démographique, le vieillissement de la population et les progrès de la médecine ».

Or une société dépend de bien plus de paramètres que ces trois énoncés.                                                - L’évolution démographique dépend d’une dynamique qui peut se modifier au cours du temps et des aléas de la vie.                                                                                                                                                       -Les effets du vieillissement sont dus principalement à l’accumulation des erreurs et non pas à l’accumulation des années. La preuve en est que certains aînés se portent bien mieux que des personnes de quelques décennies de moins.                                                                                                          – Les progrès de la médecine sont beaucoup mis en évidence. C’est vrai que les progrès de la médecine académique coûtent chers. Ils concernent une médecine de pointe mais en ce qui concerne la médecine ambulatoire courante, il y a des thérapies bien plus efficaces et moins coûteuses. Il s’agit maintenant qu’elles puissent être reconnues dans une médecine intégrative. La caisse unique donnera un cadre plus approprié à la recherche de solutions qui tiennent compte des énormes potentiels d’une médecine précoce, à ne pas confondre avec la médecine préventive. Cette notion n’est pas encore entrée dans les mœurs tant la médecine académique y prend encore toute la place. (il est intéressant de constater que même Google n’a rien à vous proposer et je n’ai trouvé que « éjaculation précoce » en cliquant sur « médecine précoce »… !). Par médecine précoce, j’entends la médecine qui s’occupe du sens des signaux du corps afin de permettre de corriger les raisons profondes de ces signaux au lieu de donner des soins qui les effacent ou tente de le faire sous forme de antidouleurs, anti-inflammatoires, antiallergiques, etc. Pour ce faire, il est indispensable d’intégrer les différentes médecines qui ont fait leurs preuves depuis des siècles, ont donné des preuves scientifiques mais non lues depuis des décennies et pour lesquelles le peuple suisse a voté très franchement en 2009.

Commentaires

.... Les effets du vieillissement sont dus principalement à l’accumulation des erreurs....

Il y a des gens qui n'ont pas fait "d'erreur'' majeure qui sont morts jeunes! Et les vieux qui souffrent ne sont pas nécessairement ceux qui se sont mal nourris. La vieillesse n'est pas due à une série d'erreurs mais le lot de tout ce qui vit, qui doit mourir, en santé ou pas.

.... es progrès de la médecine académique coûtent chers. ...

hahaha mais c'est voulu ainsi. Établir un monopole et le faire financer par le peuple, voilà l'truc. C'est pour ça que ça coûte cher, simple à comprendre mais jamais personne n'en parle alors on s'invente des raisons. Les banksters marchent la main dans la main avec BigPharma.

La médecine précoce, s'est le domaine des soins alternatifs mais ils furent bafoués partout pour faire place à BigPharma et son armée d'incompétents qui vendent des pilules. Bonne journée....

Écrit par : Dcembre | 26 septembre 2014

Merci, Dcembre, pour votre visite.
Vous m'incitez à développer cette notion d'erreurs qui s'accumulent et font les maladies chroniques.
Il ne s'agit pas seulement de nourriture mais d'hygiène sur tous les plans de l'être humain. Il y a autant l'hygiène de ce que nous respirons que celle de nos mouvements. Beaucoup de symptômes articulaires viennent du manque de qualité de nos mouvements, d'où les différentes thérapies comme l'eutonie, Feldenkrais, la méthode Bô, la technique Mathias Alexander, le yoga, etc pour prendre conscience de la fluidité possible de la façon de nous mouvoir.
Il y a aussi la qualité de nos sentiments. Le fait, par exemple, d'en vouloir toute la vie à ses parents pour tel ou tel motif va figer la dynamique de notre dimension affective, ce qui va finalement s'inscrire dans le corps.
De même au niveau rationnel, le fait de s'accrocher à des concepts qui ne sont pas prioritaires mais auxquels on tient parce qu'ils sont sécurisants par exemple. Il y a alors rigidité qui finira par être exprimée dans le corps.
L'être humain est un micro-univers. Il s'agit d'utiliser le plus de dimensions possibles et ne pas répéter constamment les mêmes gestes, attitudes et occupations.
Ainsi, dans les médecines alternatives, on cherche à diagnostiquer les différentes insuffisances sur plusieurs plans plutôt que de se fixer sur le diagnostic d'une entité nosologique. Le traitement visera alors les différentes points mis en évidence plutôt que d'appliquer un protocole sur un diagnostic précis.
Heureux we à vous!

Écrit par : Marie-France de Meuron | 27 septembre 2014

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