24 mai 2011

Faisons du fric avec les Etats émergents

Ceci est une traduction possible des propos tenus dans la rubrique « Son conseil » émis par Jean-Luc Lederrey (TdG parue le 23 mai 2011)



 

J.-L. Léderrey fait d'abord le bilan de la situation des pays industrialisés :

La croissance s'essouffle.

Explosion des déficits et des dettes publiques

Surchauffe, bulle immobilière, inflation

Ainsi donc, après avoir dressé cette liste qui mène à une impasse flagrante, JLL encourage « l'investisseur qui peut profiter des rendements attrayants ces prochaines années » dans les pays émergents.

On peut dire qu'on va exporter un système dont on connaît les résultats catastrophiques pour une bonne partie de la population, alors que certains ne savent plus que faire de leur argent et veulent permettre à d'autres pays de s'essouffler et de faire exploser leurs dettes publiques.

Alors qu'on parle tout azimuth de développement durable, il semblerait que les financiers n'aborde pas le sujet. Ils restent fixés à leurs calculs, dépendants d'un système qui s'échauffe. Tout homme sage sait qu'il faut modifier les machines quand il y a surchauffe prouvée à répétition depuis longtemps. Eux restent dans leur système financier sans tenir compte des autres systèmes qui fonctionnent en parallèle comme le système énergétique et l'écologie. Alors que la catastrophe de Fukushima montre bien la limitation d'un système que l'on croyait moderne, les financiers passent outre le fait qu'il n'y a pas encore de solution au manque énergétique. Ils sont soutenus par le système politique qui décide de ne pas parler des conséquences de Fukushima alors que les produits radioactifs sont en train de changer l'équilibre de notre planète par l'air et par l'eau et vont nécessiter de nouvelles conceptions de vie.

Sur un autre plan, que devient l'être humain dans un tel système financier? Les villes s'agrandissent et les campagnes sont abandonnées. Evidemment, des emplois sont créés mais, de créatifs, les humains deviennent des robots agissant de longues heures d'affilée, soumis aux lois des supérieurs et non plus aux lois biologiques de l'organisme. Les ouvriers sont souvent perdants face aux dirigeants. Certes, le niveau scolaire s'améliore souvent mais pour que les élèves deviennent chômeurs à un âge plus tardif. Au niveau de la santé, on leur injecte aussi notre médecine occidentale - autre façon de maintenir le rythme financier de nos entreprises pharmaceutiques gigantesques - , d'un côté trop chère pour être bien prescrite et, d'un autre côté, étouffant des savoirs de médecines traditionnelles qui ont une valeur certaine.

Evidemment, les pays émergents ont aussi leurs responsabilités de croire à un système si séduisant de prime abord et qui leur fait renier certaines de leurs valeurs fondamentales.

 

Commentaires

" J.-L. Léderrey fait d'abord le bilan de la situation des pays industrialisés :

La croissance s'essouffle. "

A part que la croissance repart. Mais bon!!!

Écrit par : D.J | 24 mai 2011

D.J. Vous dites que la croissance repart. Oui, mais à quel pourcent?
Si nos banquiers décrètent qu'elle s'échauffe, ils ont une vue d'ensemble qui me semble correspondre aux possibilités de chez nous.

Écrit par : Marie-France de Meuron | 24 mai 2011

Ce qui est beaucoup plus intéressant pour nous Suisse c'est la dégringolade de l'euro, US$ et de la £.

Écrit par : Hypolithe | 25 mai 2011

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