11 décembre 2010

Touche pas à ma Science!

L'article paru le 9 décembre dans TdG et repris sur le site de l'Association des Médecins nous relate la lutte au niveau de notre gouvernement pour faire accepter les cinq médecines alternatives dans l'assurance de base.

Le Docteur B.Buchs s'en mêle dans son blog.


Je rappelle qu'il est question de médecines alternatives pratiquées par des médecins.

D'après certaines statistiques, ils seraient 2000 à prodiguer ces médecines-là en Suisse.

Or, ces deux mille ont un diplôme des facultés de médecine de toute la Suisse.

Ont-ils tous renié la Science ou l'ont-ils affinée et élargie?

L'art médical a été terriblement réduit depuis quelques décennies par la médecine académique basée sur les données de la biologie, de la génétique et des statistiques, le tout couronné par ce qu'imposent les lobbies pharmaceutiques.

L'éthique a été remplacée par des concepts financiers. L'augmentation de nos primes suit ce mouvement. Autre preuve de la réduction de l'art médical.

Pire, un esprit arrogant a remplacé l'esprit de recherche, d'expérience et d'humilité face à la complexité d'un être humain.

On lit alors chez Dr Buchs : « Cela fait des lustres que j'attends la mise en place d'une étude bien faite, respectant les critères de qualité et d'efficacité, pour juger de l'efficacité de ces médecines. A chaque fois, le même refus ». Assis sur son trône, il attend qu'on vienne lui tendre des études « bien faites ».

Si tant de médecins pratiquent les médecines alternatives, c'est qu'ils ont vu la souffrance de leurs patients et l'inutilité ou pire les effets secondaires de la médecine académique. Il s'agit souvent de pédiatres, de généralistes ou d'internistes, ceux qui suivent les patients et ne sont pas limités à leurs spécialités.

Ces médecins qui veulent offrir davantage à leurs patients vont à la recherche, ont la curiosité de découvrir d'autres dimensions de l'art médical. Ainsi, trouvent-il des études bien faites car elles existent. A la bibliothèque de la Faculté de Médecine de Genève se trouve un documentaliste qui depuis une décennie épluche toutes les revues scientifiques à la recherche d'études. Ils les publient sur un site que tout le monde peut consulter .http://medweb1.unige.ch/alternmed/ A noter qu'aucune publicité n'est faite pour ce site.

Comme le rappelle F. Salina dans son commentaire sur le blog doc, une étude très sérieuse conduite par la Fondation Suisse pour la Recherche Scientifique avait été menée pendant cinq ans sur les médecines parallèles. Peu avant la fin, victime de certaines influences, F. Couchepin a renvoyé les experts internationaux et a fait détruire des documents importants. A l'époque, on aurait dû hurler et ceux dont on a détruit le travail auraient dû porter plainte. Le peuple aurait dû réagir car cette étude lui coûtait plusieurs millions.

Ce que les scientifiques qui défendent becs et ongles leurs principes cachent volontiers, c'est que beaucoup d'études « bien faites » ne sont pas confirmées par d'autres études « bien faites ».

De plus, dans le milieu scientifique, on est surpris de constater la mort subite de certains biologistes ou autres chercheurs qui ont eu l'audace de mettre en doute certaines affirmations, ce qui aurait une immense conséquence financière, comme en ce qui concerne les vaccins.

Pour revenir aux études sur les médecines alternatives, les exigences de la science moderne (celle dont les données changent tout le temps) veulent que les études soient faites avec leur langage. Or, les paramètres sur lesquels se basent les médecines alternatives sont tout autres. Aurait-on l'idée d'apprendre le chinois avec la grammaire française?!? Les médecines alternatives obéissent à des lois très précises qui ont leurs propres syntaxes, c'est pourquoi du reste elles perdurent à travers les siècles. Si ces lois ne sont pas respectées, le résultat escompté ne vient pas mais ce ne sera pas de la faute de ces techniques mais bien de ceux qui ne se basent pas sur les lois inhérentes à l'art qu'ils pratiquent.

La médecine homéopathique sur laquelle bien des médecins ricanent volontiers trouve des confirmations si on emploie les lois de la physique quantique. Des travaux fort scientifiques l'ont prouvé mais qui va avoir l'intérêt de les publier si ce ne sont les revues des médecines alternatives?

En Afrique, je connais trois endroits qui savent guérir le sida avec les plantes mais on les fait taire soit par le mépris, soit par la force, soit par des actions chèrement payées.

Il y a des études, il y a aussi des expériences. Quand les expériences se répètent, ce qui est aussi une loi scientifique, il vaudrait mieux les reconnaître plutôt que de discutailler en exigeant les critères académiques - lesquels sont aussi soumis à caution -. Tant de patients ont souffert pendant des années en suivant la médecine conventionnelle et ont été guéris ou au moins très nettement améliorés par d'autres médecines. En mettant les bonnes lunettes pour lire de tels rapports de cas, on féliciterait les thérapeutes au lieu de leur reprocher de ne pas mettre les lunettes des académiciens!

 

 

Commentaires

Merci pour ces notes intéressantes. Il est vrais que la science n'est pas exacte, la preuve: constante remise en question, au fil de l'histoire, de ce qui a été scientifiquement prouvé dans le passé. En commençant par notre terre, qui a été décrété plate comme une galette, avant...

Et l'expérience répétée de l'efficacité de certaines pratiques n'est pas à négliger, surtout si la douleur, la maladie, la souffrance, peut être soulagé.

Certaines pratiques thérapeutiques ne sont pas prouvé scientifiquement mais "ça se sait" qu'elles remédient au mal et soulage, voir guérie, le patient. On ne sait pas comment ça fonctionne, mais on sait que ça fonctionne... dit-on et ceux qui le disent savent de quoi ils parlent. Chaleureuses salutations. Joanna

Écrit par : Joanna Pióro Ferrand | 11 décembre 2010

Merci, Joanna, pour votre témoignage,
Il est vrai que les médecins qui suivent les lois dites scientifiques ont tendance à minimiser les expériences personnelles, faites avec son être tout entier, au profit d'expériences si codifiées qu'elles en éliminent des paramètres fondamentaux.

Écrit par : Marie-France de Meuron | 11 décembre 2010

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