24 janvier 2011

Le nombre pi, c'est comme les médecines alternatives : irrationnel

Tel est le titre d'une note dans la Revue Médicale Suisse du 22 décembre 2010, par le Pr Alex Mauron de l'Institut d'éthique biomédicale de Genève



Tout d'abord, on peut se demander pourquoi un professeur d'éthique se mêle de juger les médecines alternatives. Quelle expérience ce médecin en a-t-il? Car l'art médical, ce n'est pas d'abord des dogmes mais bien une pratique constante tant dans l'observation des phénomènes que dans celle de l'effet des traitements. Si la médecine alternative existe depuis des siècles et se pratique dans tous les pays du monde, c'est bien qu'elle a une réalité. Il est franchement regrettable qu'un professeur d'éthique balaie d'un coup de raisonnement philosophique des thérapies qui méritent d'être étudiées consciencieusement. Ce dont ne veut pas tenir compte le Pr Alex Mauron, par exemple, c'est l'étude entreprise par le Fonds National pour la Recherche, le PEK, que P. Couchepin avait interrompue juste avant son terme en renvoyant les experts internationaux. Il est trop facile après de crier sur les toits qu'il n'y a pas de preuve scientifique en faveur des médecines complémentaires. En fait, ces preuves existent depuis longtemps mais n'utilisent pas le langage de la science académique qui reconnaît pourtant qu'elle est en constante progression, donc sujette à modification. Comme dans tous les âges, des processus irrationnels ont pu être rationalisés par le développement technique. Ainsi donc, l'homéopathie peut être expliquée par la physique quantique issue de la science pure et dure et non débattue par des concepts philosophico-historiques.

Il me semble que le Pr Mauron se marche dessus dans la mesure où il démontre que les scientifiques américains ont su éviter une votation décrétant que le nombre pi valait 3,2 soit un nombre rationnel.

Cette votation aurait eu « toutes sortes de conséquences concrètes et nuisibles pour les ingénieurs, les architectes..... qui contribuent à la prospérité générale ». Ainsi donc, il reconnaît que l'irrationnel est productif mais pas quand il s'agit de ce qui lui semble irrationnel en médecine! Alors que les éthiciens ont pour principe de balancer les différents arguments d'un sujet, voilà que le Pr Mauron décide « qu'il est moins déshonorant de refuser son concours à une volonté populaire qui se fourvoie que de lui obéir aveuglément ». Est-ce vraiment sa mission?

Et comme tous les médecins qui ne veulent rien savoir, le Pr Mauron utilise un mot savant et méprisant pour définir les médecines alternatives : « la pataphysique ». Et dire qu'il enseigne l'éthique! On peut comprendre qu'il faudra encore du temps pour que les étudiants en médecine se penchent avec sérieux sur les autres médecines.

 

Commentaires

Il y a à boire et à manger à la boutique des "médecines alernatives".

Ce livre m'a décillé les yeux (bleus):

http://www.priceminister.com/offer/buy/4782564/Pfeifer-Samuel-La-Sante-A-N-importe-Quel-Prix-Livre.html

L'homéopathie et l'acupuncture (pour ne parler que d'elles) peuvent produire des effets curatifs prodigieux, oui.

Mais il y a un prix à payer pour cela. Le patient est exposé à d'autres dangers.

Tout est dans ce bouquin, écrit par un psychiatre suisse, ancien dir. de la Clinique psychiatrique de Riehen (BL).

Écrit par : Jeanne Blot | 29 janvier 2011

Mme Blot, « Il y a à boire et à manger à la boutique des médecines altermatives ». Effectivement, « autant d'hommes, autant d'avis ». On peut même ajouter « autant de rituels, autant de pratiques » ou encore : « autant de confessions chrétiennes, autant de dogmes ».
« Tout est dans ce bouquin ». Pour vous, il vous semble suffisant. Il est très cadrant effectivement. Croyez-vous vraiment que Dieu, Jésus, le Christ sont si simples à comprendre? À suivre? Si c'était le cas, il n'y aurait pas toutes ces communautés chrétiennes qui en sont venues aux mains si souvent.
Comme tout instrument, l'homéopathie ou l'acupuncture nécessitent un long apprentissage avant d'être compris et perçus en profondeur. Il faut de l'humilité comme Jésus nous l'a enseignée avant de décréter quoi que ce soit à leurs sujets.

Écrit par : Marie-France de Meuron | 29 janvier 2011

Je ne crois pas dans les médecines alternatives. J'ai expérimenté les bénéfices de certaines d'entre elles. La vrai science consiste à expérimenter et contrôler. Ceux qui décident à priori n'ont pas une démarche scientifique.

Écrit par : Hakim | 29 janvier 2011

Hakim,
Votre affirmation "je ne crois pas" fait allusion à une croyance alors que votre expérience a vécu des bénéfices. Ceux qui travaillent à l'université croient qu'ils détiennent le monopole de la Science, avec un certain langage et un certains types d'expériences.
Il est temps de reconnaître que bien des médecines alternatives ont un recul d'expériences bien plus grand que la science moderne qui n'est qu'une réduction de la science universelle.
Votre façon de décréter que d'aucuns décident avec des a priori ne va pas de pair avec votre expérience et celles de moult autres personnes. Il est temps de reconnaître qu'il y a d'autres modes de décodage que ceux décrétés par les académiciens purs et durs.

Écrit par : Marie-France de Meuron | 30 janvier 2011

@Marie-France de Meuron - Je crains avoir été incompris. En indiquant que je ne crois pas, je déclarais en fait que dans le cas des médecines alternatives il ne s'agit justement pas de CROIRE par la foi, mais de SAVOIR par l'expérience que ces médecines, ou au moins certaines d'entre elles, ont un effet thérapeutique certain. Et que pour statuer sur leur validité il faut les soumettre à la méthode scientifique, i.e. expérimentation, déduction, conclusion. Feu le Dr Jean Valnet l'a appliqué avec succès aux huiles essentielles et à la phytothérapie. Écarter toute autre méthode que l'allopathique enseignée dans nos universités, sans la soumettre à l'épreuve des faits est un non-sens scientifique.

Écrit par : Hakim | 01 février 2011

Hakim,
Merci pour le soin mis à me répondre.
Ce qui me gêne, c'est le dogmatisme scientifique qui a, dans une certaine mesure, remplacé le dogmatisme religieux.
Quand vous dites : "Écarter toute autre méthode que l'allopathique enseignée dans nos universités, sans la soumettre à l'épreuve des faits est un non-sens scientifique", j'entends une affirmation toute-puissance avec une grande conviction. Vous semblez dire que seules nos universités détiennent la bonne méthode. Or, l'épreuve des faits est une chose, la façon de les lire et des les utiliser et une autre. C'est là que la médecine alternative a d'autres grilles de lectures que la science académique qui peuvent être parfois supérieures. Grilles qui peuvent lui permettre d'acquérir des résultats francs là où la médecine universitaire n'a pas grand chose à proposer. Ce qui freine l'évolution de l'art de la médecine est cette arrogance de la médecine universitaire qui refuse de se pencher sur les lois et codes des autres médecines. Lois et codes qui peuvent être bien plus rigoureux que les siens. Du reste, ce genres de scientifiques diront de façon très hautaine : "Qu'ont m'apporte des preuves" alors qu'un vrai scientifique gardera toujours un esprit curieux et ouvert et ira les chercher lui-même. Il les trouvera car elles ne manquent vraiment pas.

Écrit par : Marie-France de Meuron | 02 février 2011

@Marie-France de Meuron
Je me suis sans doute mal exprimé. Ce ne sont pas les Facultés de Médecine qui détiennent la bonne méthode. C'est la méthode scientifique. Elle a été appliquée (sans le savoir) par nos ancêtres, qui par essais et tâtonnements nous ont légué ce magnifique corpus de connaissances concernant les plantes et les élixirs d'elles tirées. Nous partageons la même conclusion. Les preuves existent et si les "mandarins" dans les facultés pratiquaient la méthode scientifique, il y belle lurette que les médecines non-allopathiques seraient enseignés dans nos universités.

Écrit par : Hakim | 09 février 2011

Je suis pour les médecines alternatives, et je déplore le manque de moyens et encouragement en Europe. J'ai pu trouver des remèdes efficaces.

Écrit par : Fatima | 09 février 2011

J'ajoute bravo pour votre travail et bonne continuation. Il ne faut pas s'arrêter en plein milieu de votre combat!!

Écrit par : Fatima | 09 février 2011

Hakim, Votre message est très clair et plein de bon sens. C'est vrai que la Science comporte beaucoup d'expériences et d'observations faites depuis longtemps et répétitives à souhait. Le problème actuel c'est que l'académie en a sorti des lois qui sont devenues de véritables dogmes. Et alors, hors d'eux, point de salut!

Écrit par : Marie-France de Meuron | 10 février 2011

Bonjour,

Vous êtes cordialement invité à visiter mon blog.

Description : Mon Blog(fermaton.over-blog.com), présente le développement mathématique de la conscience humaine.

La Page No-20, THÉORÈME DE GAIA,

LE NOMBRE PI, LE PIMENT DES MATHS ??

Cordialement

Clovis Simard

Écrit par : clovis simard | 22 juin 2011

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