22 août 2011

L'Ambassadeur d'Israël, le Prof. Hayoun et moi

Quelles différences?

Les deux sont des hommes et moi une femme - nous fonctionnons donc différemment - mais surtout, je n'ai aucun intérêt de quelque sorte que ce soit en Israël, en Palestine ou en Egypte.

 


Ce qui m'anime ce sont les commentaires qui se trouvent dans mon pays, dans les médias du canton où je suis installée depuis plus de quarante ans, par des personnes étrangères qui essaient de transmettre, voire de marteler ou d'imposer, leurs points de vue et leurs modes de pensée, en l'occurence l'Ambassadeur d'Israël et le Prof. Hayoun. « Qui ne dit mot consent » selon le vieil adage. Je ne peux pas consentir à accepter certaines déductions qui vont à l'encontre de ce que je ressens au plus profond de moi.

TdG nous a présenté un entretien avec l'Ambassadeur d'Israël dans son édition du 13-14 août.

Monsieur Ilan Elgar porte un jugement sur ce que notre gouvernement pourrait décider. Une telle affirmation va à l'encontre du respect des opinions de l'autre. Pour mieux appuyer son assertion, il évoque tout de suite le terme matraque « antisémitisme ». Et voilà, la censure absolue est lancée : il ne nous accorde pas le droit d'être divergents par rapport à sa politique et porte tout de suite une accusation absolue. Ca c'est la peau de banane pour nous faire glisser. Idem en fin d'entrevue où le boycott est évoqué par lui comme un rappel du boycott des Juifs par les nazis. Ainsi, ce genre de conclusion radicale cache que les raisons sont tout autres. Le refus de maints pays ou dans certains pays de maintes communautés n'a rien à voir avec les Juifs mais bien avec la politique actuelle d'Israël envers certains groupes de population arabe et bédouine.

Ces deux peaux de bananes - accusation d'antisémitisme et de rappel des nazis- sont lancées tellement souvent et dans n'importe quelle situation qu'elles perdent de plus en plus de vigueur, comme la crédibilité de la politique d'Israël auprès du monde international.

Le grand désavantage aussi de ces arguments lancés très fréquemment est qu'ils évacuent la possibilité d'un réel dialogue et d'une recherche en commun de la meilleure solution pour ce proche Orient qui épuise les forces de chacun.

Les récents attentats au sud d'Israël ont donné au Prof Hayoun l'opportunité de disserter.

Quand je lis sa conclusion : « Pour la première fois, j’ai considéré l’affirmation des Israéliens disant qu’on peut vivre ici, sans paix officielle. Si on nous attaque, disent ils, on répond, si on ne nous attaque pas, pas de problèmes. Aussi simple que cela » je suis sidérée qu'il puisse simplifier ainsi la situation. Comme si leurs réponses et aussi leurs types de réponse par les armes étaient suffisante et justifiée.

Cela fait des années que nous voyons que leur système de réponse ne résoud aucun problème. Pour le Prof. Hayoun, on dirait qu'il suffit de résoudre les problèmes dans l'immédiat, coup par coup. Je suis effarée qu'il ne tienne pas compte que ces façons de répondre - et non résoudre- à des problèmes laissent de multiples séquelles, des plaies ouvertes chez les uns comme chez les autres. On parle beaucoup des morts mais les survivants souffrent beaucoup. D'autre part, tous les jeunes Israéliens qui doivent aller tuer froidement, qui sont stressés par un qui-vive permanent ou qui doivent expulser des gens de leurs foyers reçoivent de profondes blessures dans leurs psychismes qui les influenceront dans leurs santés.

Quant à l'affirmation « on peut vivre ici sans paix officielle », c'est vrai que c'est possible dans leur isolement mais pas en considérant le prix que leur paix coûte à d'autres et même à certains de leurs ressortissants en Israël ou à l'étranger.

Quant à la conclusion de son second article : « On ne peut pas avancer rationnellement dans cette région ; même lorsque les négociations avancent, nul n'est à l'abri d'un énorme attentat qui ramène à la case de départ. », nous pouvons disserter sur ce que signifient des négociations forcées. Comment parler de négociation avec la Cisjordanie tout en continuant les colonies et en leur prenant des terres pour constuire un mur? S'ils étaient dans leur bon droit, ils n'auraient pas à se défendre autant. Dans ce sujet aussi, la réponse de l'Ambassadeur est éloquente :

«TDG :  La poursuite de la colonisation, avec ce jeudi 1600 nouveaux logements autorisés, n'est-elle pas le principal obstacle à la paix? »

« Je vous retourne la question: le démantèlement de colonies a-t-il amené la paix? ». Et voilà, on retourne grossièrement la question tellement il n'y a pas de réponse dans l'ici et maintenant. De plus, cela leur laisse du temps pour continuer à grignoter des terres palestiniennes. Et avec une pareille épine dans le pied, ils voudraient vivre en paix?

Il y a un gros virage actuellement dans le monde, qu'il soit arabe ou occidental. Le peuple gagne en conscience et en puissance. Ainsi, le traité de paix entre Israël et l'Egypte était davantage un traité politique que le résultat d'un référendum du peuple égyptien. Comment vouloir exiger d'eux qu'ils abandonnent leurs frères musulmans? Le forcing de cette trêve ressort donc actuellement.

Il y a aussi de la négation des relations humaines dans le discours de l'Ambassadeur qui ne tolère pas que notre Présidente de la Confédération sourie au Président Iranien. Il est impressionnant qu'il veuille nous imposer à qui nous devons sourire ou non. Les relations entre êtres humains sont bien plus riches que simplement des relations d'affaires. Et là, il glisse la troisième peau de banane des propolitique d'Israël « rappellons que l'Iran veut rayer Israël de la carte ». Donc toutes les relations devraient dépendre de l'argument massue qu'ils avancent. Il dit même que «  aucune démocratie ne s'est aussi ouvertement affichée ». Ainsi, ils voudraient que les Suisses fassent comme les autres : c'est la négation de toute notre histoire d'indépendance. C'est aussi une incohérence de sa part, lui qui défend un pays qui est aussi petit et qui fait sa loi dans la région, même si sa loi n'est pas toujours compatible avec les droits internationaux, alors que les Suisses tendent à les respecter le plus possible, ce dont il pourrait prendre de la graine. Il pourrait aussi s'inspirer de notre Confédération qui a prouvé qu'on peut créer un équilibre entre différentes communautés.

 

Commentaires

Bonjour, Vous faites partie de la minorité qui essaie, très bien d’ailleurs, de convaincre les lecteurs que la tolérance, l’intelligence des situations, la vérité, le recul et le refus de toutes instrumentalisations sont nécessaires pour appréhender au mieux le problème proche-oriental.

On voit beaucoup de blogs, très « sérieux » voire mieux que cela, affirmer avec un aplomb certain des contrevérités effarantes sur la situation en Israël et chez les Palestiniens avec l’impunité que leur octroie ce site tolérant. L’usage abusif, par tous les laudateurs de la politique israélienne dans la région depuis 1947 des mots passe-partout tels qu’« antisémite », « raciste », « holocauste », « nazi » contre ceux qui pensent autrement, constitue une vraie panacée pour eux. Ils en usent et abusent à tel point qu’on ne peut rester que bouche bée devant une telle argumentation massue.

Personne dans ce camp ne veut discuter, argumenter voire répondre à des commentaires quand l’idée lui déplaît ou n’entre pas dans le cadre de pensée qu’elle s’est forgée ou qu’elle partage avec la politique permanente de l’État d’Israël. Quand un ambassadeur parle, sa parole pèse de « l'or » ! Il veut orienter la politique d’un pays telle la Suisse et sa parole procède d’une décision politique de fond lancée par la campagne de Netanyahou contre la reconnaissance d’un état palestinien aux Nations Unies en septembre prochain. Une cohorte de suiveurs fait échos à la décision prise à Tel-Aviv.

Personne ne veut parler « colonies », mot qui doit être certainement banni du vocabulaire de tous les fans d’un pays « démocratique » exemplaire. Quand Netanyahou considère que le sujet des « colonies » ne doit pas être un préalable à toute conférence sur la paix dans la région, il pose un « diktat » sur la table des négociations.

Comment des gens intelligents peuvent-ils imaginer qu’après avoir été spoliés par les « colons » venus s’installer chez eux en dépit de toutes les condamnations des Nations Unies, les Palestiniens vont dire « amen » aux décisions d’un état dont les religieux tous puissants prêchent l’idée du grand Israël ?

La propagande devient un outil très puissant que l’État d’Israël utilise et a utilisé pendant des décennies pour justifier sa politique de colonisation des terres palestiniennes. Cette propagande a très bien fonctionné et a réussi à convaincre les milieux évangélistes américains, premiers soutiens de sa politique. L’impunité agrémentée par une propagande puissante ont été les vertus de ce pays aussi digne que les dictatures que le printemps arabe nettoie de la planète.

Écrit par : jconsult | 22 août 2011

@jconsult : Prétendre ici que les Israéleins ont spoliés les Palestiniens revientnt à reprendre le bon vieux discours de la propagande d'Himmler et bien d'autres ! Que dire alors des palestiens qui vivent depuis 500 ans en Syrie et en Jordanie et qui n'ont simplement rien ! Les colonies ne sont pour la plupart pas justes, et certaine ont été démontées sous l'ère Sharon, si aujourd'hui elles persitent c'est dans un but de pression politique. Un accord de principe sur la paix et la reconnaissance de facto de la part du HAMAS de l'Etat hébreu et inversément d'un Etat Palestinien permettra de mettr eun terme à celle-ci !Mais étant persudée que de toute manière votre vision obscurcie du problème ne vous fera pas chnager d'avis peut-être que si vous preniez le temps de visiter israéel et de rencontrer ses habitants (juifs & arabes) vous comprendriez la complexité du problème réel et que "non" les méchants juifs ne sont pas ceux que vous croyez !

Écrit par : Liv | 22 août 2011

@Liv - Personne n’a prononcé le mot de « méchants juifs » que vous semblez m’attribuer. C’est encore un grand malentendu dont je m’excuse humblement d’autant plus que je n’ai pas fait, comme vous ou comme certains autres blogueurs, le voyage en Israël.

Il est vrai que pour comprendre un problème la règle veut qu’on se rende sur place comme on le fait parfois en Allemagne, à l’époque de Himmler, en voyageant dans le temps !

Écrit par : jconsult | 22 août 2011

Si on nous attaque on réplique,qu'ils soient rassurés nous on le comprend de plus en plus de suisses et suissesses bien décidés à ne plus se laisser marcher sur les pieds ont décidé d'inverser le fameux tends l'autre joue si on te frappe,désormais c'est retour illico face aux intrus et autres empécheurs de tourner en rond s'évertuant à vouloir humilier les retraités aussi ces gens là comprennent mieux que quiconque ce que cette phrase signifie,la tolérance ne signifie pas être stupide à vie et même le dalai lama conseil aussi de rendre coups pour coups car la théorie c'est une chose mais la réalité de tous les jours en est une autre!l'esprit mobard nous ayant été enseigné y'a vraiment aucune raison de rester silencieux et d'accepter tout et n'importe quoi à n'importe quel prix,d'ailleurs rester muet et ne rien dire équivaut à de la lâcheté!si vous saviez depuis 2000 combien de grands mamans de 80 ans voire davantage ont dû se souvenir des matronnes de l'époque et ont ré-appris aussi grâce à de plus jeunes à ne plus rester soumises face à l'adversité dont personne ne peut soupçonner le degré de mesquinerie!

Écrit par : lovsmeralda | 22 août 2011

Le monde se complaît dans la situation malgré la fin du communisme et la chute de l'URSS.
La Roumanie a perdu des territoires entiers, comme la moitié de la Moldavie, un quart du Dobrogea et un tiers de la Transylvanie.

Qui s'en soucie, nom d'une pipe ?

Toujours ces arabes, rien que pour les arabes, encore pour les arabes ¨
J'en ai franchement marre de lire des articles à la gloire des arabo-musulmans qui ont conquis (il ne faut pas l'oublier) toute la Péninsule Arabique et l'Afrique.

Cela suffit maintenant de donner raison à des conquistadors déchus !

Les arabes ont perdu la guerre en 1967, il faut s'y faire une fois pour toute, Bon Dieu !

Écrit par : Victor DUMITRESCU | 22 août 2011

Une récente livraison du professeur nous permettait de partager ses vacances à Tel-Aviv et de nous amuser de découvrir en sa compagnie une échoppe vendant des polos dégriffés, c'est charmant .
A propos, pour des raisons de sécurité les indignés israéliens n'écoutant que leur courage ont cessé d'émettre, il faut dire que les loyers en cisjordanie sont incontestablement moins chers.

Écrit par : briand | 22 août 2011

Briand, Il y a certainement du vrai dans ce que vous dites.
Mais je ne prêterais pas un manque de courage aux indignés israéliens car il y a différentes causes possibles pour expliquer la rupture de leurs émissions.

Écrit par : Marie-France de Meuron | 22 août 2011

Lovsmeralda,
vous me paraissez bien démontée!
Puisque vous faites allusion à la parole de Jésus dans les Evangiles - Si quelqu'un te donne une gifle sur la joue droite, tends-lui la gauche - je désire en apporter une perception distincte de l'habitude.
Si dans l'Ancien Testament de la Bible des Chrétiens, il est dit "oeil pour oeil, dent pour dent", c'est-à-dire de rendre une offense avec son identique, Jésus qui est venu pour "accomplir la Loi" nous transmet le conseil de tendre l'autre joue.
Cela peut signifier ; offre quelque chose de différent. Différent parce que l'on ne s'y attend pas, différent parce qu'au niveau énergétique le côté g est bien distinct du droit.
Comme la nature humaine est faite pour évoluer et les êtres humains pour croître, il est bon de créer une action nouvelle face à une offense sous peine de faire stagner la situation et par là, soi-même.

Écrit par : Marie-France de Meuron | 22 août 2011

Mme M-F De Meuron,
Merci pour cet article, qui impose sincèrement "les mains sur la plaie".
Votre approche, selon ma lecture du contenu est au-delà de la vision du monde envers le conflit au Moyen-Orient. La politique israélienne a exploité "l'antisémitisme" et "Holocauste" dans le but de contrôler les politiques des pays qui ont un poids, que ce soit politique ou financier, tel est le cas avec la Suisse.
En effet, il me semble que cet État, dit démocrate, estime depuis sa création que ses priorités pour survivre se basent sur l'obligation d'accepter la vision biblique de religion, en s'appuyant principalement sur des perceptions de nature purement «ethniques».

Écrit par : Hijazi | 23 août 2011

Victor,
Heureusement que la blogosphère n'est pas sonorisée car vous me donnez l'impression que vous vociférez!!!
"il faut s'y faire une fois pour toute". Et bien non, la vie est en continuel mouvement, les énergies se transforment constamment. Savez-vous qu'en médecine scientifique, la moitié des données est échue après 5 ans?
Le présent se fait avec les forces d'aujourd'hui.

Vous vous basez sur l'histoire pour justifier votre raisonnement. C'est une pratique connue de maints prosémites. Il semblerait que vous utilisiez l'histoire comme un socle sur lequel se construire. En fait, tout passe et il faut faire avec ce qui est à notre portée ici et maintenant.

Écrit par : Marie-France de Meuron | 23 août 2011

Liv, Votre commentaire s'éloigne d'Israël et de la Palestine en parlant d'Himmler, de Syrie et de Jordanie. Ce sont des références dialectiques, de même que votre définition de l'usage politique des colonies. C'est glisser très rapidement sur le fait bien réel à l'origine du conflit : la spoliation des terres de ceux qui les cultivaient depuis des siècles.
Le site http://questionscritiques.free.fr/moyen_orient/conflit-israelo-palestinien.htm#s45
publie un article « les origines du conflit israélo-palestinien, publié par des Juifs pour la Justice au Proche-Orient. Il y est dit: « Cependant, nous, nous pensons que les griefs des palestiniens sont parfaitement justifiés : durant la création de l’Etat d’Israël, ils ont été dépossédés de leur terre d’origine plus que millénaire, sans qu’on leur demande leur avis et surtout par la force. Et tous les crimes ultérieurs – commis de part et d’autre – sont la conséquence inéluctable de cette injustice »
D'autre part, on entend souvent des Israëliens se plaindre que les Palestiniens ne reconaisssent pas l'Etat d'Israël. En fait, ils arrivent beaucoup mieux à camoufler que maints Israëliens ne reconnaissent pas l'Etat de Palestine, comme il est dit dans la section « Paix et Sécurité » du programme du Likoud publié en 1999 : « « Les communautés juives de Judée, de Samarie et de Gaza sont une concrétisation des valeurs sionistes. L’implantation est l’expression du droit irréfutable du peuple juif à disposer de la terre d’Israël et constitue un atout important dans la défense des intérêts premiers de l’État d’Israël. Le Likoud s’attachera à renforcer et à développer ces communautés et s’opposera à leur démantèlement. »

Écrit par : Marie-France de Meuron | 23 août 2011

Bonjour chère Madame,

Merci encore une fois pour votre très bon billet. Depuis des décennies, on assiste, aux palabres des politiques, de tous les politiques, dont les agendas ne sont plus un secret pour personne. Les sionistes qui ont depuis toujours dirigé l'Etat Israélien sont extrêmement intelligents, bien plus que tous les politiques, européens, américains et arabes réunis. Il ne faut pas se leurrer, il n'y a STRICTEMENT rien à attendre de ces palabres qui coûtent aux contribuables un sacré saladier: voyages, hôtels, "bouffe" et accessoirement quelques balades luxueuses!

Les seuls qui pourraient faire changer la donne et arrêter cette mascarade innommable sont les peuples, les gens d'en-bas, ceux qu'on prend pour des débiles, des moutons à tondre ou des vaches à traire et qui sont bien plus nombreux qu'une poignée de manipulateurs et leurs sbires. Lorsque les peuples ont en marre de quelque chose, ils le dont savoir haut et fort, et pas toujours de la manière souhaitée par certains! A ce moment là, la supra intelligence sioniste s'en mordra les doigts jusqu'au sang et rira bien qui rira le dernier! Ils pourraient toujours essayer de leur fermer leur "gueule"! Les sionistes sont les premiers à se référer à l'histoire, mais sont incapables d'en tirer des leçons... de bonnes leçons je veux dire!

Très bonne journée à vous.

Écrit par : zakia | 23 août 2011

On ne peut pas parler rationnellement de la Palestine sans avoir
-les rappels de la Shohah qui ne concernent pas les Palestiniens ni les européens d'ailleurs( ceux qui ont collaborés sont morts depuis longtemps ou sur le point de décéder et on oublie tous les justes qui ont sauvé tant de juifs, on oublie qu'en Suisse, il y eu protection des réfugiés et que bien souvent, les Suisses ont soufferts de cette guerre en se faisant fusiller quand ils résistaient en France, puisqu'ils étaient des traîtres pour les nazis)
on oublie aussi que la Suisse n'a jamais, malgré les dires, dépouillé les juifs pendant cette période et que La Suisse a payé cher il n'y a pas si longtemps que cela les fonds en déshérence....et injustement.
- Les rappels islamophobes, comme si les palestiniens qui ont eu au moins 2 millions de morts depuis 47 à cause de l'occupation israélienne étaient les agresseurs et les occupants....de plus, chrétiens, druzes et musulmans palestiniens souffrent ensemble et les balles israéliennes ne savent pas faire la différence.
- de faux faits historiques sur la pseudo-appartenance d'une minorité religieuse à une terre qui ne leur a jamais appartenu. Pour être un peuple, la religion ne suffit pas. Mais soit, admettons que ceux qui sont nés en Palestine occupée aient le droit de rester en tant qu'israéliens.

-le déni total des droits des peuples autochtones rappelés depuis 2007 dans la Déclaration de l'ONU. Puisqu'on admet aux israéliens ce droit, pourquoi en priver les Palestiniens qui peuvent légitimement revendiquer des siècles de présence....

La reconnaissance de la Palestine est le seul chemin vers deux États et une des dernières chances pour l’État d'Israël de subsister en paix. S'opposer à cela est suicidaire.

-Les indignés réclament cette paix eux-aussi, ils sont victimes de la colonisation et des incursions sanglantes israéliennes qui les spolient car cette politique coûte très très chère et Israël subit une crise économique monstrueuse du fait du boycott international qui s'organise contre ceux qui soutiennent la politique expansionniste et criminelle du gouvernement israélien.

-Cette politique entraîne un antisémitisme galopant que je réprouve: non, tous les juifs ne sont pas des assassins et des xénophobes en complexe de supériorité, des personnes sournoises....Être juif est une religion, ce n'est pas une nationalité ni un comportement. Il y a des personnes justes et très estimables qui veulent vivre en paix avec les autres, tolérants et condamnant Israël parmi les juifs, et ici aussi à Genève .

Encore une fois, tous ces arguments sont des faits.

Nos dirigeants devront un jour en tenir compte car quand on voit que la Chine et la Russie soutiennent la création d'un État Palestinien, avons-nous les moyens de continuer à ne pas soutenir le droit et la Justice ?
La Suisse s'est toujours distinguée par le respect des droits de l'Homme et c'est en cela qu'elle est un exemple, elle doit rester ainsi, si elle veut garder son aura et sa crédibilité internationale.

Écrit par : Amiedelapaix | 26 août 2011

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