12 septembre 2013

La médecine, est-elle laïque?

Si la population s'est écartée des églises, c'est bien parce qu'elle n'en supportait pas les dogmes et le manque de liberté de penser par soi-même. A cela s'ajoutait la division entre le bien et le mal avec son lot de condamnations.


En médecine conventionnelle, certains dogmes sont tenaces. Par exemple celui que la vaccination est le meilleur moyen de protéger quelqu'un . Je viens de recevoir un commentaire très autoritaire qui montre bien qu'hors du dogme point de salut. De plus, il implique que ceux qui pensent autrement sortent de la morale élémentaire.

Voici donc le commentaire signé de façon anonyme – Uranus 2011 – puisque, celui qui écrit est sûr de son droit absolu et peut se prendre pour Dieu le Père ou du moins son représentant sur terre, le Pape : « "Oui, vous avez raison. La santé c'est bien trop cher. Supprimons les vaccins (tous, oui!) et laissons faire la nature : que les plus forts vivent, tant pis pour les autres..... vous semblez oublier le rôle de protection des plus faibles dans un monde où la règle deviendrait celle de la jungle. A chacun son choix de société, mais votre vision ne laisse aucun espoir aux plus démunis !".

L'auteur de ce commentaire veut imposer son credo qu'hors des vaccins, les plus démunis meurent. Comme si seul le vaccin pouvait renforcer l'immunité! Comme si l'innocuité du vaccin était valable pour tout le monde alors que les effets secondaires peuvent être gravissimes. Et, quand on se soumet à un dogme, on évacue tous les autres facteurs plus complexes. Ainsi, la protection des plus faibles dépendraient uniquement de la vaccination!

Le jugement tombe : « votre vision ne laisse aucun espoir aux plus démunis ». L'évêque s'est prononcé de façon absolue. En médecine académique, cet évêque peut être un professeur universitaire pas forcément en médecine mais dans ces sciences qui gravitent autour, ce qui semble être le cas d'Uranus 2011, selon son adresse e-mail.

Une autre dimension comparable à l'Eglise nous est donné par Alain Berset. il parle de « tout mettre en oeuvre pour protéger la population ». On voit ainsi la confédération comme un pape qui prend soin de ses ouailles, en concertation avec les pouvoirs cantonaux, donc toujours en référence avec une hiérarchie. A l'heure de la laîcité et de l'individualisme, on devrait pouvoir prendre en compte les différentes thérapies alternatives dans leurs façons d'aborder les maladies et leurs apports thérapeutiques. En effet, la santé est la résultante de multiples facteurs, par conséquent les solutions sont variées voire complexes. Pour l'instant, la tendance officielle est de se limiter à des mesures d'hygiène et de vaccination, ce qui est un peu pauvre par rapport à la diversité de la population et des moyens à disposition hors du système officiel.

Autre dimension dogmatique de ce commentaire : Le texte est court, lapidaire. Un dogme n'a pas à être élaboré tant il est évident à celui qui y croit!

Ainsi donc, hors de la Médecine Académique, point de salut!

Commentaires

Article très intéressant et si beaucoup de gens se sont retirés des églises c'est aussi pour éviter la contagion collective lors des Saintes Scènes. Surtout celle du Culte de Noel à 23 heures ou les quintes de toux sont les plus virulentes et les plus contagieuses surtout en milieu fermé
Y'aurait-il un bugg dans le système vaccination quand on sait la période choisie précédent les grands rush de fin d'année ou tous les organismes sont fatigués. Il y a de quoi se poser la question surtout qu'en vaccinant on réactive tous les virus qui ne demandaient qu'à dormir

Écrit par : lovsmeralda | 12 septembre 2013

Toujours la même tactique pourrie dans ce système capitalisme pour gros joueurs seulement, ici BigPharma...

Créer un monopole puis le faire financer par l'État.
Cela vaut plus que l'or sorti d'une mine sans les dépenses pour le faire et c'est permanent, que demander de +.

Malgré toutes les découvertes scientifiques qui permettraient aux personnes de se soigner elle-même ou que leur mère les soigne pendant l'enfance, on retrouve encore, puisque c'est humain, ce souhait, ce besoin fabriqué de toute pièce, de remettre sa vie entre les mains d'un autre qu'on ne connaît pas, d'être pis en charge par d'autres plutôt que par soi-même et c'est bien là le drame de l'humain qui se sert de sa souveraineté pour s'enchaîner lui-même.

Écrit par : Dcembre | 13 septembre 2013

Chercher son salut à l'extérieur de soi, dans une église pour notre volet spirituel ou chez les médecins vaccinateurs pour notre volet physique peut être décevant. Mais c'est sans doute plus facile et plus rassurant que de chercher la force en nous-mêmes.

Écrit par : BERTHOUD FRANCOISE | 14 septembre 2013

Merci beaucoup, Françoise, de souligner cette intention majoritaire de chercher le salut à l'extérieur de soi plûtôt qu'en soi.
En fait, les prédicateurs parlent souvent de conversion. Au niveau social, cela signifie entrer dans une religion alors qu'au niveau ontologique, cela signifie un retournement vers son for intérieur, comme son étymologie latine le définit.

Écrit par : Marie-Fance de Meuron | 14 septembre 2013

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