22 décembre 2010

Lunettes ou vaccin HPV?

La dernière décision concernant le remboursement des prestations de la LAMAL met en évidence le choix de nos dirigeants politiques.

Partons du fait qu'une prestation doit être économique, efficace et scientifiquement prouvée.


Est-ce que les lunettes répondent à ces exigences? Elles font partie des prescriptions médicales depuis des décennies et leur efficacité est évidente pour tous ceux qui peuvent comparer l'avant et l'après usage. Elles répondent à des critères scientifiques stricts, mesurés et affinés constamment.

Sont-elles économiques? Evidemment, elles coûtent une somme certaine à l'achat.

En fait, une frange de la population saura toujours se les offrir, ce qui s'avère économique pour la société bien sûr! Mais pour tous ceux qui ont des finances limitées, qu'adviendra-t-il? Ils attendront le plus longtemps possible avant de les acheter. Pendant ce temps, ils peuvent développer des tensions dans la tête et dans la nuque pour crisper le regard afin de compenser le déficit. Des jeunes déjà pas toujours motivés par l'étude le seront encore moins si la vision est insuffisante. Des ouvriers peuvent se faire un accident ou ne seront pas à même d'assumer leurs emplois. Une grande partie de conséquences seront prises en charge par les assurances maladie ou seront une charge pour la société. Qu'aurons-nous alors gagné?

L'OMS stipule que la santé est une état de bien-être physique, mental et social. Notre Confédération régresse d'autant plus qu'il s'est fixé de permettre à chaque citoyen d'être actif dans la société.

Qu'en est-il du vaccin HPV? Est-il efficace, écononomique et prouvé scientifiquement? Prescrit à raison de trois doses à toutes les femmes d'une crertaine tranche d'âge, il ne devient plus économique du tout! Est-il efficace? C'est très relatif, il épargnerait certains cancers. Si l'on considère une tumeur comme une maladie locale, sans doute que le vaccin va en éviter certaines. Mais, en réalité, une néoformation se développe quand l'organisme ne sait plus gérer les cellules et que le système immunitaire est en faille. Sous de telles conditions, la propension à une excroissance pathologique débutera dans un organe déjà affaibli. Qu'un virus ou un microbe s'y installe n'est qu'une suite naturelle.

A noter aussi qu'on mise beaucoup sur un vaccin très spécifique alors que nous savons bien que les virus mutent, que d'autres réapparaissent ou se créent. Donc on peut toujours essayer de les rattraper, certains nous échapperont.

Il faut tenir compte aussi de la complexité du système immunitaire qui dépend de plusieurs structures. Croire qu'un anticorps précis va préserver de façon absolue d'un antigène procède d'un raccourci qui ne correspond pas à la réalité globale. Des personnes peuvent développer la maladie contre laquelle ils ont reçu un vaccin, ou cette maladie prend une autre forme ou encore ces personnes présenteront des réactions inattendues, les produits injectés apportant des réactions en chaîne non prévues.

Ainsi, une injection vaccinale, surrenchérie de deux autres doses contre le HPV, n'est plus une action thérapeutique personnalisée mais une action calculée qui ne tient pas compte de la variabilité individuelle. Dans ces conditions, on ne pratique plus l'art médical.

Quant à la preuve scientifique exigée, on peut avancer que le vaccin n'est pas si ancien et que toutes ses preuves n'ont pas été rendues.

Ainsi, le vaccin HPV n'arrive pas au talon de la valeur scientifique des lunettes!

 

Commentaires

Bravo et merci pour ce billet!

En effet, ce vaccin vendu comme un vaccin anti-cancer n'a toujours pas démontré son efficacité. Les études n'ayant été menées que sur moins de 5 ans!

En France, sa publicité a même été interdite, considérée comme mensongère.
http://www.legifrance.gouv.fr/affichTexte.do?cidTexte=JORFTEXT000022839429

L'AFSSAPS rappelle que "en l'état actuel des données il n'y a pas d'étude démontrant un effet préventif de la vaccination sur la survenue des cancers, le délai entre l'infection et l'apparition d'un cancer invasif étant estimé à quinze à vingt-cinq ans ".

En Suisse le cancer du col arrive en 15e position, il y a de quoi s'interroger sur les priorités de santé publique, surtout que le dépistage a, lui, fait ses preuves en faisant régresser le nombre de cancers du col.

Étonnamment aucun journaliste ne relève ce fait. Craignent ils de perdre des publicités en osant questionner ce favoritisme envers les pharmas?

A lire: "la Piqure de trop?" de Catherine Riva et Jean-Pierre Spinosa aux éditions XENIA.

Écrit par : Anne Berguerand | 26 décembre 2010

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