28 mai 2013

Un titre accrocheur de la TdG

En date du 24 mai, nous pouvions lire sur une grande page « Un psychiatre couchait avec sa patiente : il a été sanctionné ». Quel objectif poursuit la TdG en donnant autant d'importance à un fait divers?


Je ne connais aucune des personnes incriminées. Je cherche seulement à  partager quelques réflexions.     

A quoi cela peut-il servir d'offrir une telle histoire en pâture? J'ai l'impression que le lecteur est incité à devenir le voyeur d'une histoire intime. L'accent est mis sur l'adultère péjoré de la faute professionnelle d'un psychiatre. Cette mise en avant de la faute d'un homme évoque la personne qu'on montre du doigt et qu'on lapide dans certaines régions. Evidemment, nous sommes des gens éduqués et nous ne lapidons pas mais le processus relève du même état d'esprit.

Je regrette qu'il n'y ait pas une analyse plus approfondie de toute l'histoire, avec des conclusions autres que simplement « il a été sanctionné », ce qui relève d'une grande platitude sous nos latitudes!

Tout d'abord, cette affirmation froide « il a couché avec », comme s'il n'y avait eu que le coît entre cette homme et cette femme. Avant tout, ce sont deux êtres humains et l'humanité peut prendre beaucoup de place dans une relation humaine qui, au départ dans le cas qui nous occupe, était un contrat médecin-patiente.

Le fait de focaliser sur le coupable semble faire croire que tout reposait sur ses épaules.

Mais on pourrait dire aussi que le scandale vient de la dénonciation du cousin. C'est tellement facile de tout amener au grand jour plutôt que de trouver une issue à une situation qui ne convenait plus à la femme. (je pars des faits racontés dans l'article. Peut-être qu'il y en a d'autres). Cet homme a pris à son compte la responsabilité de la femme de trouver une solution à son dilemne. Pourquoi a-t-elle assumé cette situation si longtemps puis plus? On peut aussi dire que l'éclatement de la famille a eu lieu davantage à la suite de cette dénonciation plutôt que du fait de la relation extraconjugale de l'épouse.

Si cette femme a vécu cette relation pendant des années, c'est bien qu'elle a trouvé un certain équilibre avec, sinon elle aurait réagi plus tôt.

Du côté de son mari, pourquoi faire 6 enfants dans le monde d'aujourd'hui? S'est-il vraiment assuré que sa femme pouvait les assumer? Peut-être qu'elle a eu besoin de recharger ses batteries à l'extérieur du foyer pour gérer cette énorme famille?

Je ne cherche pas à justifier l'une ou l'autre attitude ou l'une ou l'autre personne. Toutefois, réduire la relation entre cette femme et le psychiatre à une relation sexuelle et nous la donner en pâture en grand titre montre bien à quel point dans notre société actuelle on se contente de peu pour réfléchir sur les relations affectives intimes et la vie en général.

Commentaires

Merci, Briand, pour votre visite. Toutefois, je ne publierai pas votre suggestion car elle n'approfondit pas les réflexions sur le sujet évoqué.

Écrit par : Marie-France de Meuron | 28 mai 2013

"Quand un chien mord un homme, c'est un accident"

"Quand un homme un chien, c'est une information":-)

Écrit par : jaw | 28 mai 2013

Jaw, le sujet étant très sérieux puisqu'il touche au rôle d'un journal quotidien, une famille de 6 enfants et l'avenir d'un médecin, veuillez SVP développer votre insinuation.

Écrit par : Marie-France de Meuron | 28 mai 2013

oui, c'est vrai Marie-France, on s'en fout que le psy ait couché avec une patiente et pourquoi ne l'auraient-ils pas fait s'ils se plaisaient ? 6 enfants ou pas !

Écrit par : nambikkai | 28 mai 2013

"Quel objectif poursuit la TdG en donnant autant d'importance à un fait divers?"

Ayant le privilège d'exercer une profession du domaine de la relation d'aide, je vous avoue avoir été particulièrement effaré à la lecture de cet article, tout en pensant (à tort peut-être) que son contenu était conforme à la vérité.

Dès lors, permettez-moi une hypothèse... Car en finalité, si un médecin (psychiatre en l'occurrence) se livre à des actes que non seulement l'éthique, mais également la morale réprouve, où va-t-on? Les circonstances du cas sont aggravantes en raison de la spécialité de ce médecin. Cependant, il en aurait été de même s'il avait été ophtalmologue, interniste ou cardiologue...

Il en va de même pour les politiciens pourris et autres escrocs, non? L'exemple ne devrait-il pas venir du haut?

Écrit par : Déblogueur | 28 mai 2013

Je citais donc un aphorisme qui court depuis longtemps dans la profession et que je n'ai (hélas) pas inventé. Mais il résume bien l'appétit des lecteurs:

"Quand un chien mord un homme, c'est un accident.
"Quand un homme mord un chien, c'est une information".

Pour le développement requis, j'avais publié un texte assez probant et sérieux, me semble-t-il, dans la (défunte) revue protestante "Certitudes". Le titre en est un oxymoron: "Délicieuses catastrophes."

Le voici:

http://tinyurl.com/o64d6oj

Écrit par : jaw | 29 mai 2013

Merci beaucoup, jaw, pour vos précisions. Le texte dont vous donnez le lien est excellent et illustre pleinement le sujet.
Je soulignerais le côté digressif de tels articles. Malheureusement, en se distrayant, le lecteur n'évolue pas dans la résolution de ses problèmes et sa propre réalisation.

Écrit par : Marie-France de Meuron | 29 mai 2013

Merci beaucoup, Déblogueur,pour votre réflexion personnelle et votre questionnement.
A l'ère où la morale et l'éthique sont revues sous différentes forme - voyez le mariage pour tous! - on ne peut que chercher à percevoir ce qui peut ou doit apparaître sous ces apparents chaos.
Vous citez que l'exemple doit venir du haut. Nous ne voyons que trop souvent que ceux qui sont haut placés ne sont pas forcément placés haut dans la moralité. Ainsi se confirme l'adage de Hermès Trismégiste : " Ce qui est en bas est comme ce qui est en haut et ce qui est en haut est comme ce qui est en bas".
Autrement dit, ceux que la société met sur un pied d'estal peuvent rejoindre les gens simples dans certaines qualités d'être. Malheureusement, les actes merveilleux de gens discrets n'apparaissent pas souvent dans les lignes des journaux.
On peut aussi souligner que la formation intellectuelle des personnes haut placées n'est pas forcément accompagnée d'un développement personnel et d'un travail de conscience de soi qui apporterait le pendant moral de leurs instructions.

Un autre facteur qui a joué dans l'histoire citée est que la relation a duré longtemps, autrement dit qu'elle a pris du poids. En réalité, j'ai été témoin de plusieurs histoires de ce genre dans le milieu médical, histoires qui n'ont jamais abouti au tribunal parce qu'elles étaient éphémères. Il s'agissait plutôt de gestes dont l'auteur ne percevait pas assez l'ampleur de leurs portées et les "ricochets" possibles. Cela correspond, me semble-t-il en partie du moins, au fait que nous sommes dans une société où l'intime a beaucoup perdu de sa valeur sacrée.

Écrit par : Marie-France de Meuron | 29 mai 2013

@Marie-France de Meuron,avec Internet il y eut explosions de sites,chats ,conseils religieux et autres.Nombreux sont ceux fermés mais avec encore possibilités de s'exprimer .
Cette machine diabolique qui devait soi-disant être un gain de temps et faciliter la solution à nombre de problèmes ,d'autant moin solubles par les nombreuses pannes liées aux soleil qui nous joue l'hymne volcanique et ce tous les 11 ans,ne fait quexciter les pervers ou mécréants
Ces éruptions solaires doivent agir sur le comportement des humains ,les isolés frustrés qui cherchent compagnie en se confiant à ces sites,croyant encore aux miracles et qui par réflexes colériques vont diffamer sur n'importe qui ou n'importe quoi ,pourvu qu'ils aient encore le sentiment d'exister.
Ou trop de nons-dits davantage qu'à notre époque pousseront des gens jaloux à inventer n'importe quoi et ce aussi dans le but de se venger par procuration
Jusqu'aux équinoxes,le jour et la nuit vont nous gratifier de matchs de box,le mal et le bien nous rejouant la complainte à qui mieux mieux,dont cet article reflète exactement le climat actuel
Tout est bon pour salir même gratuitement de nos jours et de nombreux partis s'en donnent aussi à coeur joie,donnant aux lycéens,gymasiens et universi-taire tous les arguments pour surtout ne plus jamais se taire et inventer même des soupes à la grimace mais réservées à la presse ,leurs parents préférant les ignorer .Quand on a vécu dans ces milieux là on sait qu'inventer n'importe quoi n'effraye personne ,bien au contraire plus moche c'est, mieux c'est risible
toute belle journée pour Vous Madame

Écrit par : lovsmeralda | 29 mai 2013

Bonsoir,

"A quoi cela peut-il servir d'offrir une telle histoire en pâture?"

Mais simplement à combler de l'ipsum lorem :

"

Iam in altera philosophiae parte. quae est quaerendi ac disserendi, quae logikh dicitur, iste vester plane, ut mihi quidem videtur, inermis ac nudus est. tollit definitiones, nihil de dividendo ac partiendo docet, non quo modo efficiatur concludaturque ratio tradit, non qua via captiosa solvantur ambigua distinguantur ostendit; iudicia rerum in sensibus ponit, quibus si semel aliquid falsi pro vero probatum sit, sublatum esse omne iudicium veri et falsi putat.

Pandente itaque viam fatorum sorte tristissima, qua praestitutum erat eum vita et imperio spoliari, itineribus interiectis permutatione iumentorum emensis venit Petobionem oppidum Noricorum, ubi reseratae sunt insidiarum latebrae omnes, et Barbatio repente apparuit comes, qui sub eo domesticis praefuit, cum Apodemio agente in rebus milites ducens, quos beneficiis suis oppigneratos elegerat imperator certus nec praemiis nec miseratione ulla posse deflecti.

Et quia Mesopotamiae tractus omnes crebro inquietari sueti praetenturis et stationibus servabantur agrariis, laevorsum flexo itinere Osdroenae subsederat extimas partes, novum parumque aliquando temptatum commentum adgressus. quod si impetrasset, fulminis modo cuncta vastarat. erat autem quod cogitabat huius modi."

Et voilà!

ça, c'est pour "Word" de Microsoft.
Sous "Libre Office", c'est très simple:

écrivez TEX et appuyez la touche F3: c'est nettement plus poétique!

Bonne soirée

DP

Écrit par : Denise Park | 29 mai 2013

@Marie France de Meuron,les commentaires n'étant pas fermés je me permets d'y revenir.
Au sujet du psychiatre désigné comme malfrat,peut-être était -il entrain d'innover un nouveau traitement pour désolobotomiser sa patiente devenue accro aux fausses actualités qui nourrissent page blanche!
Ces nouvelles technologies qui étaient sensées rapprocher les humains pour mieux les séparer de la vraie réalité on le sait ,ne représentent -elles pas une forme de lobotomisation artificielle et crée par l'internaute ? il se prive inconsciemment d'une partie de son cerveau buvant des commentaires comme du petit lait,souvent obligé pour s'y abonner é devoir se pourvoir d' une carte de crédit pour activer le numérique s'il n'est pas abonné au média papier
Avec pour résultat un internement librement choisi par lui ou elle et en plus avec lobotomisation comprise dans le prix
Certe ce que j'écris peut paraitre de mauvais gout au premier abord mais je connais des psychiatress tous décédés et vrais humanistes qui riraient de cette découverte qui elle ne coute pas un centime à l'Etat puisque psychiatriquement il suffit juste d'un clic pour être enfermé.
Ce qui ravirait aussi les Indiens d'Amérique les premiers a avoir mis au banc des accusés toutes ces technologies dont la TV,et qui disaient en 70 déjà,hommes blancs ton destin est fichu enfermé dans ton carré,tu en sortiras complètement destabilisé.Mieux dire,on ne peut pas!
Toute belle journée pour Vous Madame

Écrit par : lovsmeralda | 24 juin 2013

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