16 septembre 2013

Sincèrs condoléances à La Pâquerette

« Il n'y a que ceux qui ne font rien qui ne font pas de bêtise, et encore! » Tel était le slogan d'un confrère médecin. Le drame d'Adeline n'est bien sûr pas à comparer à une bêtise. Il est plutôt la résultante de la somme de beaucoup d'erreurs. Le malheur de La Pâquerette est que cette institution se trouve aux premières loges.


 Mes condoléances pour la perte d'une collègue dans une équipe où chacun est très relié aux autres.

Mes condoléances aussi pour une rupture dans toute une dynamique qui fonctionnait bien puisque, comme le dit Me Vincent Spira dans la Tribune de Genève de ce jour, le résultat de votre travail a permis à beaucoup de détenus – tous ceux qu'il connaissait - de se réinsérer sans récidive.

 Cet aspect global de votre présence dans le temps est enfoui sous un monceau de lamentations et de reproches contre différentes cibles dont vous. Nous pourrions aussi nous sentir unis dans ce drame qui n'est pas que celui d'Adeline et de Fabrice A mais de tous ces être humains qui s'enfoncent dans de pareilles situations et à qui vous essayez de rendre une dignité humaine.

 J'aimerais offrir la tribune de mon blog à tous ceux qui fréquentent La Pâquerette, que ce soit les intervenants, les détenus ou les visiteurs. Que nous puissions avoir une vision globale de cette communauté, un ressenti de ce qui s'y vit et s'y partage, et pas seulement un zoom sur un événement qui nous a certes tous choqués profondément car très aigu mais qui, comme tous les événements ponctuels, sera vite archivé pour la plupart d'entre nous.

« Un de perdu, dix de retrouvés ». Dans votre cas, je vous souhaite de tout coeur que ce soit les quatorze autres détenus qui puissent réintégrer une vie autonome et créative.

Commentaires

Oui, sincères condoléances à cette famille traumatisée.
Un drame qui aurait très certainement pu être évité.

Dans cette affaire cauchemardesque, le criminel violeur arrêté au grand soulagement de la population, on cherche un bouc émissaire.

Hélas, il n’y a pas qu’un, mais des dizaines. Des erreurs ont été commises à plusieurs niveaux et j’espère que la commission d’évaluation s’interroge en profondeur, car ils doivent se sentir coresponsables. Mais … pas seulement eux ! J’aimerais donc citer les politiciens qui ont décidé en 2010 par soucie d’économie de ne plus faire accompagner les délinquants par une tierce personne. Ils méritent un blâme officiel, comme cela devait être les cas pour Marie et Lucie.

Il faut que des mesures correctives soient enfin prises ! Fini la galanterie et le laxisme existant. Les tristes précédents n’ont pas suffi ! Plus jamais cela ; cette affaire doit servir d’exemple pour que tous les criminels soient traités avec sévérité.

Messieurs les juges, avocats et politiciens au cœur tendre, il est impératif que les lois changent et que le code pénal se durcisse. Je mets en doute le succès de réinsertion de récidivistes et l’emploi des psy qui nous coûtent un saladier.

On peut accorder une chance, mais pas deux. Il vaudrait mieux de les faire travailler à la dure, comme cela aurait dû être le cas dans l’affaire Carlos (logement dans un appartement avec cours gratuits de boxe thaï pour servir de réinsertion au coût mensuel de Fr. 29'000.-), qui a secoué dernièrement la Suisse alémanique.

Bien à vous Bruno

Écrit par : Bruno Mathis | 16 septembre 2013

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