01 septembre 2013

Qui s'oppose à la LEP?

Selon la TdG du 30 août, « un club hétoroclite contre la vaccination ». Encore un de ces titres qui attirent vers ce qui restreint le sujet avec des termes sectorisants!


 Hetéroclite? Simplement parce que les membres de ce « club » proviennent de milieux ou partis très distincts. En fait, ils sont unis par leurs expériences, leurs réflexions, leurs sensibilités à la santé. Ils parlent en tant qu'individus en sachant se détacher de leurs partis politiques ou groupements d'opinion. Ils ne se laissent pas prendre aux déclarations qui simplifient beaucoup le sujet et qui cherchent, par certains aspects, à rassurer le citoyen. Ils représentent une vraie communauté qui s'allient sur des points communs.

 Le pouvoir central veut protéger la santé du peuple. Il est juste que certaines tâches lui incombent mais pas d'en prendre la direction générale. Chaque individu est et doit rester le premier responsable de sa santé. Il doit apprendre à la gérer, se faire aider s'il le faut mais ne doit pas être soumis à des mesures collectivistes qui passent par-dessus de nombreux paramètres inhérents à la quête de la santé.

 Il faut être vraiment naîf, à l'heure actuelle avec les scandales encore tout frais de Wikileaks puis Snowden, pour croire à la protection des données. Celui qui déclare une telle protection ne parle qu'en son nom et dans l'instant présent. Comment peut-il parler pour toutes les autres personnes qui travaillent avec ces données?

 « Contre la vaccination »? La LEP ne se résume pas au domaine de la vaccination, elle cherche à donner du pouvoir au système dirigeant. Or, ce système est avant tout politico-économique et non médical. Il ne peut pas détenir la sensibilité des acteurs de santé qui sont sur le terrain. Avec une nouvelle épidémie, il y a forcément le chaos du début puisqu'on n'en connaît pas l'agent ni les causes qui lui ont permis de se multiplier si facilement. Par conséquent, on n'en connaît pas non plus le traitement radical et encore moins le vaccin qui nécessite toujours une longue mise au point. Par le passé, des vaccins ont été imposés alors que la courbe de croissance des maladies concernées était déjà sur son déclin!

La santé est la résultante d'un état d'équilibre qui provient de différents facteurs. Ainsi, les solutions à une meilleure gestion possible d'une épidémie ne seront pas les mêmes selon les cantons car les mentalité,s le climat, la dynamique sociale diffèrent d'une région à l'autre. C'est donc aux cantons de construire leurs dynamiques sanitaires car leurs dirigeants sont plus proches du peuple donc des praticiens qui observent, suivent les malades et connaissent les atouts du lieu pour lutter contre la maladie. Qu'ils s'enrichissent de données venues du système central est un avantage mais ne doit pas devenir un joug!

« contre la vaccination »? Evidemment, à première vue, la vaccination est très séduisante. Une petite piqûre et vous êtes protégé d'une terrible maladie! La réalité n'est pas si simple. Le corps humain qui reçoit le produit vaccinal (qui n'est pas qu'un virus tué ou atténué mais aussi des adjuvants pas si inoffensifs pour qu'on les ignore) ne va pas réagir seulement dans le système immunitaire comme le veulent les intentions premières mais va aussi créer ses propres réactions selon ses insuffisances latentes ou patentes. De plus, croire que la vaccination est le meilleur moyen de se protéger est très limitatif. Cette croyance est une réduction facile mais elle met très vite de côté de multiples moyens de résister aux maladies. Or, ces moyens ont une étendue bien plus vaste, contre beaucoup de facteurs pathogènes, alors que le vaccin ne vise qu'un agent. Avec cette démarche de prévention où l'on veut éliminer un virus ou un microbe après l'autre, on vaccine toujours plus les bébés et l'état de santé des enfants est toujours plus désolant. De larges enquêtes ont démontré que l'état de santé des enfants non vaccinés est bien meilleur que celui des enfants vaccinés. A cela s'ajoute le fait que si une maladie est supprimée, d'autres la remplacent et le bilan final est plutôt négatif puisqu'une nouvelle maladie est plus complexe et nécessite toute une nouvelle étude de l'agent pathogène avec un délai pendant lequel il agit librement. En outre, cet agent devient de plus en plus « malin » et des traitements autrefois actifs ne le sont plus.

 La santé fait partie de la vie en perpétuel mouvement de croissance, avec ses transformations, ses mutations, ses stimulations à nous éveiller à des dimensions de nous-mêmes encore inconnues. Une loi est forcément restrictive et toujours en retard sur les nouvelles manifestations de la vie.

Commentaires

@Madame De Meuron, excellent article prouvant s'il en était besoin qu'il existe un violeur collectif /Internet /s'abreuvant de toutes nos données personnelles voire privées et malheureusement avec le consentement des utilisateurs
Quand on sait les banques de données conservées aux USA par Google peut-être pour concurrencer l'Université des Mormons ou toutes les données familiales et mondiales sont inscrites et peuvent être obtenues gratuitement autant ne rien voter en cas de doute plutôt qu'un oui qui donnerait davantage l'occasions à des profiteurs et manipulateurs en tous genres de prendre de plus en plus possession même de votre âme
Dans le doute abstenons nous dit un proverbe et il est fort judicieux concernant ce vote qui demande un NON péremptoire et nul besoin d'être sectaire ,pour sentir le danger à vue de nez
Un médecin dont je ne me souviens plus le nom s'est exprimé par voie de presse ,la vaccination doit rester un choix personnel surtout pour les adultes.
Dommage qu'il n'existe aucun vaccin pour ceux qui rêvent d'un état totalitaire et qui essayent de prendre en otage tous les citoyens de notre pays et de Navarres,le oui passerait la rampe illico
Quand est-ce que les entourloupeurs du New âge cesseront de nous bassiner avec des initiatives qui ne tiennent pas la route .Revenons au temps des vaccins ou les Généralistes savaient encore écouter leurs patients avant de les piquer pour tout et pour rien. Formons des médecins intelligents et qui eux sauront faire la différence entre l'intelligence humaine et l'intelligence artificielle des logiciels qui elle ne contient pas pour 4 sous de raisonnnement clair et limpide
toute belle soirée pour vous Madame

Écrit par : lovsmeralda | 01 septembre 2013

oui, et il semble que bien des gens aient compris que pour préserver notre liberté individuelle de choix en matière de sante, il faut voter NON à cette modification de la loi : le premier sondage montrait le chiffre impressonnant de 39 % de NON d'intention de vote.

Écrit par : BERTHOUD FRANCOISE | 01 septembre 2013

Chère Madame, j'interviens rarement ici, mais cela fait longtemps que j'admire vos prises de positions courageuses et positives. Vous savez exprimer et détailler, argumenter et défendre vos positions.

Sur ce sujet qui me tiens particulièrement à coeur.(Ma mère Suzanne Luiset a combattu durant des années l'obligation de vaccination, et a eu gain de cause seule contre l'Etat)j'aimerai aussi ajouter quelques points.
1- il s'agit d'une violation du Droit des Patients & des Droits de l'Homme que de vouloir se donner le droit de porter atteinte à l'intégrité physique des citoyen(e)s.
2- la désinformation organisée et les articles orientés qui paraissent dans la presse sont à même de nous inspirer de véritables craintes car proche d'un "lavage de cerveau", méthode rappelant les plus sombres périodes de l'Histoire de l'Humanité.
3 - L'efficacité des vaccinations systématiques commence à être (enfin) remise en cause.
4 - les effets secondaires commencent aussi à être reconnus.
5 - Au vu des montants colossaux en jeu, la confiance n'est plus de mise et il est légitime de douter de la sincérité de Mme Kickbusch et d'autres responsable de la Santé Publique, qui semblent plutôt inféodés aux grandes entreprises pharmaceutiques telles Pfizer Europe et Merck and Dohme MSD, et bien d'autres groupes à l'origine de cette funeste idée de vote, qui clairement n'ont comme motivation que l'argent et non la santé publique.
6- les derniers épisodes concernant les pseudo pandémies, épidémies (grippe porcine, grippe aviaire,vache folle,grippe chinoise et autres) nous ont démontré qu'il ne s'agissait pas de protection de la santé publique mais de gros sous. De simples masques imposés au personnel soignant suffisait a assurer la protection des patients.
Bref; vaste sujet et je ne vais pas m'étendre trop ici, si ce n'est pour encourager à voter CONTRE cette modification de loi qui n'est destinée qu'à transformer la population en troupeau de moutons de rente.
Encore toutes mes félicitations et remerciements pour votre courageux combat.

Amicalement

Écrit par : Mireille Luiset | 03 septembre 2013

Un très vif merci, Mireille Luiset, pour votre commentaire très consciencieux et pour vos encouragements très chaleureux!

Écrit par : Marie-France de Meuron | 03 septembre 2013

"On estime à environ 800 000 le nombre de nouveau-nés dans le monde qui meurent chaque année de tétanos néonatal."

http://www.vulgaris-medical.com/encyclopedie-medicale/tetanos

Écrit par : Johann | 03 septembre 2013

Johann, les estimations valent ce qu'elles valent : c'est souvent des extrapolations.
Le bébé ne sera jamais immunisé par une vaccination contre le tétanos néonatal!
En revanche, il en sera écarté si les règles d'hygiène sont appliquées. Dans certaines populations, on applique la terre du lieu sur l'ombilic de l'enfant, terre où ont déféqué différents animaux. Ainsi, enseigner vaudrait bien mieux que vacciner. Seulement, cela prend du temps et de la patience et ne rapporte rien financièrement. Alors que les vaccinations sont rapides et rapportent gros à leurs fabricants et à leurs commerçants.

Écrit par : Marie-France de Meuron | 03 septembre 2013

Merci pour cet excellent article. Oui, la santé est la responsabilité de chaque individu, pas celle des autorités sanitaires. Vacciner tout le monde - pire, les obliger d'être vacciner - portent des risques pour les individus susceptibles aux substances qui se trouvent dans les vaccins. Je peux témoigner que ma petite nièce, vaccinée contre l'hépatite B à la naissance, et contre d'autres maladies ... souffre souvent des rhumes et des allergies. Mes deux petits neveus, âgés de 2 et 3 ans, n'ont jamais reçu des vaccins. Ils sont en très bonne santé. Ces enfants habitent les Etats-Unis, où le "Centers for Disease Control and Prevention" recommandent au moins 70 doses de 16 vaccins différents aux enfants dès la naisssance jusque l'âge de 18 ans. Est-ce qu'on veut contraindre la population suisse à une telle "vaccination complète"?

Écrit par : Meris | 05 septembre 2013

Merci pour votre indispensable mise au point.
Ces décisions de contraintes vaccinales émanent de technocrates totalement incompétents en la matière, convaincus que les vaccins sont la protection exclusive à tous nos maux, alors que d’autres alternatives efficaces et scientifiques existent.
Je suis biochimiste et fille d’un médecin vaccinaliste. Je sais de quoi je parle, moi la plus vaccinée de la ville de Genève et pour avoir consciencieusement appliqué toute la couverture vaccinale recommandée à mes propres enfants, notre vie a été perturbée à cause des multiples effets secondaires qui sont apparus en conséquence.
Où cette loi nous entraînera-t-elle ? Un exemple: pour entrer dans un collège aux USA, la vaccination ROR est obligatoire. Conséquence, ma fille qui avait déjà eu les oreillons, la rougeole et la rubéole a été vaccinée de force et a manqué clapser. Alors, ça vous tente ?

Edith Gallay, présidente de l’Association Spasmophilie Entraide, Genève

Écrit par : Edith Gallay | 09 septembre 2013

Merci beaucoup, Edith, pour votre témoignage.
Effectivement, le vaccin ROR n'est pas du tout anodin.
Le site : http://www.initiativecitoyenne.be/article-vaccin-ror-une-communication-frauduleuse-de-l-inpes-aux-medecins-106569539.html
indique bien comment on cherche à persuader les parents mais aussi les médecins de la facilité du geste. En plus, les services officiels décrètent qu'il y a très peu d'effets secondaires mais ils devraient avoir la rigueur de dire "très peu d'effets secondaires répertoriés" car ils ne sont pas sur le terrain c'est-à-dire dans le corps des bébés. On ne répètera jamais assez que les injections sont des effractions dans le corps. La peau ne peut pas "trier" ce qu'on lui injecte alors qu'elle a justement un rôle protecteur.
A souligner aussi que lorsqu'il y a un effet secondaire, pour les parents et l'enfant, les statistiques ne comptent plus et peu leur importe de savoir si ce sont des effets rares ou non.

Écrit par : Marie-France de Meuron | 11 septembre 2013

Dommage pour un môme de mourir d'une rougeole en Europe au 21 ieme siècle, comme les cas récents en France voisine.
Visiblement les quelques milliers de jeunes africains morts de ces maladies bénignes ne vous gênent pas......

Écrit par : La fouine | 11 septembre 2013

Voilà, La fouine, j'ai publié la partie du commentaire relative à ma note.
Quant au reste, je l'ai effectivement supprimé en estimant qu'il est toujours facile de critiquer et de dénigrer quelqu'un avec des phrases "bateau" en se cachant derrière un pseudo. Ouvrez un blog et nous le comparerons avec le mien!

Pour votre réflexion sur une(ne les multiplions pas!) môme de Haute-Savoie décédée à la suite d'une rougeole, il vaut la peine de marteler l'élément suivant: elle est décédée à cause d'une déficience immunitaire et non de l'infection virale. Avec une déficience de cette importance, son frère avait eu de graves réactions suite à un vaccin. Il était donc fort adéquat de ne pas l'y soumettre. Mais cela, on ne le crie pas sur les toits tant on pousse les parents à faire vacciner par peur plutôt que par adéquacité thérapeutique.
Le problème est similaire en Afrique. Chez des enfants déjà affaiblis par la malnutrition, des parasites et un stress quotidien, il est dans l'ordre des choses de succomber à une agression importante, que ce soit une infection virale, un accident ou une carence alimentaire.
De plus, votre façon de monter en épingle le problème de la rougeole en Afrique vous empêche de parler de l'avenir sanitaire des enfants africains vaccinés.
Croyez-vous vraiment qu'on les rende sains à jamais?

Écrit par : Marie-France de Meuron | 11 septembre 2013

Les commentaires sont fermés.