03 avril 2012

Vivre ne veut pas dire exister

Tel est le titre d'un article très profond publié dans Migros Magazine du 2 avril à l'occasion de la sortie du livre du Dr Robert Neuburger: « Exister, le plus intime et fragile des sentiments ».


Je n'ai pas le lien de l'article à vous proposer mais celui d'un site qui expose le sujet de l'ouvrage.

Avec une grande sensibilité, R. Neuburger nous transmet cette notion si fondamentale qu'est le sentiment d'exister, sur quelles bases il apparaît ou sous quelles conditions il s'estompe. Des émotions signaleront ces modifications.

Par exemple, « vous avez perdu votre emploi, vous avez subi une injustice.....vous vous dites, je suis quoi, moi? »

Comment traverser cette phase pénible ?

«  les médecins se sont emparés de cela. Ils appellent cela une dépression........vous entrez dans le cabinet en étant triste, vous en sortez en étant déprimé. On vous a collé une étiquette et vous n'avez plus qu'à prendre les bonnes pilules toute votre vie. »

Puis, le Dr R. N déclare fortement que les antidépresseurs sont en fait des modificateurs d'humeur, comme le tabac ou la marijuana. Une différence : ils sont remboursés par les caisses maladie!

Une autre vérité fondamentale : « la médecine a inversé la donne : « vous êtes déprimé parce que vous ne vous sentez pas bien. Ainsi, la médecine transforme les sentiments en maladies. Ce qui est vraiment un problème d'autant plus que la formation des médecins est faite par les labos aujourd'hui. ».

Voilà un médecin qui détient une perception globale de l'être humain et qui informe avec force que ce sont les laboratoires pharmaceutiques, donc des molécules chimiques, qui dirigent la médecine alors que les médecins devraient d'abord chercher à approcher les sentiments des êtres souffrants pour leur permettre de retrouver le sentiment d'exister.

 

Commentaires

Bonsoir Madame, pour moi le sentiment d' exister c' est déjà accepter l' autre, mais si l' autre ne veut pas lui donner son sentiment d' exister c' est un rêve que d' exister.
Alors quand on est le vide de sa famille on est l' abstinence de vivre puisqu' on ne connaît pas le sentiment d' exister.
Tout est dans l' art d' apprendre à être soi-même parmi les autres en se transmettant les uns aux autres notre moi.
En effet, malgré toutes thérapies en faisant le point avec des médicaments ça ne vous transmet pas cela : le contact.
Je suis au bout de moi-même et je peux vous dire que ce ne sont pas les médicaments qui me procurent ce sentiment d' exister mais la présence de l' Amour pour soi sans la demander.
C' est comme si en grandissant on nous apprend à nous retenir et quand vient un débordement c' est pas normal et hop ! Une pilule miracle.
Merci de votre lecture.

Écrit par : Cristal Gagnante | 03 avril 2012

@Cristal,vous faites partie d'un clan invisible mais dont les acteurs sont nombreux
@Marie-France de Meuron,en effet l'étiquette dont il est question et c'est malheureusement trop souvent le cas n'existait pas en 50 puisque les médecins devaient faire leurs premiers pas.Ce fut une chance pour les patients et pour eux,le premier bénéficiant de l'aide improvisée des seconds qui on commencé à se plaindre comme jamais auparavant avec l'arrivée des premières machines à laver,TV et Migros.
Juste cette anecdote prouvant combien notre généraliste de coeur et encore aujourd'hui malgré son décès voyait clair.Une salle d'attente pleine à craquer dés 8 heures du matin pour les plus pressés.13h30 enfin la porte s'ouvre ,une voix se met à vociférer, je ne relèverai pas les mots grossiers entendus,mais suite à cet électrochoc tous les patients en attente sur la secousse ont vu leurs maux diminuer,tandis que lui parti en compagnie du premier de la journée éclatait de rire constatant la mine ahurie de celui qui était au 36me dessous cinq minute avant,alors que ceux toujours en attente essayaient peut-être inconsciemment de comprendre le jeu de sa colère,lui savait ce que les humains d'aujourd'hui vivraient en faisant pleinement confiance aux machines.
Pour preuve on a jamais connu autant de gens déprimés depuis l'arrivée de la toute première machine à laver qui rinçait enfin le linge et le premier magasin Migros

Écrit par : lovsmeralda | 04 avril 2012

@lovsmeralda, normal mon moi est détruit alors si je le montre en le laissant aux autres, c' est compréhensible qu' ils n' en veulent pas tant il est douleur...
Merci.

Écrit par : Cristal Gagnante | 06 avril 2012

Cristal Gagante, vous affirmez que votre moi est détruit. Pourtant, vous dites qu'il est douleur donc il est bien vivant! Je vous suggère de plonger votre conscience dans l'être porteur de la douleur, ce qui vous conduira dans votre profondeur où tous vos trésors sont enfouis pour l'instant. C'est comme au fond de l'océan où tout est calme, où tout est posé et ne fait qu'attendre qu'on l'atteigne!

Écrit par : Marie-France de Meuron | 07 avril 2012

Bonjour et merci de votre aide Madame.
Ma douleur quand elle est là n' est autre que l' abus de cet être qui veut brûler les étapes. Je ne peux pas lui offrir ce que je ne sais pas et même si il me les montre pour me faire envie. C' est blessant et provocateur de jalousie.
Mes trésors sont donc à découvrir puisque je ne les connais pas.

Écrit par : Cristal Gagnante | 08 avril 2012

Cristal Gagnante, Je suis très touchée par votre confidence.
Je désire ici vous proposer des nuances afin d'ouvrir des pistes de délivrance.
Tout d'abord, je ne dirais pas que la douleur est là ou non mais que vous en êtes consciente ou non dans l'ici et maintenant en ce sens que votre conscience s'y connecte ou non.
Ensuite, vous définissez qu'elle n'est autre que " cet être qui veut brûler les étapes". Si cette défiition vous porte vers une solution, c'est OK mais si elle vous enferme, alors on peut chercher plus loin.
Si vous dites "Je ne peux pas lui offrir ce que je ne sais pas", vous restez en état de division, ce qui demeure toujours douloureux en soi. Cet être veut peut-être autre chose de vous et il s'agit d'ouvrir votre réceptivité à mieux le connaître (=naître avec, faire une avec)
Au moment où vous décrétez " C' est blessant et provocateur de jalousie.", vous êtes dans un système d'appréciation et vous quittez le ressenti, ce qui vous éloigne de vous.
"Mes trésors sont donc à découvrir". Je suis heureuse que vous sentiez qu'ils existent quelque part. Vous avez différents modes de procéder pour les découvrir.
Si, par exemple, vous prenez le mode actif, vous cherchez à aller vers.
Si vous prenez le mode réceptif, vous laissez venir à vous, en ouvrant toutes vos antennes que sont vos sens concrets et subtils et vous entrerez alors en communication directe avec vos trésors intimes.
Je vous souhaite une belle journée, qu'elle soit pluvieuse ou ensoleillée.

Écrit par : Marie-Fance de Meuron | 11 avril 2012

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