02 juin 2013

Diagnostic et diagnostics

Le dimanche se prêtant à une réflexion de fond, j'apporte ici ma perception entre diagnostic et diagnostics. Cette distinction définit  l'usage possible des multiples thérapies à notre disposition.


 Le diagnostic correspond à une notion bien définie d'une maladie ou d'une pathologie. Ainsi, le traitement se fera en fonction des données connues à ce jour pour telle entité morbide. Il peut bien sûr y avoir plusieurs entités morbides chez le même malade, chacune recevant alors son traitement.

Les diagnostics toucheront le terrain sur lequel évoluent la ou les entités morbides. Ce terrain sera la résultante de paramètres psychiques, affectifs, mentaux, physiques, environnementaux et autres.

Ainsi, dans l'anamnèse du patient, le thérapeute cherchera les différents plans où se manifestent des déséquilibres ou des pollutions. Cette démarche requiert une grande collaboration du patient qui cherchera à percevoir ce qui le dérange dans les différentes dimensions de son être.

Ces deux démarches paraissent fort distinctes mais peuvent aussi se rejoindre. Une entité morbide inclut un sens qui permettra de mieux comprendre ce qui se passe à un niveau sous-jacent.

 Cette distinction entre diagnostic et diagnostics sera déterminante pour choisir le ou les traitements.

En visant une maladie, on peut utiliser un protocole bien défini, résultant d'expériences à répétition qui peuvent se rassembler dans des statistiques.

Lorsque l'on s'appuie sur l'ensemble des diagnostics, il s'agit de trouver des traitements pour essayer de couvrir les besoins des différents plans. Heureusement que certains symptômes découlent du même déséquilibre, ce qui évite des traitements inutiles! Ainsi doit-on créer le traitement qui sera donc complexe pour chaque être humain, ce qui est assez logique puisque chaque être humain est unique.

Ainsi, s'agit-il de chercher à couvrir un maximum de pourcentage des différents besoins, d'où l'usage de thérapies de nature très distincte.

Prenons l'exemple de la pratique de l'homéopathie. Grâce à ses différentes dynamisations, elle peut couvrir différents plans énergétiques. Toutefois, elle en remplacera pas une certaine diététique, de l'exercice physique ou un travail de connaissance de soi.

Les granules homéopathiques eux-mêmes peuvent être prescrits de façon à viser un diagnostic (angine, cystite, pneumonie) ou alors toucher la cause la plus profonde de la perturbation du malade, cause qui entraîne plusieurs symtômes. Ainsi s'explique la différence entre l'homéopathie uniciste et les homéopathies complexiste ou pluraliste.

 A noter que ce travail de recherche de diagnostics nécessite des consultations plus longues mais moins d'analyses de laboratoire ou d'examens de radiologie. En outre, il est plus économique à la longue puisqu'il traite plusieurs paramètres à la fois, lesquels sont souvent des prédispositions à des maladies.

Commentaires

Petite précision qui a sa grande importance : l'Homéopathie ne se prescrit pas sur un diagnostic quelconque, même en troubles aigus... ! L'Homéopathie n'a pas besoin de diagnostic pour être prescrite, elle n'a besoin que de symptômes !

Écrit par : Francis Gendre | 02 juin 2013

Bonjour, Francis Gendre, merci pour votre visite. Vous qui aimez les précisions, il faut distinguer l'homéopathie, science et art, du travail de prescription d'un médecin, lequel ne peut se faire qu'à travers un diagnostic dans le sens étymologique du mot selon Wikipedia : « Le mot provient du grec διάγνωση, diágnosi, à partir de δια-, dia-, par, à travers, séparation, distinction et γνώση, gnósi, la connaissance, le discernement ; il s'agit donc d'acquérir la connaissance à travers les signes observables. ». Il y a donc bien diagnostic des signes. Effectivement, ce diagnostic ne conduit pas à la conclusion d'une entité morbide mais au remède qui correspond aux signes mis en évidence.
A noter que la difficulté de la prescription du remède explique bien des échecs de la prise de granules. Elle vient du fait qu'il faut hiérarchiser les symptômes afin de mettre en évidence celui qui est le similimum du moment.

Écrit par : Marie-France de Meuron | 03 juin 2013

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