08 janvier 2013

Journalisme et don du sang

Comme le dit si bien Sylvain Thévoz: « Que va-t-il rester du journalisme d'investigation? ». Nous en avons un exemple avec l'article « don du sang: la pénurie sévit gravement à Genève » TdG du 7 janvier 2012 (je n'ai pas su trouver le lien)


 Cet article se contente d'être le porte-parole des HUG, tout en étant fort bien présenté, il est vrai.

Il aurait toutefois été judicieux d'investiguer les causes de cet état de fait et ne pas rester dans le langage courant. Cela sonne très bien à l'âme de parler de sauver des vies. Or, il serait plus correct de dire qu'on les prolonge. Cette formulation fait mal à entendre puisque dans notre société, on a encore beaucoup de mal à concevoir la mort comme le verso de la naissance, comme la fin inéluctable de notre passage sur terre.

La journaliste reproduit aussi les paroles d'un médecin : « le don du sang est une vraie solidarité entre humains. ». Voilà encore une belle phrase qui clot cette présentation et titille notre mauvaise conscience. Idéaliser le don du sang, c'est le réduire à une idée séduisante alors que le geste est très concret et pratique et touche beaucoup de paramètres techniques et humains.

Il manque clairement l'investigation de savoir pouquoi les gens donnent de moins en moins leur sang. Personne dans cet article n'est consulté et l'encart sert encore à préciser les qualités physiques du donneur, sans se soucier des qualités du non-donneur!

Une seule piste intéressante: « A Genève, nous sommes surreprésentés en gens très riches et très pauvres, deux catégories de gens qui donnent peu leur sang. ». Ce serait intéressant de connaître leurs concepts et principes pour savoir pourquoi ils donnent peu. Ils présentent peut-être des arguments tout-à-fait défendables qui, malheureusement ne sont pas ou peu présentés en général.

Partons du fait objectif : le sang est un élément vital, très riche de substances et aussi d'énergie.

Donner son sang, c'est d'abord et très concrètement se faire saigner. Quand on observe les réactions lors d'un simple saignement, on se rend compte que le sang est loin d'être anonyme.

On peut ainsi dire qu'il fait partie de notre batterie. Pour les pauvres qui sont déjà en perte de forces, c'est inconcevable d'en lâcher encore. Pour les riches, ceux-ci sont conscients de la valeur de chaque chose et préfère gérer leur fortune plutôt que la faire saigner.

Pour revenir au niveau corporel, se saigner c'est une chose mais il faut encore observer les répercussions organiques qui s'en suivent. Pour quelqu'un qui est en pleine forme non seulement selon un check-up de médecine conventionnelle mais aussi selon un bilan énergétique, ses organes sauront réagir correctement pour recomposer le sang perdu. Mais pour tous les autres dont on ne connaît pas le niveau énergétique de tous les organes nécessaires à refaire du sang, il est difficile de se prononcer.

On peut noter aussi que l'existence actuelle exige de beaucoup d'entre nous un maximum de ressources humaines. Ainsi, vaut-il mieux rassembler ses forces qui sont déjà juste suffisantes pour tout assumer plutôt que de se faire saigner.

Une autre réflexion me permet de rappeler ma dernière note concernant la laïcité de la médecine.

  • Le médecin déclare : « La médecine moderne ne peut se passer des transfusions ». Effectivement mais si la médecine moderne s'alliait à toutes les autres médecines, beaucoup de symptômes seraient corrigés par la médecine précoce, ce qui éviterait le dérèglement des organes qui présentent alors des maladies chroniques. Ainsi resterait-il bien assez de sang pour les cas qui en nécessiteraient.

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