14 juillet 2012

Quelle différence entre les fournisseurs de prestations automobiles et les fournisseurs de prestations médicales?

 

L'article TdG du 11 juillet concernant la position de l'UDC mérite quelques commentaires. En fait, cette position ne reflète rien d'original par rapport à la tendance actuelle de réduire l'acte thérapeutique à des prestations de soins, dûment codifiées.

 


Je retrouve le même système chez mon garagiste où chaque réparation est quantifiée en temps et en argent.

Seulement voilà, peut-on comparer une voiture avec un être humain?.

Cette réduction est d'une froideur glaciale. On fait ainsi fi qu'un être humain et vivant et chaud.

Mais surtout, que tout en lui est relié par de multiples connexions, que ce soit nerveuses, circulatoires, endocriniennes ou autres. Ainsi, cette extrême intelligence de la construction humaine est balayée par des considérations économiques, simplistes à l'extrême, ne sachant parler que de concurrence, de participation financière, de responsabilité purement économique de la part de l'individu.

Car pour que l'individu devienne responsable de sa santé, il faudrait qu'il soit instruit sur le fonctionnement de son corps en relation avec son âme et son esprit. Mais sur ce point, rien n'est fait. A l'école, l'enseignement pousse à être de bons citoyens intégrés et rentables.

En médecine conventionnelle, on se contente de rectifier des mécanismes biologiques ou biochimiques, sans tenir compte de l'ensemble des causes qui aboutissent au phénomène morbide.

Faire pression sur la participation financière des assurés revient à imposer à une majorité d'entre eux, ceux qui doivent calculer soigneusement leurs budgets pour maintenir un équilibre financier, de se priver des soins de médecine précoce et de tomber dans des pathologies bien plus coûteuses.

On le voit ainsi en dentisterie où une carie non soignée nécessite ensuite bien plus de soins.

Réduction aussi quand on veut forcer le système de santé à considérer les médecins comme des « prestataires de soins ». Ainsi, on veut faire fi de la vision globale qu'ils portent sur chaque individu et faire croire que soigner un malade, c'est se limiter à lui prescrire un médicament ou un geste technique.

«  l'augmentation de la participation produit des effets directs sur la hausse des primes ». Il n'y a plus trace d'efficacité thérapeutique, seulement une efficacité économique. Aucune étude sérieuse est faite, seulement quelques phrases lancées selon une logique élémentaire et linéaire, sans tenir compte que chaque être humain est un microunivers. Quelle désolation!

Aucune relation n'est alors établie entre les maladies chroniques - que l'on met très facilement sur le compte de l'âge - et les traitements inappropriés quand les premiers signes sont émis par le corps, l'âme ou l'esprit.

Toujours selon ces grandes déclarations faciles, la relation entre les assureurs et les médecins ne consisteraient qu'en la négociation de tarifs.

Quand on pense à la complexité de l'état de santé de chaque être humain et des traitements nuancés que chacun nécessite, on se demande à quoi servent des grandes études universitaires pour en être limité à des négociations tarifaires.

L'assurance de base est ainsi réduite à un « système » alors qu'elle devrait être le reflet d'un soutien à l'art médical. Dans assurance, il y a « assurer », c'est-à-dire « rendre sûr ». Dans une conception aussi économique de la politique de santé, la population ne reçoit plus guère d'assurance que sa santé est gérée selon des principes de connaissances profondes de l'être humain.

Et on fait croire que l'assuré voudra du choix alors qu'il est prisonnier d'un état d'esprit qui ne lui impose qu'un choix économique.

En ce jour du 14 juillet, fête de la Révolution Française, il est temps que la population se dresse avec son bon-sens et son désir de santé globale!

 

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Quelle différence entre les fournisseurs de prestations automobiles et les fournisseurs de prestations médicales?
les pièces de rechange...

Écrit par : briand | 14 juillet 2012

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