27 août 2013

A quoi ça sert l'école?

 C'est la rentrée comme chaque année. Des efforts énormes sont faits de la part de l'Etat, des enseignants, des parents et des élèves pour fréquenter les classes. Les résultats, sont-ils à la hauteur des investissements de toutes les ressources humaines engagées?


 A travers les nombreuses heures de cours un savoir et même des connaissances sont développés.

Evidemment, ce savoir peut être toujours utile un jour. Le hic, c'est que tout l'enseignement est formaté, codifié, réglementé. Même le développement des enfants est noté sur des critères très définis bien que souvent fluctuants.

Alors, on en arrive au collectivisme, chacun devant entrer dans le moule. Ceux qui n'y entrent pas sont de « mauvais élèves » alors qu'ils ont sans doute des qualités qui ne sont pas mises en évidence dans un cursus scolaire structuré pour en faire de bons citoyens. Il y a bien longtemps, l'Express avait publié une statistique des cancres. Parmi eux, il y avait des génies! Inexploités comme bien des qualités des enfants que l'on astreint à de longues heures sur les bancs d'école.

A la recherche d'un lien à ce sujet, je tombe sur un article tout récent : « Pourquoi l'école fait de vos enfants des cancres? ». En parallèle, qu'en est-il des enseignants qui se sont lancés dans la profession avec souvent beaucoup de coeur pour les enfants et qui se retrouvent sous la férule des pédagogues ou du gouvernement?

Un autre article laisse pantois : "Quand l'éducation nationale se fournit chez les cancres." Dans ce cas, il s'agit d'une catégorie d'adultes qui se présentent pour enseigner et sont engagés par manque de professeurs en France.

Dans une région du Sénégal où je reçois des jeunes qui manquent de moyens financiers pour suivre le cursus publique, je suis surprise que les enfants reçoivent une éducation à l'occidentale. Ils en perdent leur bon sens africain et une majorité a de la peine à trouver sa place dans la société. De plus, en leur faisant croire que les études jusqu'au bac est la seule solution, ils passent très souvent à côté d'une formation professionnelle qui correspondrait mieux à leurs aptitudes et, finalement, à côté d'eux-mêmes.

 En Suisse, on peut constater que dans ce système auquel toute la jeunesse doit se soumettre, beaucoup de jeunes réagissent, soit en restant quasi analphabètes malgré les nombreuses années d'école, soit se livrant à des compensations nocives pour la santé. Ou encore, en étant à la longue coupés de leurs élans, ils ne savent plus qu'entreprendre comme formation professionnelle.

Petite anecdote très explicite: J'ai vu une ado de 13 ans pleurer en se souvenant qu'à 8 ans, elle avait dessiner une vache bleue. Sa maîtresse lui avait dit avec dédain : « as-tu déjà vu une vache bleue? Alors recommence! »

Du même style, une enfant de 11 ans déclare vouloir être inventrice. L'institutrice lui répliqua sèchement qu'on ne gagnait pas sa vie ainsi.

 Fort de toutes ses contraintes, il est question maintenant de codifier ce que les élèves mettent sur la tête. Cette fois-ci, cela concerne les filles. Une fois de plus, ce sont elles qui font les frais des moeurs en cours, que ce soit celles de leurs parents, de leurs ethnies ou du gouvernement local!

Comme on veut stigmatiser les islamistes, on croit qu'en interdisant le  voile à l'école, on va les mater! Alors que, dans cette interdiction, on les empêche aussi d'exprimer à leur façon une certaine pudeur. Cacher sa chevelure, c'est cacher un peu de soi . Et alors, cela fait le pendant à nos moeurs actuelles où la pudeur est souvent malmenée.

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