25 juillet 2014

Au sujet de la contraception

Voilà un sujet peu débattu sur les blogs et dans les médias alors qu’il est si important dans la vie d’une majorité de personnes. Un bilan bien structuré nous est proposé ici.


 Ce bilan est basé sur une étude et des statistiques et se veut donc objectif. La contraception est effectivement bien objective : une femme devient enceinte ou non ! Toutefois, le vécu de la contraception est très subjectif puisque chaque femme le vivra et choisira une méthode selon sa disponibilité, son caractère et ses compétences personnelles à maîtriser son pouvoir de fécondité.

Le panorama des possibilités révèle des moyens qui exigent plus ou moins de conscience du processus. Ainsi  la pilule demande un geste répétitif et il n’est pas nécessaire de connaître son fonctionnement physiologique alors que la méthode des températures alliée à la méthode de la glaire cervicale demande un auto-examen et une perception des modifications du corps au cours du cycle menstruel.

On peut aussi mentionner la participation du partenaire. Je me souviens d’un couple où madame assumait la contraception du soir et monsieur celle du matin car la femme ne se sentait pas bien réveillée à ce moment-là !

Une excellente contraception est de connaître vraiment ce que l’on désire au fond de soi. Une femme qui avait un amant connu lors d’un stage s’est surprise de voir qu’elle avait reculé son ovulation lors de la première rencontre et avancé la prochaine ovulation avant la deuxième rencontre !

Par conséquent, une femme qui dit : « je veux un enfant mais pas maintenant » en désire un tout au fond d'elle donc doit être très attentive ou alors, si elle tombe enceinte, reconnaître son désir profond contre lequel il vaut mieux peut-être ne pas se révolter dans la mesure où il provient de son être intime.

Commentaires

J'ai bien lu votre article, ainsi que le bilan.
Pas un mot sur une autre méthode de contraception, la vasectomie.

Pourquoi ce serait uniquement à la femme de faire des efforts ?
Un autre constat, la prise de poids, n'est pas non plus évoquée.

Écrit par : Victor-Liviu DUMITRESCU | 25 juillet 2014

Merci, Victor Dumitrescu, de souligner la part des hommes dans les méthodes de contraception.
Déjà, ils utilisent souvent la capote, ce qui est tout à leur honneur!
Quant à la vasectomie, elle n'est pas mentionnée comme telle mais dans le fragment de phrase : ". Ainsi, 3% des hommes et des femmes choisissent la stérilisation". On ne peut pas réellement parler de "méthode contraceptive" puisqu'il s'agit en fait d'une mutilation qui touche l'individu en profondeur et pas seulement sur ses capacités génitrices. Si cette opération est séduisante par rapport à son résultat absolu, il faut savoir qu'il y a parfois des échecs.

Écrit par : Marie-France de Meuron | 25 juillet 2014

Victor-Liviu DUMITRESCU |a raison, on ne parle pas assez de la vasectomie. C'est une toute petite opération mineure alors qu'une ligature des trompes est déjà une grosse opération.

Peu d'hommes envisagent ce procédé pourtant bien moins dommageable que la pilule ou la stérélisation féminine. Il s'agit d'une minorité. Mais c'est vrai que cela soulève de nombreuses questions de la part d'un homme au préalable, que les hommes sont peu enclins à dépasser.

Quoi qu'il en soit, le partage des risques n'est pas équitable. La pilule génère de nombreux troubles de santé, qui parfois ne sont pas réversibles à long terme. Alors que cette simple intervention est sans danger. Mais... cela pose aussi le problème du tabou du la fidélité et beaucoup d'autres remises en question.

Je pense que la plupart des hommes ne sont pas prêts à partager la responsabilité de la procréation, comme si celle-ci dépendait uniquement de la femme.

Écrit par : Jmemêledetout | 25 juillet 2014

Il était question, dans la presse, au temps du pontificat de Jean Paul II d'une contraception féminine, un simple test, comme pour le test pour la grossesse, qui permettrait de savoir quand la femme était en situation d'être fécondée, un jour ou deux, quelques heures par mois, sans plus. Depuis, silence.
La méthode Ogino, prise de la température chaque matin mentionnée en l'article de Madame de Meuron, méthode dite "des bébés Ogino", convenait à certaines, en aucun cas à toutes. Tolérée par le pape Jean Paul II, voir son livre Amour et responsabilité, cette éventualité d'avoir peut-être quand-même bien un bébé faisait sourire, évidemment... mais on se demande si la disparition du test revenant à celui de la méthode des bébés Ogino en indiscutablement fiable, cette fois, pour toutes, comme le test de grossesse, n'inquiéta pas le Vatican, notamment?! Le bébé, fruit d'une grossesse non souhaitée par la mère, grossesse imposée, subie, la mère ne changeant pas d'avis en cours de grossesse, risque de souffrir ensuite de problèmes cardiaques et du systéme nerveux toute sa vie.

Écrit par : Myriam Belakovsky | 26 juillet 2014

Merci pour votre réflexion, Myriam Belakovsky.
La vie est un risque en soi. Un bébé, fruit d'une grossesse non désirée, n'est pas la source des maux de la mère mais le révélateur de sa réalité intrapsychique. En effet, c'est la réaction de la mère qui va faire qu'elle s'adaptera ou non à cet enfant.
La vie est une suite d'invitations à nous adapter. La résistance à un obstacle peut être résiliée ou, au contraire, se figer, d'où les troubles de santé. La dynamique actuelle qui propose le debriefing de situations importantes permet de passer le cap d'un refus premier à ressentir ce qui se passe au plus intime de la personne afin d'accéder à un nouvel équilibre intérieur et à devenir créateur de son existence plutôt que victime.

Écrit par : Marie-France de Meuron | 27 juillet 2014

Merci, Jmemêledetout, pour votre réflexion.
Je dirais que chaque instant de la vie recèle une dynamique particulière qui forme un tout. C'est pour cela que je distinguerais la conception de la grossesse en ce sens que la conception est l'instant ou le spermatozoïde rencontre l'ovule alors que la grossesse se déclanche ensuite. Effectivement, le fait très concret de porter l'enfant physiquement revient à la femme. En revanche, le mode d'accompagnement de la croissance de l'embryon puis du fœtus par l'homme est plus subtil car seulement perceptible énergétiquement. En français, il n'y a pas de mot pour parler de l'homme enceint alors qu'il existe dans d'autres langues. J'ai été très touchée d'entendre certains hommes exprimer leur état "enceint". Notre culture très matérialiste se contente trop souvent de dicter à l'homme d'entourer la femme mais pas de vivre son propre état d'homme enceint.

Écrit par : Marie-france de Meuron | 27 juillet 2014

Pour en savoir davantage au sujet de la contraception naturelle, voici deux références:
- Un regard nouveau sur la contraception naturelle (revue Recto-Verseau de mai 2014)
- un site : http://naturofemme.ch/index.php/contraception

Écrit par : Marie-France de Meuron | 27 juillet 2014

il y en aurait des heures à débattre d'un sujet aussi captivant que celui proposé
Cependant certaines églises elles aussi sont responsables ,je pense aux années 23-70 ou sous le convert des bonnes manières à ne jamais transgresser sinon c'était l'excommunion du groupe assurément beaucoup de grossesses ont eut leur lot de souffrance,bien des fœtus auront payé le prix du refus de l'avortement seule manière d'empêcher la venue au monde d'enfants qui seraient de toutes manières et jusqu'à la fin de leur vie détestés par les uns et les autres
Aussi par comparaison c'est devenu un jeu je m'en excuse d'avance,l'ordinateur pour ceux qui ont enregistré ce vécu ressemble non plus seulement à une mise en quarantaine ou l'enfant est séparé du monde des adultes par une vitre et n'a que des Tintin ou Bécassine pour lui tenir compagnie mais en plus cet outil qui devait normalement aider les humains à moins se sentir isolés est lui -même le digne descendant d'une matrice internationale ou ovules et spermatozoïdes s'affrontent par des mots échangés mais sans plus de lendemains enchanteurs sinon moins pour les esseulés
Les coups enregistrés avant la naissance laissent des séquelles avec maux dont personne même un médecin ne connaissant pas le vécu du patient ne pourra jamais soulager .Aussi et c'est par là que je termine ne faisons jamais un procès d'intentions aux psychiatres Suisses et de très grande réputation ils soignaient les victimes de certains mouvements religieux ni plus ni moins
Très bon premier Aout pour Vous Madame De Meuron

Écrit par : lovsmeralda | 30 juillet 2014

bonjour, j'ai aujourdhui un implant depuis 3 - 4 mois apepres, mais j'ai envie d'avoir un enfant..
ya t-il ne possiblite que je puise concevoir sous nexplanon?? si oui la quelle?? merci.

Écrit par : ohmana | 12 août 2014

Ohmana, Je suis ravie que vous ayez envie d'un enfant car c'est un engagement merveilleux dans la vie.
Votre question relève d'un spécialiste. De plus, chaque situation mérite une réponse personnalisée. Or, je ne vous connais pas.

Écrit par : Marie-France de Meuron | 12 août 2014

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