01 février 2012

Quand on connaît la musique, connait-on pour autant la médecine?

Pierre Kunz nous présente ses réflexions dans "20 % des Genevois se privent de soins et alors?"

 


 Je cite :

« Le Dr Guessous et son équipe de chercheurs auraient dû être amenés à répondre au moins aux questions suivantes.

De quels soins parle-t-on ? De soins essentiels, de médicaments, de soins de confort ? Les familles qui renoncent à recourir à la médecine se privent-elles  réellement et dangereusement de soins essentiels ? Si, comme c'est probable, les économies concernent dans quasi-totalité des cas des soins non impératifs ou de confort et des dépenses médicamenteuses, ne devrait-on pas parler de surconsommation médicale au sein des classes les plus aisées plutôt que de sous-consommation dans les milieux les moins bien lotis ? »

Voilà un politicien, horloger et commerçant, qui vient nous donner son avis sur le type de soins dont se privent 20% des Genevois. Alors que partout on cherche des experts et des spécialistes pour leurs avis, cet homme qui n'a que son expérience personnelle en la médecine vient nous faire la leçon et dire ce qu'un médecin et son équipe de chercheurs auraient dû demander.

Une telle attitude est un peu le reflet de notre médecine qui est de plus en plus dirigée par des politiciens qui se contentent de quelques impressions pour dicter la politique sanitaire.

On s'éloigne de plus en plus des patients pour arriver à une théorie. Ca ne vous rappelle pas les théories du système soviétique qui étaient de plus en plus éloignées de la réalité humaine?

Pour P. K., il ne lui vient pas à l'idée que les soins économisés sont les soins de médecine précoce, ceux qui empêchent que la maladie n'évolue. N'a-t-il donc jamais entendu parler de caries dentaires qui, si elles sont soignées rapidement ne demande qu'un simple traitement alors que si elles sont négligées, elles tournent en névralgies et en abcès qui demandent plusieurs traitements? C'est vrai qu'on parle peu de médecine précoce, celle qui corrige les failles énergétiques avant qu'elles ne s'inscrivent dans le corps. Le grand courant de la Médecine Traditionnelle Chinoise le démontre bien, de même que les praticiens de l'homéopathie classique, et bien d'autres thérapies énergétiques.

Ainsi donc, PK estime que les soins dont 20 % de la population se privent ne sont que les soins non impératifs et de confort. Ce qui est tragique, c'est que de telles personnes font partie des « élus » de notre République et que, par là, elles sont censées gérer la population entière.!

Commentaires

Bien vu. Du reste, il suffit de regarder ce que vous proposez dans votre blog pour voir la quantité d'approches qui permettent des soins de qualité dépourvus du cortège d'effets secondaires liés à la surmédicalisation pointée par PK sans plus de développement.
Médecine précoce et apprentissage de l'identification des premiers signes annonciateurs de dérèglement devraient être prioritaires, et seraient bien moins coûteux.

Écrit par : Nicole Guihaumé | 02 février 2012

Les commentaires sont fermés.