27 février 2012

L'art médical ne suscite pas de débat

Je suis surprise de constater que ma dernière note sur la médecine de demain n'ait amené qu'une réflexion et aucun débat.

Il semblerait que la santé dans sa globalité n'intéresse pas vraiment la population en général


 Comme me l'a dit récemment une responsable de Santésuisse, nous les assureurs, nous nous occupons de la maladie, vous vous occupez de la santé. Ainsi, nos dirigeants assureurs ne voient pas le lien entre l'application des lois de la santé pour aider le malade à la recouvrer. Il faudrait se contenter de gommer les symtômes et de déplorer ensuite l'installation de la pathologie dans la chronicité. C'est alors que le corps médical est considéré comme s'occupant de la maladie et que sont prises en charge les prestations des médecins scientifiques qui disposent de tout un arsenal pour maintenir quelqu'un en vie ou, très souvent, en survie.

Cette même responsable m'a déclaré que les soins étaient pour remettre sur pied un malade afin qu'il puisse retravailler. Cette notion avait été mise en avant par Couchepin. Ainsi, la médecine serait au service de l'économie, au lieu que chaque organisme soit au service de l'individu. En réalité, rendre quelqu'un opérationnel ne veut pas dire qu'il soit guéri mais seulement suffisamment apte à assumer son job.

 Qu'est-ce qui fait que les habitants de ce pays ne soient pas plus conscients que la santé est un bien merveilleux? Qu'il est bénéfique pour la bonne marche de notre socitété qu'elle soit maintenue ou restaurée dès que possible? Notre corps, notre âme et notre esprit nous accompagnent à chaque instant. Il vaut donc la peine que nous-mêmes soyons vigilants à leurs meilleurs états possibles. Les différents genres de thérapie correspondent aux différentes sortes d'atteinte de l'intégrité de notre individu (rappel étymologique : être non divisé). D'où l'intérêt d'avoir une panoplie de thérapies à disposition afin d'appliquer le geste adéquat au moment opportun.

 

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