13 août 2013

La Médecine Périphérique

Voici une appellation encore non contrôlée, en tous cas pas par GOOGLE.

Il est bon qu'à ce jour il y ait encore un espace vierge à développer!


 Ma réflexion a surgi à la suite de l'article paru le 12 août dans TdG : « La chirurgie esthétique explose sur l'arc lémanique ». Il s'agit de liposuccions, de liftings, d'augmentations mammaires, de réductions de rides, à savoir tout ce qui peut corriger l'être humain vu de l'extérieur.

Un investissement financier énorme est engagé, tant de la part d'entreprises que de particuliers.

On cherche ainsi à forger le corps de l'extérieur, on le force à prendre une forme car, selon l'article cité, « le diktat de l'image s'impose de plus en plus .... »

- Je glisse la remarque qu'actuellement, il est de bon ton de fustiger le voile des musulmanes mais elles au moins, elles peuvent l'enlever ou le remettre et le geste ne dépend pas d'un service technique très poussé!-

L'être humain est un univers où tout est relié. On ne peut pas agir sur une partie sans que les autres ne se sentent concernées. Les médecins qui pratiquent et les patients qui subissent, sont-ils vraiment attentifs à tous les effets connexes de pareilles opérations?

On peut commencer par les effets de la zone agressée. Oui, il ne faut pas avoir peur de dire la réalité, ces zones que l'on pique et suce, coupe ou empoisonne, il faut être naîf pour croire qu'elles ne vont pas réagir. Les réactions peuvent être bien visibles dans les jours suivants l'intervention ou surgir plus sournoisement, à bas bruit et exploser d'un coup, ou encore apparaître sous une telle forme qu'on ne fait pas la relation avec l'acte originel.

Au sujet des réactions immédiates: voir l'article du Dr Thomas Fischer concernant les liposuccions :

ou encore celui sur le Botox, cette toxine que l'on injecte et qui produit des effets neurologiques :

A ces effets locaux et neurologiques, s'ajoutent aussi les effets de toutes cicatrices:

A un niveau plus intime, il est question de dépression fatigue suite à un lifting:

A vous de chercher d'autres liens!

 Ces différentes références nous montrent que le corps est comparable à un animal qui réagit aux différents stimuli qu'on lui impose. Il va chaque fois reconstruire un équilibre en réponse à une incitation. Ce nouvel équilibre va forcément avoir une influence qui obéit à ses propres lois et non à celles voulues par les volontaristes du changement.

 En conclusion, alors qu'on recherche à travers la chirurgie esthétique un effet périphérique, la nature nous rappelle que nous sommes des univers complexes, avec des strates plus profondes que nous pouvons toujours essayer de nier rationnellement mais pas intuitivement ni sensitivement.

Commentaires

Très bon article ,c'est une fuite devant la réalité tout aussi dangereuse que la drogue ,une fois le ravalement commencé beaucoup continueront jusqu'à saturation du corps et de leur esprit et c'est le cœur qui lâchera.
C'est une forme de lâcheté finalement autant s'accepter comme on est et développer l'intelligence du cœur qui elle sait se renouveler constamment et sans dépenser le moindre centime et sans cours spéciaux non plus

Écrit par : lovsmeralda | 13 août 2013

Merci pour cet article. Pour ma part, je pense que la chirurgie esthétique est un acte assez lourd. Tant que faire se peut, les autres options, comme celles issues de la médecine esthétique sont préférables et peuvent corriger nos imperfections et nos complexes.

Écrit par : médecine esthétique Paris | 19 août 2013

Bonjour,
Merci d'avoir apporté ces réflexions pertinentes! pour moi si la médecine périphérique peut aider à se sentir mieux ou à améliorer la vie d'une personne c'est tant mieux! je suis toujours pour le progrès!

Écrit par : douche plain pied | 26 août 2013

Merci douche plain pied pour votre visite et votre avis.
Il vaut effectivement la peine d'avoir des aides pour se sentir mieux et si cela nous aide à avoir plus de force pour affronter les interpellations profondes de la vie. Le problème est que souvent, on utilise ces moyens pour contourner les signaux du corps, ce qui, à la longue, provoque un retour de flamme - une pathologie - bien plus intense. Ou encore, une maladie chronique dont on dira qu'elle est normale avec l'âge alors qu'elle provient de la non-correction des erreurs dont les écarts avaient créé les signaux du corps physique, mental ou émotionnel.

Écrit par : Marie-France de Meuron | 26 août 2013

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