09 avril 2013

Pâques, et après?

Les épreuves de Jésus de Nazareth traversées pour atteindre la Gloire ressemblent beaucoup à celles du Prince Gautama le conduisant à l'Illumination. Evidemment, les contextes diffèrent beaucoup mais les peuples accueillant Jésus et Gautama vivaient dans des contextes très distincts.


 En quoi la symbolique de ces histoires nous concernent-elles? Je vous propose quelques réflexions de leurs concrétisations dans notre existence actuelle.

Les épreuves ont toujours été le propre de l'être humain. Elles sont des invitations à développer des expériences de vie. Effectivement, soit nous les subissons et elles se répètent (comme autrefois ou peut-être encore maintenant on reservait à l'enfant le plat qu'il avait refusé au repas précédent) soit nous les utilisons pour développer des potentiels latents en nous. Cette dimension est très bien illustrée par le conte de « la Belle au Bois Dormant » : le Prince, qui est notre partie active, part à la recherche, avec maintes épreuves que sont les ronces par exemple, de sa partie endormie.

Ainsi, pour chaque épreuve qui nous est proposée, c'est la réalisation d'une partie de nous qui y est incluse. Les épreuves sont variées car elles correspondent chacune à un certain élément à développer.

Elles sont répétitives tant que nous n'en comprenons pas tous les aspects recélés.

De plus, de même que le Chemin de Croix de Jésus montre une évolution, ainsi nos épreuves sont de plus en plus coriaces au fur et à mesure de notre croissance. Lorsque nous sommes en face de quelqu'un qui a subi une épreuve gigantesque, nous pouvons aussi pressentir au fond d'elle une grande puissance à apparaître.

Dans le processus de croissance intérieure, on peut distinguer trois grandes phases:

La phase d' enfance, avec l'attitude de victime et de soumission, la phase d'adolescence avec sa révolte mais tout de même la soumission, puis la phase adulte avec l'acceptation de la réalité telle qu'elle se présente dans l'ici et maintenant afin de  créer une oeuvre pour transmuter la situation perçue.

Il est donc bénéfique de bien discriminer dans quelle phase d'une épreuve nous nous situons  afin de n'exiger ni trop ni trop peu de nous-mêmes.

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