01 juillet 2011

Résultats scientifiques et développement d'un médicament.

 

L'article de TdG illustre bien ce sujet. Le professeur KHK exprime de façon très péremptoire:

« Si un chercheur a la possibilité d'utiliser ses résultats scientifiques pour le développement d'un médicament ou d'un autre produit biotechnologique, il a le devoir envers la société de le faire. »


L'article mentionne aussi que la société concernée a su lever 18 millions de francs pour s'atteler à trouver un médicament à partir d'une découverte d'enzymes.

Il est dit aussi que ce produit pourrait concerner les 10 millions de diabétiques atteints de néphrophathie.

Un vieux dicton dit qu'il ne faut pas mettre tous les oeufs dans le même panier. Or miser autant sur un médicament unique relève bien de ce dicton et ne tient pas compte de toutes les dimensions possibles du contexte tant médical que social et mondial dans lequel il sera développé.

Même s'il concerne la néphropathie diabétique, à quel pourcentage améliorerait-il cette maladie?

En outre, même s'il y a 10 millions de diabétiques atteints par cette maladie, combien auraient accès à ce médicament, tant pratiquement que financièrement?

Comme notre société change beaucoup maintenant, comment faire des estimations de ce que va gagner ce produit dans quelques années. Prévoir « un succès commercial d'envergure » dénote bien le pari des actionnaires et la lutte acharnée qu'il y aura pour essayer d'évincer ceux qui oseraient proposer d'autres produits - voire des remèdes naturels - pour soigner la néphrophathie diabétique.

 

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