08 mai 2011

Vaccination : au tour des oreillons

Sylvie Simon continue de nous apporter une vision d'ensemble des vaccinations. Aujourd'hui, je vous soumets son article et son ajout au sujet des oreillons. Il est intéressant de noter que cette vaccination peut précipiter la venue d'un diabète chez un enfant.


"Les oreillons

Toujours dans le cadre de la semaine européenne de la vaccination, le « cri d'alarme » de notre secrétaire d'état à la Santé concernait aussi les oreillons. Et l'Assurance maladie nous prévient : « Si vous êtes vacciné ou que vous avez été infecté par les oreillons, vous êtes durablement protégé durant le reste de votre vie. » C'est faux ! Tout le monde sait à présent que l'immunité vaccinale, en admettant qu'elle existe, n'est pas durable à vie, alors qu'avant l'ère vaccinale, les études démontraient que 80 à 90 % d'adultes étaient naturellement immunisés.

La maladie est contagieuse, mais elle est bénigne, et, en général, le malade guérit au bout d'une semaine. La complication la plus connue, mais très rare avant la puberté, est l'orchite chez le garçon, qui peut entraîner dans des cas encore plus rares une stérilité.

On a constaté que les fortes couvertures vaccinales n'empêchent pas l'apparition de la maladie, comme aux États-Unis, où il y a eu une épidémie d'oreillons en avril 1989, avec une population vaccinée à 97,6 % (cf. Pediat. Infect. Dis. J. vol. 119 - n° 2 - 1991).

En France, de 1983 à 1993, plus le nombre de méningites ourliennes dues à la maladie naturelle a diminué, plus le nombre de méningites ourliennes post-vaccinales a augmenté, et en 1994, elles sont devenues plus nombreuses que les méningites provoquées par la maladie (cf. Supplément au n° 301 de la revue La Santé de l'homme - 1992).

Le Bulletin épidémiologique hebdomadaire (n° 16 - 1994) indiquait un cas de méningite aseptique sur 30 500 doses de vaccin vendues, soit 116 cas entre 1991 et 1993. Mais ces chiffres sont bien loin de la réalité car de nombreuses méningites post-vaccinales ne figurent pas dans les recensements, le corps médical refusant de reconnaître le lien de cause à effet. Ces chiffres sont d'autant plus surprenants qu'en 1989 le Japon déclarait un cas de méningite post-vaccinales pour 400 doses, chiffre 76 fois supérieur à celui de la France (cf. The Lancet vol. 341 - 1993 et Pediat. Infect. Dis. J. vol. 10 - 1991).

Ce sont les méningites post-vaccinales qui ont poussé les chercheurs et les médecins anglais à instaurer une méthode de surveillance active des effets secondaires induits par le ROR. Rapportée par The Lancet en 1995 (vol. 345 - p.567), la méthode, consiste à pointer avec précision toute admission d'enfant à l'hôpital et à vérifier sa situation vaccinale. L'étude a porté sur tous les enfants de 12 à 24 mois manifestant des effets secondaires de types méningés et admis à l'hôpital dans cinq districts anglais entre octobre 1988 et février 1993. Sur 1 451 enfants manifestant des convulsions fébriles, méningites et purpura thrombopénique, 966 d'entre eux, soit 67 %, avaient présenté ces problèmes tout de suite après avoir été vaccinés contre les oreillons. Au regard des résultats de cette étude, les auteurs mettaient en évidence la sous-estimation du risque neurologique du vaccin par les laboratoires et démontraient que le vaccin anti-ourlien est loin d'être « très sûr et bien toléré ».

Cette étude prouve bien que le vaccin est bien plus dangereux que les maladies qu'il est censé éviter, mais qu'il évite bien peu. Ainsi, en 2005, une épidémie d'oreillons est survenue dans un camp de vacances alors que tous les enfants de 10 à 15 ans avaient été vaccinés avec deux doses du vaccin ROR.

En avril 2006, une sérieuse épidémie d'oreillons s'est déclarée dans huit états du centre des États-Unis. Ainsi 600 cas ont été répertoriés dans l'Iowa alors qu'il n'y en avait eu que 3 l'année précédente. Le CDC a envoyé des experts pour étudier le rapport entre cette explosion de la maladie et les vaccinations. Dans l'Iowa, 64 % des malades avaient reçu les deux doses du vaccin et 10 % une seule dose. On ne connaît pas le statut vaccinal des autres cas, mais seulement 3 % ont signalé qu'ils n'étaient pas vaccinés (cf. Kristina Herrndobler, Hearst Newspapers).

Ce fâcheux « incident » n'a pas empêché le CDC de persister à affirmer que « le vaccin est efficace à 90 ou 95 % et que l'immunité dure alors plus de 25 ans, sans doute la vie entière ».

On a également remarqué des cas de diabète juvénile apparus après la vaccination contre les oreillons. En outre, nous ignorons tout des conséquences à long terme des vaccinations à virus vivant et des perturbations insidieuses qu'elles peuvent engendrer.

Les campagnes de vaccination contre les oreillons ont été lancées sur des bases de données épidémiologiques très incertaines et le vaccin conférant une immunité inférieure à l'immunité naturelle, la vaccination des jeunes enfants entraîne une augmentation des cas à l'âge adulte avec une considérable augmentation des risques de complications, comme c'est le cas pour toutes les valences contenues dans le ROR et tous les vaccins vivants.

Ce vaccin, dont l'utilité reste plus que douteuse et les dangers certains, ne devrait en tout cas être administré qu'aux garçons qui ne sont pas immunisés naturellement, puisqu'ils sont les seuls à risquer des séquelles de la maladie. Même lorsqu'ils sont partisans des vaccinations, de nombreux médecins préconisent une vaccination différenciée qui favoriserait une médecine plus individuelle.

De toute manière, le seul objectif de nos pouvoirs de « santé » est de « Gagner la bataille de l'opinion et Acquérir un rôle pionnier à l'international ». C'est sur ce thème qu'aura lieu le 4 mai 2011 la troisième rencontre parlementaire sur les vaccins à la Maison de la Chimie à Paris. Les tables rondes devraient répondre aux questions telles que « Comment renforcer l'acceptabilité sociale des vaccins ? » ou « Garantir la confiance du grand public. Quelles mesures opérationnelles ? » ou encore « Pour l'avènement d'une véritable diplomatie sanitaire française », il est évident que l'objectif n'est pas de rechercher et promouvoir la meilleure stratégie de lutte contre des maladies mais de faire accepter des vaccins par la population nationale et même mondiale.

Que représente la santé dans ce contexte ?

Sylvie Simon

30.4.2011

Le 11 février 2010, l'agence Associated Press signalait une épidémie d'oreillons dans des communautés juives orthodoxes de New York et du New Jersey. Le premier cas a émergé l'été denier dans un camp de vacances pour garçons dans les Catskills, ils sont montés à 25 pendant les vacances, et ne cessent de se multiplier depuis le retour des enfants dans leurs familles. Ils s'élèvent à présent à 1 521 et représentent la plus importante épidémie aux Etats-Unis depuis 2006, année où l'on avait annoncé 6 600 cas alors que la moyenne annuelle est d'environ 300 cas.

Les CDC ont annoncé que la plupart des enfants étaient vaccinés, mais que le vaccin n'est efficace que dans 79 à 95 % des cas, ce qu'on se garde bien de dire au moment de la vaccination. Pour l'instant, aucun signe d'amélioration ne s'est encore manifesté.

Kathleen Gallagher, épidémiologiste au CDC, attribue cette épidémie au fait que les familles de Juifs orthodoxes sont nombreuses et que, dans leurs écoles, les enfants sont placés face à face et non en rang dans les salles d'étude. C'est dire la « protection » donnée par le vaccin. Elle ajoute que seulement 75 % des enfants avaient reçu les deux doses recommandées, 25 % n'ayant reçu qu'une dose. Les autorités ont donc préconisé d'injecter une troisième dose, mais cela n'a en rien atténué l'épidémie et 19 personnes ont dû être hospitalisées, ce qui n'arrive pratiquement jamais après la maladie chez ceux qui ne sont pas vaccinés. Devra-t-on injecter une quatrième dose pour « vaincre » l'épidémie ? Comment ose-t-on encore dire que la vaccination « protège » de la maladie ?"

 

Commentaires

Similia similibus curantur

Écrit par : Philon | 10 mai 2011

Merci, Philon, de nous rappeler que les semblables sont soignés par les semblables.
Contrairement à ce qui circule, ce n'est donc pas par l'identique que l'on soigne.
Ainsi. en homéopathie rigoureuse, on ne soignera pas un malade des oreillons par une dynamisation du virus ourlien mais par un remède qui procure, à forte dose, les symptômes du patient qui manifeste les oreillons.
Ainsi, les vaccinations procurent des anticorps, déjà en plus faible quantité donc moins efficace sur la durée que la vraie maladie mais, de plus, ne tiennent pas compte du terrain du vacciné, ce qui conduit à des effets secondaires plus ou moins prononcés et, de plus, stimule les résistances au virus ou à la bactérie incriminés.

Écrit par : Marie-France de Meuron | 10 mai 2011

Bonjour
j'ai vérifié les 3 premieres biblio données dans l'article, me réjouissant d'avoir des données techniques sur le sujet .Elles ne correspondent à rien ( pas le bon tome ou le bon volume, ou pas la bonne page ).
ensuite évidement j'ai laissé tomber.
cette "journaliste" de grand renom, sait elle donner correctement ses sources, ou autre solution, celles ci sont elles fausses ?

exemple : . The Lancet vol. 341 - 1993

http://www.thelancet.com/journals/lancet/issue/vol341no8837/PIIS0140-6736%2800%29X5134-3

Je ne vois rien dans les titres qui parle d'oreillons, de méningite, de japon...
3 erreurs de biblio successives = article à la poubelle.

Écrit par : topol | 11 mai 2011

Topol,
Vous êtes aussi expéditif que facilement retranché derrière un pseudo.
Votre réel souci n'était point de trouver des références mais bien de mettre au plus vite cet article à la poubelle. De la sorte, vous évitez le fond du problème à savoir les effets des vaccinations.
Si vous aviez persévérer avec le désir réel d'approfondir le sujet, vous auriez trouvé, entres autres, que la référence
The Lancet, vol. 345, 4 mars 1995, p. 567-569 était correcte et que l'article était de P.Farrington. Google vous aurait conduit plus loin, y compris sur les Informations complémentaires sur la sécurité des vaccins,( publié par l'OMS en août 2001 pour la version française.) et qui relate plusieurs cas de méningites après la vaccination contre les oreillons, selon les souches de vaccin.
Il n'y a donc pas de fumée sans feu.
Merci de nous signaler qu'il y a des problèmes dans les références.
Personnellement, je ne les avais pas vérifiées dans la mesure où l'article en soi correspond à beaucoup d'observations faites par beaucoup de praticiens dans le livre de la vie qu'est la pratique médicale quotidienne sur quelques décennies.

Écrit par : Marie-France de Meuron | 12 mai 2011

Topol,
convaincue de l'importance du sujet, j'ai pris le temps et le soin d'aller chercher la référence que vous décrétez fausse.
Or, j'y ai trouvé : "The Lancet
Volume 341, Issue 8859, 12 June 1993, Page 1541
doi:10.1016/0140-6736(93)90684-9 | How to Cite or Link Using DOI
Copyright © 1993 Published by Elsevier Science Ltd. Cited By in Scopus (51)
Permissions & Reprints
LETTERS to the EDITOR
Aseptic meningitis after measles, mumps, and rubella vaccine
Purchase$ 31.50
G. TeImage oviImage , J. Begovac and A. BaImage e
University Hospital of Infectious Diseases, Mirogojska 8, 41000, Zagreb, Croatia"

Il y est bien question de méningite aseptique (même si c'est en anglais) suite aux vaccins ROR.
Je vous accorde que c'est une lettre de lecteur mais le Lancet a choisi de la publier donc elle a une valeur certaine.
Voyez-vous, Topol, quand on ne veut plus de son chien, on dit qu'il a la rage et on se donne alors le droit de l'euthanasier.

Écrit par : Marie-France de Meuron | 12 mai 2011

Bonjour
Je ne suis pas expéditif.
Il y a des régles pour donner une bibliographie afin pouvoir se comprendre et échanger et lire les bons articles.
Peu de gens connaissent ces régles, et encore moins ont le temps d'aller à la pêche sur le net, encore moins connaissent l'anglais.

J'avais donc cherché trés honnetement en essayant diverses formules, n'ayant pas que cela à faire, n'est ce pas.. j'ai laissé tomber.
Une bibliographie mal transcripte, n'est en général pas un gage de sérieux. D'autre part, vous comprendrez aisément que si l'erreur se reproduit sur plus de 100 références citées ( c'est un exemple ),cela équivaut à une "non communication " de facto.

Ici : fin d'un résumé de ce qui ne semble pas être une lettre de lecteur mais un article
: lequel semble indiquer effectivement qu'une des souches vaccinales donnait effectivement plus de méningites aseptiques qu'une autre souche : 28 cas avec la souche d'oreillon " Urabe", et zéro avec la souche Jeryl Lyn

http://www.sciencedirect.com/science?_ob=ArticleURL&_udi=B6T1B-49KCF8T-4JN&_user=10&_coverDate=04%2F17%2F1993&_rdoc=1&_fmt=high&_orig=gateway&_origin=gateway&_sort=d&_docanchor=&view=c&_searchStrId=1750280902&_rerunOrigin=scholar.google&_acct=C000050221&_version=1&_urlVersion=0&_userid=10&md5=01f11c8762fd1153dd502bb252990026&searchtype=a
Altogether, 28 vaccine-associated cases were identified, all in recipients of vaccines containing the Urabe mumps strain. The absence of cases in recipients of vaccine containing the Jeryl Lynn strain, despite its 14% market share, suggested a higher risk from Urabe vaccine. A prospective adverse event surveillance system using the study methods is currently being established to assess the risk, if any, from the Jeryl Lynn strain which is now the only mumps vaccine used in the UK.

et plusieurs autres articles :
http://scholar.google.fr/scholar?q=Aseptic+meningitis+after+measles,+mumps,+and+rubella+vaccine&hl=fr&as_sdt=0&as_vis=1&oi=scholart


cordialement.

Écrit par : topol | 13 mai 2011

Merci, Topol, d'avoir pris le temps de me répondre le plus consciencieusement possible.
C'est vrai que peu de gens connaissent les règles des références. Elles sont surtout propres au milieu scientifique ou universitaire.
Toutefois, je ne mettrais pas une note insuffisante à un article juste dans le fond mais insuffisant dans les références. La vérité se construit par bribes et de tels articles donnent des pistes pour approfondir nos observations ou des infos glanées.
beau dimanche à vous!

Écrit par : Marie-France de Meuron | 15 mai 2011

Il faut le savoir! les oreillons déclenchent alors la diabète chez un enfant.

Écrit par : Ameli | 31 janvier 2012

Ameli,
Votre affirmation sans nuances est le genre de slogan utilisé pour faire peur aux mères et aux pères et les forcer à vacciner.
A vous lire, on dirait que tous les enfants atteints des oreillons vont déclarer un diabète. Il aurait fallu dire : "les oreillons peuvent, dans certaines conditions, déclancher un diabète". C'est vrai que les oreillons peuvent s'aggraver en pancréatite. Alors à quelle fréquence? Et sur le pourcentage très faible de pancréatites, à quelle fréquence un diabète surviendra?
SVP, si vous voulez parler d'un sujet aussi sérieux que le diabète chez un enfant, veuillez vous donner la peine de donner le contexte.
De plus, on sait aussi que chez les enfants qui ont des prédispositions comme ici le diabète, un vaccin peut aussi précipiter la manifestation de la prédisposition. Alors arrêtons de croire que le vaccin résoud tout!

Écrit par : Marie-France de Meuron | 31 janvier 2012

On est vraiment plus sûr de rien depuis que la mort a été inventée parole de sagesse et fort populaire à une certaine époque.On sait aussi de nombreux enfants n'ayant jamais été soignés pour les oreillons et qui n'ont pas eu de diabètes ,parcontre les Oreillons vendus en grande surface actuellement peuvent peut-être faire monter le taux de glycémie car n'étant pas d'origine Valaisanne on comprend dès lors mieux l'article,d'une pierre deux coups

Écrit par : lovsmeralda | 31 janvier 2012

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