04 mai 2013

Dérives thérapeutiques et dérives sectaires (3)

L'enquête sénatoriale française suscite beaucoup de réflexions tant du côté politique (façon de gérer les dérives sectaires) que thérapeutique, pédagogique ou spirituel. Pourquoi une enquête et pas une étude?



Puisque les thérapies concernent les malades, il serait juste d'étudier les médecines alternatives avec autant de conscience professionnelle qu'on étudie la médecine académique. Or, dans cette enquête, on en cite le nombre de 400, les mettant toutes sur une liste comme des soldats. En médecine académique, on n'aurait pas l'idée de mettre sur le même plan la gynécologie, la chirurgie ou la psychiatrie!!! Cette façon de traiter de loin et de haut les autres médecines montrent qu'il y a anguille sous roche. Du reste, je suis toujours frappée de lire ou d'entendre « je n'y crois pas » de la part de médecins quand il s'agit d'homéopathie ou d'une autre thérapie complémentaire. A ce moment-là, ils s'octroient des croyances alors qu'ils condamnent violemment le même processus mental quand il s'agit de praticiens de médecines alternatives. De la même manière, ils décrètent qu'il n'existe pas de preuves scientifiques alors qu'ils ne veulent pas voir celles qui existent, même si elles sont effectuées dans des milieux universitaires!

Pour revenir à la démarche d'une enquête en soi, on peut constater qu'il est facile d'en orienter les questions et les objectifs vu que le but est défini à l'avance. Ainsi, la conclusion peut se baser sur des éléments connus depuis longtemps déjà et les 33 séances de la commision leur donnent simplement plus de poids. Ce qui est à souligner aussi, c'est que sur 72 auditions, 6 ont été imposées à huis clos, ce qui souligne la partialité de la commission.

Quand on est assis, il est toujours facile d'élaborer des idées. Il est bien plus difficile d'en concevoir la réalisation concrète et pratique. Ainsi, 41 propositions ont été élaborées, regroupées en 4 groupes dès la page 206 du rapport de la commission

Elles découlent évidemment de l'esprit de traque de dérivations sectaires et l'essentiel est dans le renforcement du traitement judiciaire, policier, fiscal et des services de contrôle. Même la proposition pour mieux encadrer l'information médicale en ligne pour renforcer la sécurité des internautes - ce qui est louable de prime abord - doit permettre aux enquêteurs de la gendarmerie nationale de mener des investigations sous pseudonymes!

Et puis, le pouvoir de contrôler encore davantage les médecins radiés de l'Ordre qui ont eu l'audace de sortir des sentiers imposés par la médecine académique alors que leurs résultats thérapeutiques démontrent leurs justes choix.

Bref toutes les voies pour contrôler et pour sévir d'une société qui devrait être démocratique sont utilisées.

Dans une prochaine note, nous pourrons nous réjouir de quelques réflexions plus poussées offertes par le groupe écologiste et publiées dans ledit rapport. (page 231 et suivantes)

Commentaires

La mauvaise foi de l'Eglise de Scientologie n'est plus à prouver et elle vient encore d'en donner une preuve
Un livre écrit par Thomas Szasz avec pour titre Le mythe des maladies mentales est source d'un article qu'on peut lire sur le site Contrepoint Nivellement par le bas
Thomas Szasz Médecin psychiatre Hongrois né à Budapest dans les années 20 ayant cofondé une commissions des droits humains en 1969 avec la Scientologie pour lutter contre les dérives de la psychiatrie il y a de quoi rire en lisant ce qui conduit de nombreux membres endoctrinés par les bons soins de cette pseudo église a justement se faire déprogrammer par des psychiatres en milieux protégés
Car qui dit victime sectaire sait que seuls des spécialistes arriveront à la sortir des griffes de schémas répétitifs ,victimes qui retombent bien souvent aux griffes de soignants indépendants mais qui eux aussi sont membres de sectes moins dangereuses soit mais tout aussi doctrinaires!

Écrit par : lovsmeralda | 03 août 2014

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