16 octobre 2011

"Pour le bien des élèves"

Combien de fois n'avons-nous pas entendu des parents affirmer « c'est pour ton bien »? Ils cherchaient alors à imposer leurs points de vue d'une manière lénifiante.

De plus, comment le rédacteur en chef de la TdG peut-il apporter une telle affirmation alors que l'école du mercredi matin n'a pas encore été introduite donc expérimentée?



 

Est-ce vraiment son rôle de décréter « qu'il ne fait guère de doutes que la mesure proposée est nécessaire»?

En fait, cherchons-nous le bien des élèves ou le bien des enfants?

Cherchons-nous le bien global des enfants ou voulons-nous en faire de grosses têtes?

Voulons-nous développer des êtres humains ou seulement faire de nos enfants des citoyens formatés à jouer le jeu d'une société qui s'enfonce toujours plus dans la catastrophe économique, elle-même menée justement par des gens qui ont fait de hautes études mais se sont progressivement déconnectés de la réalité humaine?

L'être humain n'est pas fait que d'un intellect. Par conséquent, il ne peut pas être formé uniquement sur des bancs d'école. Son âme et son corps sont tout aussi importants pour son développement.

C'est ainsi que les mercredis servent à nourrir et stimuler les potentiels des enfants dans des domaines et des milieux plus adéquats que les bâtiments d'école. En outre, ces activités permettent de préparer certains enfants à un avenir autre que scolaire, comme manuel, sportif ou artistique.

Le mépris du rédacteur en chef est déplorable quand il met en avant que « les enseignants du primaire tiennent à préserver leur jour de «congé», s'inventant un argumentaire pédagogique de fortune ». D'une part, il ne veut pas voir que bien des enseignants préparent leurs cours ou développent une recherche pédagogique le mercredi. D'autre part, dire qu'ils « s'inventent un argumentaire pédagogique » est vraiment odieux et dénote d'un manque de vue panoramique de l'éducation de l'enfant.

Réduire les professionnels de la musique, du sport et d'autres activités périscolaires à des personnes que « le congé du mercredi fait vivre », c'est complètement nier tout l'engagement de ces animateurs qui s'appliquent à compenser les insuffisances de la scolarité obligatoire. De plus, c'est nier que certains enfants retrouvent leurs joies de vivre grâce à ces activités et forgent leurs caractères à ces occasions-là.

Ce que le rédacteur qui n'est vraiment pas un chef (!) omet de signaler, c'est que les élèves d'orgine étrangère suivent des cours de leurs propres cultures, ce qui les enrichit aussi passablement et sur plusieurs plans.

« Il s'agit d'un groupe d'opposants hétéroclite, soutenu par les seuls MCG et solidaritéS » Et voilà où notre rédacteur profite encore de lancer une vanne contre deux mouvements politiques hors normes. En réalité, les opposants sont d'abord soutenus par leurs convictions que les enfants ont besoin d'une formation globale et, d'autre part, ils expérimentent chaque mercredi le bienfait que les activités sociales, sportives ou artistiques apportent à l'épanouissement des enfants.

INDIGNONS-NOUS aussi, cette fois en faveur  d'une perspective plus large de l'éducation des enfants!

 

 

Commentaires

Chère madame, je n'avais pas encore lu votre papier lorsque j'ai rédigé le mien (micheleroullet.blog.tdg.ch/archive/2011/10/16/tempete-mediatique-sur-l-ecole.html), mais je vous approuve sur tous les points!
Oui, indignons-nous, nos enfants le méritent!

Écrit par : Michèle Roullet | 16 octobre 2011

Chère MF,
Il semblerait qu il soit devenu expert en pédagogie infantile. Quand on voit la qualité de la TDG qui a baissé je proposerai que toute la rédaction vienne le samedi travailler car il faut la dire ça ne va pas. Et puis vu qu'il y a de plus en plus de faute d'orthographe je propose des retenues le samedi matin pour les journalistes coupables.
Longue vie à la crédibilité de ce journal qui n est plus que l'ombre de lui même...si l'éducation fait fausse route, comme on peut le constater, ce jour supplémentaire imposer sans réflexion sera juste un raccourci vers la chute de notre système éducatif.
Bien à vous!

Écrit par : Plume noire | 17 octobre 2011

@Marie-France de Meuron en principe,les parents sont à même de savoir ce qui est le mieux pour leurs enfants ,ce sont eux les premiers concernés je parle de couples unis bien entendu,mais je ris en pensant aux nombreux pasteurs qui eux aussi avaient cette belle parole et au vu des résultats,je vous laisse le soin d'y ajouter ce qui vous plaira n'en ayant ni le coeur ni l'envie
bien à vous et bonne soirée

Écrit par : lovsmeralda | 17 octobre 2011

@Madame de Meuron,

Très bonne réponse chère Madame, qui je l'espère, touchera quelques responsables de l'éducation des enfants.
"L'être humain n'est pas fait que d'un intellect. Par conséquent, il ne peut pas être formé uniquement sur des bancs d'école. Son âme et son corps sont tout aussi importants pour son développement." Vous avez parfaitement raison. Je me joins totalement à votre indignation!

Très bonne soirée à vous

Écrit par : zakia | 17 octobre 2011

Lovsmeralda, "en principe, les parents sont à même de savoir ce qui est le mieux pour leurs enfants". il y a les parents qui perçoivent l'essentiel de leurs enfants mais il y a aussi les parents qui projettent sur eux ce qu'ils n'ont pas su ou pu faire. Trop de parents veulent "le meilleur" pour leur(s) enfant(s) en ne se basant que sur la mode et en leur imposant une voie qui ne leur correspond pas. Ainsi, des aspirations profondes seront balayées par des principes inculqués depuis le plus jeune âge.

Écrit par : Marie-France de Meuron | 18 octobre 2011

@Marie-France de Meuron,hélas ce sont les copines les belles-familles animées de bonnes intentions pas forcément toujours très louables qui vont transformer ce grand foutoir familial comme dirait ce cher De Gaules ,une éducation qui n'a jamais été facile mais qui le sera d'autant moins si le nouveau né dépend d'un parrain ou marraine étant de la fratrie d'un des deux parents,cela se fit très longtemps et sur plusieurs générations et comme les réflexes ont la vie dure surtout dans le milieu familial au vu des dégats psychologiques sur certains enfants,on ferait bien d'analyser le comportement des belles-familles avant de tout mettre sur le dos du père ou de la mère,car être parents demande à ne jamais être parfait ce sont les autres bonnes âmes soi disant généreuses qui viennent semer leur grain de sel augmentant alors toutes les dissenssions au sein du couple et cherchant à reporter sur l'enfant des projections nées d'un oncle ou une tante ou quelqu'autre ancêtres disparus mais auquel il devra ressembler en bien comme en mal bien entendu.
Une fois marié et avec un nouveau né ,les parents devraient fuir ceux qui animés de fausses belles intentions se proposent de les aider,car une maman elle sait toujours ce qui est bon pour son bébé à condition que des tiers ne viennent jamais s'en mêler.L'histoire de Marie dans la bible est révélatrice de ce qu'il faut faire ou pas.Pour preuve on voit de jeunes filles mères qui ados ont su tenir tête à la société toute entière et dont l'enfant restera complice de cette maman dans les bons ou mauvais moments car l'enfant lui sait aussi ce qui est bon pour lui mais à condition d'être entendu comme adulte et non nouveau né ceci étant une mode actuelle qui voudrait des enfants encore nourrissons mais à l'intellect d'universitaire et si pour une fois les juges pouvaient faire leur travail sans que les belles familles y mettent leur grain de seul sans doute que leur tâche en serait aussi facilitée mais encore faut-il que les avocats cessent de faire monter les enchères transformant alors l'enfant en simple barre de chocolat à se partager seulement pour les jours ou tout sera à bien plaire pour l'un ou l'autre!
toute bonne journée à vous Madame

Écrit par : lovsmeralda | 18 octobre 2011

lovsmeralda, vos mots sonnent fort et semblent indiquer des blessures profondes. Une des richesses de la vie, c'est justement la diversité et, à moins de s'isoler sur une île, vous ne pourrez "protéger" vos petits d'influences qui vous semblent néfastes.
Avec mes enfants, j'ai choisi la confiance. Je leur donne ce que je peux, par l'exemple, je leur montre comment je vois la vie, mais ensuite, j'évite d'intervenir, de les formater. Au contraire, je les encourage à remettre en question mon modèle et à me communiquer leurs désaccords. Ainsi nous communiquons sans crainte du jugement de l'autre. Ils ne sont pas à l'abri de faux pas et j'en suis parfois inquiet, mais je sais que je ne pourrai rien faire pour les protéger et lorsque je regarde mon parcours, je réalise que mes faux pas m'ont appris énormément.

Écrit par : Pierre JENNI | 19 octobre 2011

Bel article, que je me vois obligé de diffuser. Pierre votre dernier commentaire est très beau :).

Écrit par : http://www.poele-et-granule.com/ | 21 janvier 2012

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