15 septembre 2010

Avons-nous besoin de drogues pour travailler?

 

L'article publié dans Le Temps du 27 août 2010 nous fait part du besoin qu'a un salarié sur dix de se droguer pour affronter son travail quotidien.



 

Au niveau des causes, l'article s'arrête à des constats extérieurs : stress, insécurité de l'emploi, rentabilité ou encore la violence et l'hostilité entre collègues ou avec le chef ou l'employeur.

En fait, il ne suffit plus de faire bien son travail pour conserver son emploi.

Nous pouvons aller plus loin en faisant des constats sur le fonctionnement de ces salariés drogués.

Les facteurs biologiques entrent en jeu comme celui de la perte du rythme. Dans les exemples données, chauffeurs routiers, marins, serveurs et les professions médicales montrent à quel point les rythmes du sommeil et des repas peuvent être perturbés dans de telles activités professionnelles.

Il s'agit donc pour l'invidu de reconnaître d'abord que ces pertes de rythmes sont une cause de problème de santé. On perçoit du reste des perturbations à la suite d'un voyage outre-atlantique avec le changement horaire. A plus forte raison lorsque ce type de changement sévit plusieurs fois par semaine.

Après avoir reconnu ce fait, il vaut la peine d'aller à la recherche des différents moyens tant pour en diminuer la fréquence que pour en supporter les effets. Ce sera bien sûr approximatif mais cela peut éviter la bascule dans la drogue qui, elle, ne fait rien changer au problème de base et aggrave encore les fonctionnements biologiques de l'organisme.

Des processus mentaux peuvent aussi modifier la donne. Savoir utiliser le moindre moment de reläche pour se recentrer, être réceptif à ses sensations corporelles, à l'air qu'on respire, aux effets sur soi des événements qui viennent de se passer. Tout phénomène vital est ondulatoire d'où le rythme; de même que nous avons des phases émissives où nous émettons des gestes, des paroles ou des écrits, de même avons-nous des phases réceptives où nous sommes attentifs à ce qui vient à nous ou ce qui vient de nous, de notre intériorité.

A un niveau plus profond encore, ne pas perdre la conscience que nous sommes un univers, un être humain avec des potentialités énormes. Il s'agit de plonger en nous pour les rencontrer et trouver des solutions créatives aux problèmes. Nous avons aussi à développer notre force psychique pour nous dresser face à autrui. Beaucoup craignent de perdre leur travail s'ils se dressent face à leurs chefs. S'ils n'insultent pas leurs supérieurs mais affirment une réalité profonde, ils seront étonnés du résultat. Je me souviendrai toujours d'une femme qui osa aller vers son patron en lui disant : « Je veux travailler à mi-temps et continuer à recevoir mon salaire du plein-temps ». Elle avait d'abord fait un travail psychothérapeutique qui l'avait amenée à oser percevoir que sa conviction profonde était juste et qu'elle avait les forces de la confronter à son chef. Elle avait aussi ressenti comment s'exprimer face à ce chef dont les colères faisait vibrer les vitres. Dans une justesse globale , elle a atteint son but, le chef ayant compris que le travail serait fait et que le salaire actuel était vraiment très bas. Mais il fallait que la femme développe en elle l'audace de s'affirmer avec des paramètres intimes ressentis consciemment.

Avoir aussi conscience que nous sommes un être de valeur et que si nous avons besoin d'aide, autant s'octroyer une aide de qualité plutôt que des produits créés pour le seul avantage pécunier des producteurs ou des vendeurs.

Ainsi il existe d'autres moyens pour dépasser ou transformer la situation professionnelle. Plutôt que de faire confiance à des produits douteux, mieux vaut se  faire confiance qu'on est en mesure d'aller à la rencontre de l'un des nombreux moyens qui sont en nous et autour de nous mais que nos moeurs et coutumes ne nous ont peut-être pas enseignés.

 

Commentaires

aprés une longue et lente descente aux enfers un homme s'est éteint,qu'il repose en paix mais après avoir questionné le personnel des soins intensifs d'un hopital fermé maintenant,je questionnai les infirmières leur demandant mais comment faites vous,une me dit,on est sous amphétamines stress oblige,cela peut se comprendre surtout quand vous avaz vu courir toute la nuit votre gynécologue qui lors de la même question et ce dans un autre hopital vous répond on se shoote aux cafés,je n'ai pas insisté mais ayant travaillé dans diverses hopitaux,les charges extrêmement pénibles pesant sur les épaules du personnel,font qu'hélas beaucoup doivent suivre des cures de désintoxication,nul n'est parfait,ce sont les autorités qui ont peur de voir la réalité en face,et depuis qu'en suisse on a une batteries de machines super perfectionnées et de moins en moins de temps pour lire les clichés,souvent manque de personnels qualifiés,de quoi se poser moult questions pour l'avenir

Écrit par : lovsmeralda | 15 septembre 2010

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