17 janvier 2011

Pénurie de médecins à l'Hôpital?

C'est ce que titre un article de TDG du 15.1.2011. En conclusion, l'Hôpital de Genève recrute à l'étranger car la Faculté formerait peu de médecins.


Pourquoi les jeunes ne s'intéressent-ils plus aux études de médecine de la Faculté?

Plusieurs facteurs entrent en jeu:

L'art médical n'a plus court; ce sont les sciences pures comme la biologie, la génétique ou la statistique qui priment, surtout dans l'application d'un traitement.

Le facteur énoncé par Laurent Bernheim du manque de places de stage limitées a toujours existé.

En fait, on ne peut pas inventer des malades plus qu'il n'y a d'hospitalisés. En revanche, la médecine devrait s'apprendre davantage parmi le peuple que dans une institution supersophistiquée.

Les maladies mal soignées et des malades peu attentifs à leur santé finissent à l'hôpital. C'est, par conséquent, au niveau précoce que les étudiants en médecine devraient apprendre à soigner.

Il y a bien une policlinique pour chaque spécialité mais on y pratique toujours avec le même état d'esprit que pour des patients hospitalisés.

Enseigner comment prendre soin de sa santé à partir des messages du corps, repérer ses erreurs de vie plutôt que de donner des molécules chimiques « anti-toux, anti-diarrhées, antiinflammatoires, antibiotiques, antifièvres etc ».

Avec les directives thérapeutiques, le médecin n'est plus le créateur du traitement qu'il prescrit mais simplement le fonctionnaire d'un système. Il lui reste la liberté d'écouter plus ou moins le malade, sans avoir reçu une formation approfondie pour savoir que faire des confidences déposées.

Ce n'est pas pour rien que la profession s'est pareillement féminisée. Les femmes sont beaucoup plus soumises dans le fond à un système, même si elles sont capables de réagir en superficie!

Voyons aussi comment la science médicale et la société ont évolué les trente dernières années : En parallèle, nous avons deux mouvements très distincts : la médecine qui est de plus en plus spécialisée et qui, par conséquent, ne couvre plus tous les domaines et, d'un autre côté, les médecines complémentaires ou alternatives qui s'affirment de plus en plus, se développent de mieux en mieux dans la conscience de leurs pratiques et attirent de plus en plus de monde, tant pour la formation de praticiens que pour les personnes qui se font ainsi soignées.

Il y a donc bien assez de soignants par chez nous, simplement il faudrait les réunir. Je ne vois pas pourquoi des bâtiments édifiés par l'état ne devraient être utilisés que par une poignée de spécialistes qui sont loin de pouvoir remplir tous les besoins des malades.

Il est temps aussi, à l'heure de la physique quantique, qu'on applique ses principes aussi en médecine. Les traitements biochimiques ou biomoléculaires ne sont que partiels. L'être humain est aussi fait de phénomènes ondulatoires et il est temps d'insérer des traitements qui agissent à ce niveau. Ainsi, en touchant le « double énergétique » des malades, bien des personnes guériraient plus vite qu'avec des pastilles.

Il est donc temps que les différents courants thérapeutiques s'allient pour soigner les différents plans de l'être humain, ce qui sera plus efficace et plus économique.

 

Commentaires

pourquoi la peur des jeunes à devenir médecin,c'est simple,la peur de réfléchir et surtout de devoir assumer la fameuse phrase de celle dite aux patients à une époque de la part du médecin lui-même,ne me donnez pas d'argent ,mais juste un poulet si vous êtes guéri! ou tout simplement de devoir travailler sous les ordres de supérieurs,c'est à dire le patient lui-même, et de s'entendre dire ,mais docteur je suis moi-même mon propre médecin et je me connais mieux que quiconque!
bien à vous et bonne journée!

Écrit par : lovsmeralda | 17 janvier 2011

La réponse de cette pénurie : c'est le numerus clausus. La restriction d'accès aux études a été imposée depuis des années et nous récoltons les erreurs du passé.

Écrit par : Demain | 17 janvier 2011

@Demain,
Si vous vous exprimiez sans pseudo, vous ne pourriez pas lancer si légèrement une réponse en deux mots. Tout problème chronique et durable tient en plusieurs facteurs. C'est ce que nous oublions dans notre monde un peu trop linéaire du coup coutre-coup alors que chaque élément est la résultante de forces multidimensionnelles.

Écrit par : Marie-France de Meuron | 17 janvier 2011

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