12 janvier 2011

La démocratie universelle

Les Occidentaux sont très fiers de leurs démocraties et cherchent même à l'imposer partout, sûrs de leurs modèles. C'est clair que si on gratte un peu, on voit qu'elle est très relative.


En Suisse par exemple, beaucoup de personnes ne votent plus car nos dirigeants ne respectent pas le résultat des votes. En outre, on confond majorité avec la majorité des votants.

Qu'en est-il de la démocratie universelle? Je fais référence avec ce qualificatif à la majorité acquise par l'ensemble des pays du monde. On pourrait imaginer que pour des problèmes universels, tous les pays votent.

Or, dans l'article de Rose de Tel Aviv, "l'autorité palestinienne vise la reconnaissance d'un État par l'Onu"  nous lisons :

"Un vote de l'assemblée générale de l'ONU serait certes symbolique, mais non légal, seules les résolutions du conseil de sécurité ayant "force de loi", et nul doute que les USA useraient de leur droit de veto (la Chambre des représentants a d'ailleurs adopté une résolution refusant les mesures unilatérales destinées à déclarer ou reconnaître un état palestinien). »

Alors, à quoi bon prêcher la démocratie si un seul état peut bloquer l'avis de tous ou du moins d'une large majorité.

La démocratie, c'est aussi tenir compte de l'avis de chacun. Il est intéressant de remarquer que la reconnaissance d'un état palestinien par différents états d'Amérique du sud n'a pas suscité beaucoup d'analyses dans la presse. Un représentant de l'état d'Israël a même dit que ce geste était "vide de sens".

Ce qui est grave, c'est que pareille déclaration dénote qu'on ne cherche même pas à comprendre les paramètres en jeu et  qu'on préfère les balayer avec un décret à l'emporte-pièce. Cela montre bien à quel point la réelle démocratie n'existe pas : autrui n'a pas le droit à la réflexion.

Il faudrait une démocratie mondiale qui s'occuperait du problème que suscite l'Etat juif d'Israël.

Car ce problème nous concerne tous, de plus ou moins près il est vrai. Que deux états décident pareillement du sort de millions de Palestiniens ne relève pas de la démocratie mais de l'oligarchie, ce qui rejoint finalement la gouvernance de bien des pays de notre planète!

 

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