10 mai 2014

Médecine de base, diagnostic de base, médecine précoce

Ces trois termes qui paraissent se ressembler définissent des espaces dynamiques très distincts pour diverses dimensions.


La médecine de base, pour laquelle nous sommes appelés à voter très prochainement, propose des soins relevant du premier recours ou du médecin de famille. La médecine actuelle tendant à se spécialiser, il manquera bientôt les praticiens pour recevoir les patients au début d’une démarche médicale ou pour les suivre de façon générale.  On peut se demander si une décision politique peut réellement régler le problème. En effet, le problème de pénurie relève d’une mentalité actuelle de la conception de la médecine et des soins qui nécessite plus qu’un acte constitutionnel ou juridique pour en modifier la tendance.   

De plus, il nous est dit que le système proposé va générer des économies. Seule une médecine adéquate génère des réductions des coûts !  Or, l’article parle bien d’une médecine de qualité mais les critères n’en sont pas du tout définis.                                                                                                                                                                                                                              

Un comité s’est créé tout récemment contre l'objet de la votation. Effectivement, la mise en place de la proposition n’est pas évidente.

La Fédération des Médecins Praticiens (FMP) souligne  le fait que des mesures étatiques forment la base d’une santé publique conçue selon le modèle socialiste. En outre, la conscience de la qualité n’a aucun rapport avec des interventions étatiques, bien au contraire : la réglementation croissante alourdit la bureaucratie mais n’améliore pas les prestations.

Le diagnostic de base semble être une notion évidente tant sa réalité a été simplifiée par la médecine académique. Ainsi, on recherche davantage le diagnostic d’une maladie bien définie et si possible bien étudiée et répertoriée plutôt que le diagnostic complexe des différents plans de l’être humain – du corps, de l’âme et de l’esprit - qui participent à l’état maladif. Un exemple très clair : on soigne un cancer plutôt qu’une personne cancéreuse, d'où les rechutes possibles qui sont plutôt des exacerbations de la maladie de base.

La différence entre les multiples courants de thérapie commence déjà dans l’établissement du diagnostic de ce qui empêche le corps ou l’organe de fonctionner harmonieusement.                                                                Une autre distinction importante est de savoir si les troubles sont limités à des perturbations énergétiques ou matérialisées dans des organes et les cellules.

Ainsi, pour la médecine de premier recours, il serait bon d’avoir aussi l’avis de praticiens alternatifs pour établir les différentes dimensions du diagnostic. Si, en 2009, le peuple a voté en faveur des médecines complémentaires, nous pouvons concevoir que c’est aussi pour intégrer les autres types de diagnostic dans la médecine de base. En médecine chinoise par exemple, diagnostiquer les perturbations des méridiens afin de les corriger peut être très efficace et éviter la densification du processus pathologique.

Trop souvent, nous entendons les patients dire : « je sais bien ce que j’ai » alors qu’ils ne savent pas du tout comment ils construisent leurs malaises. Ils donneront peut-être des causes plausibles mais ce savoir n’apporte pas de solution concrète.

Le diagnostic de base conduit aussi à chercher la thérapie ou le complexe thérapeutique  le mieux adapté à la personne malade. A ce moment-là, on cherche à voir si l’ensemble des thérapies possibles ne peut recouvrir qu’une partie ou l’ensemble des symptômes d’appel. Ce sera aussi le moment de définir si le traitement est plutôt palliatif que curatif.

La médecine précoce est celle qui propose un traitement lors des premiers signaux du corps.

Elle évite ainsi une aggravation ou une chronicité de la maladie. Elle stimule aussi les personnes à être vigilantes au fonctionnement de leur corps, de leur âme et de leur esprit. Le but étant que chacun réveille en lui son propre médecin, ce qui conduit à la médecine la plus économique possible !

Ainsi donc, ne confondons pas médecine de base avec médecine basique !

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