24 mars 2011

Vive Djemâa Chraiti!

Le prix honorifique « femme exilée, femme engagée » va lui être décernée le 1er avril à 16h15 à l'UNI Dufour en présence de diverses personnalités dont la maire de Genève.


Ce prix a pour objectif (je cite la brochure):

 

  • Rendre un hommage public au courage et à la dignité de ces femmes

  • Faire connaître aussi largement que possible leur histoire, leurs ressources, leurs espoirs, leurs difficultés.

  • Montrer qu'il est possible d'apprendre les unes des autres, en partageant, en toute égalité et avec respect, nos richesses, nos cultures et nos connaissances respectives.

  • Leur permettre de s'affirmer telles qu'elles sont en réalité et non pas telles qu'elles existent souvent dans l'imaginaire collectif.

 

Les lauréates 2011 (au nombre de 7) ont été choisies en fonction de la diversité de leur origine et de leur parcours personnel mais aussi et surtout en fonction des engagements et des remarquables projets développés ou en voie de développement réalisés ici, dans leur pays d'accueil.

Leur passé a été marqué par des événements graves, douloureux, parfois violents. Comment ont-elles fait pour devenir « résilientes »? Comme le dit souvent Boris Cyrulnic: « Elles ont fait comme toutes les victimes qui s'en sortent. Elles ont affronté, se sont battues, se sont métamorphosées, ont fait du théâtre ou de la musique, ont écrit des livres: elles se sont engagées. »

Sans rien oublier de leur passé, elles sont ancrées dans le présent et se projettent dans l'avenir. Leurs projets en témoignent. Elles méritent une visibilité et une considération qui peinent parfois à se manifester.

Fin de citation

Nous pouvons applaudir aussi la présidente de l'Association du Prix, Madame Alba Viotto, qui fait un travail admirable pour "débusquer" ces femmes et mettre en évidence la richesse et les caractéristiques individuelles de chacune.

Encore toutes nos félicitations à Djemâa Chraiti dont vous pouvez lire :

« Les clandestins de ma grand-mère », Publibook 2009

« Sarajevo, le poisson rouge » Publibook 2010

 

Commentaires

il y peu de femmes que j'admire, peut être parce que l'admiration je l'ai toujours ressentie comme un butin de guerre masculin, la renommée est parfois signe d'intégration à un système que je n'aime pas ,le notre,

dans le cas de Djemâa l'admiration prend tout autre dimension, elle n'est pas en concurrence à devenir mieux qu'un mâle dans un monde de brutes,sa voix sort vers l'espace commun comme une fusée , une lumière que nous les femmes connaissons bien, celui de l'espoir et du partage, c'est une autre dimension de la valeur, des valeurs, c'est la conscience que toute victoire est partagée sur un chemin de la reconnaissance humaine et non pas personnelle, oui j'admire cette belle femme au cœur multicolore, je l'admire comme on admire l'air qui nous pénètre les paumons le matin, son flux régénérateur est formidablement précieux dans ce monde mourant, car celles qui nous permettent d'exister, de respirer, de résister, d'avoir un nom sont celles qui nous servent, et surtout celles qui ne le font pas pour elles mêmes, puisque elles , en ce cas elles ne choisissent jamais des chemins à la mode, et mettent à disposition des autres , souvent de ceux qui n'ont pas de mots, plus, dans les gorges, un souffle d'espoir, avec des femmes comme Djemâa l'admiration devient universelle et juste et ceci est un diamant pur au milieu de tant d'obscurité, la lumière est femme, qu'on le sache...voilà la preuve...

si vous la voyez embrassez-là de ma part, elle sait que je l'aime beaucoup...

Luzia..

Écrit par : luzia | 24 mars 2011

C'est pas un poisson d'avril, ça ?

Écrit par : Victor DUMITRESCU | 24 mars 2011

Merci pour ces lignes, c'est un joli cadeau d'anniversaire, en effet, mais surtout destiné à ceux auprès desquels je m'engage et pour qui je l'ai accepté.

Écrit par : djemâa | 24 mars 2011

Bravo Djemâa c'est amplement mérité. Une femme engagée doublée d'une blogueuse patentée et d'une écrivaine de talent. Tu es notre fierté compatriote.Vive Djemâa Chraiti, la Tuniso-Suisse!

Écrit par : Haykel | 24 mars 2011

Je n ai pas eu la chance de Haykel et encore moins celle de Luzia qui en parle admirablement car sa plume!est animée par une longue admiration et amitié.Je n ai vu Djemâa qu une unique fois.Je connais son nom depuis toujours grace a l epopée que constitue pour les tunisiens la vie et le martyre de son père et parce qu elle porte toujours fièrement son nom .J ai été très émue par l orpheline qui sourit sur une photo puis par lAntigone de Tunisie qui lutte pour une cause si juste. J ai aimé les livres que j ai lus d elle .Il s en dégage un sens aigu de ce qu on peut appeler la fraternité,une capacité infinie de s identifier a ceux qui souffrent et a en rendre compte par des mots justes.J aime ce qu elle ecrit sur son blog ou c est un peu plus distancié. Il ya cet humour qui atténue les douleurs.Moi aussi je dis:Vive Djemâa Chraiti et jaimerais contribuer a ce qu elle soit plus connue ausssi bien en France qu rn Tunisie.

Écrit par : Mamoun Slama | 31 mars 2011

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