11 août 2010

Le Neguev, l'eau, les Bédouins et le gouvernement israëlien

Merci à certains commentateurs de nous avoir fourni des liens sur ce sujet brûlant.

Je vous livre les déductions suivantes car je ne veux pas faire partie de « qui ne dit mot consent ».


 Dans l'article , nous voyons deux vidéos :

l'une sur des femmes organisées pour tisser et ainsi, participer au revenu familial.

Nous devons reconnaître que, fréquemment, les femmes sont plus conciliantes que les hommes.

Un meilleur confort familial peut les stimuler à changer de vie et à quitter leur patrie.

Ainsi, ont-elles pu être sédentarisées.

 Dans le même article, on peut entendre dans la deuxième vidéo que le village de Drijat n'est pas reconnu par l'Etat, bien qu'il fut construit au 19e siècle. Ils n'ont donc pas droit à l'électricité.

 

Nous y lisons que : 

 

Israël et ses Bédouins
   Israël dit qu'il veut urbaniser les Bédouins ou du moins les concentrer et les « établir » : le premier township de Tel Sheva a été construit en 1968. Le processus involontaire n'a pas été planifié avec les Bédouins et par exemple l'habitation pour laquelle l'Etat n'a pas pris en compte l'unité familiale : les premières maisons de Tel Sheva étaient trop petites pour des familles de 14 membres et sont restées vides pendant 15 ans jusqu'à ce que l'état ait rajouté quelques 200 m2 aux maisons !
   Cependant, on constate des signes de dislocation de la société bédouine depuis une dizaine d'années.

 

Ainsi donc, Israël veut urbaniser les Bédouins. Qu'est-ce à dire? Il veut leur imposer de changer de vie, de lieux et de coutumes. Est-ce vraiment de la démocratie? Disposer ainsi de toute une population, est-ce digne du droit humain? Israël s'appuie beaucoup sur le droit juridique car il est facile à décréter. Le droit de la terre des ses pères, de la patrie, est un droit beaucoup plus concret et beaucoup plus ancré dans l'être humain. Ainsi ne faut-il pas s'étonner que ce soit avec leurs profondeurs et leurs puissances physiques que les Bédouins réagissent. Israël fait aujourd'hui ce que les USA ont fait il y a un siècle et plus avec les Amerindiens. De tels actes ne sont plus dans l'ère du temps.

Pour quoi sédentariser les Bédouins? Une réponse nous vient dans la vidéo

Nous y rencontrons d'abord un berger bédouin qui désespère de la sècheresse toujours plus prononcée. Parmi 100 agneaux à naître, dit-il, 20 à 50 mourront. Ses paroles comme le paysage ne sont que désolation. Aucune solution pour les bergers n'est proposées comme si personne ne cherchait à répondre à leurs besoins. Et pour cause :

Et puis, on nous montre les abords verdoyants des routes dans le Néguev, avec des plantations surgies dans les sables. Contrairement aux moutons, les poissons d'une pisciculture ne manquent pas d'eau, obtenue de la nappe phréatique. Et la gérante de nous dire avec ravissement: « Ben Gourion voulait faire du désert un paradis. Nous en approchons ».

Ainsi donc, le rêve du prophète sioniste a remplacé le commandement divin : Tu ne convoiteras pas.

Commentaires

Petite mise au point sur un sujet que vous ne connaissez pas et dont vos critiques sont le résultats d'une propagande malfaisante, intruisez-vous donc Mme Demeurons :

Contexte historique
La rareté de l'eau a toujours constitué un élément dominant dans l'agriculture de la majeure partie du Moyen Orient aride, les habitants dépendant de pluies saisonnières peu abondantes et irrégulières ou de rivières pour leur approvisionnement en eau. En Egypte, par exemple, le Nil était l'unique source d'eau stable dans un paysage entièrement désertique. Dans l'antiquité, l'activité agricole était limitée à d'étroites bandes de terres sur chaque rive du fleuve. Aujourd'hui encore, l'agriculture en Egypte est localisée principalement le long des rives du Nil.
Le climat d'Israël est fortement influencé par la proximité du désert qui borde le pays au sud et à l'est. La majeure partie du territoire d'Israël est considérée comme aride (60%) ou semi-aride. Les pluies ne tombent qu'en hiver, principalement entre novembre et mars. La moyenne annuelle des précipitations s'échelonne de 400 à 800 millimètres dans les régions nord et ouest du pays et diminuent nettement vers le sud et l'est. La saison sèche, pratiquement sans précipitations, commence au début du mois d'avril et se termine à la fin du mois d'octobre.
Jusqu'au début du XXe siècle, l'agriculture du Pays d'Israël, presque entièrement dépendante des pluies, était limitée à la partie nord du pays et à la région côtière. Dans certaines localités du nord dotées de sources d'eau, les champs étaient irrigués. L'eau était acheminée par gravitation de la source jusqu'aux champs au moyen de simples canaux à ciel ouvert. Chaque paysan était censé obtenir sa part d'eau pendant plusieurs heures, une fois tous les quelques jours ou quelques semaines. Cependant, par suite des pertes importantes occasionnées par l'infiltration rapide dans le sol lors du transport, l'eau était distribuée de façon inégale - les paysans les plus éloignés de la source n'en recevant que fort peu. Le long de la côte, l'eau souterraine était puisée dans des puits peu profonds à l'aide de norias (roues hydrauliques à godets) tirées par un âne ou un buf. L'eau était recueillie dans un bassin d'où elle était acheminée par gravitation jusqu'aux plantations voisines, principalement des orangeraies. Le rendement de ces puits creusés manuellement restait faible.
L'idée que l'agriculture nécessite un approvisionnement en eau fiable n'émergea qu'à la fin du XIXe et au début du XXe siècle. Ce changement révolutionnaire fut introduit dans la région principalement par les pionniers juifs, prêts à adopter des technologies et un savoir-faire de pointe pour l'époque. Ces technologies furent apportées par des immigrants qui avaient reçu une formation professionnelle, notamment des spécialistes expérimentés dans les méthodes avancées de forage des couches rocheuses dures, et des techniciens du pompage de grandes quantités d'eau dans des puits profonds.
Le role de l'irrigation dans l'argriculture de pointe
L'utilisation de l'irrigation dans l'agriculture traditionnelle est entravée par plusieurs contraintes :
• Les sources d'eau, en particulier dans des conditions arides et semi-arides, sont en général très limitées et non disponibles partout.
• L'eau est acheminée dans les champs par des canaux, par gravitation, ce qui nécessite que le sol soit plat. Les terrains montagneux et les pentes ne peuvent donc pas être irrigués selon cette méthode.
• La pratique traditionnelle consistant à creuser des canaux occasionne d'importantes pertes d'eau par suite de l'infiltration dans le sol, les canaux les plus long provoquant les pertes les plus considérables.
• L'approvisionnement en eau diminue le long de la ligne de répartition, ce qui entraîne un partage inégal des ressources limitées.
Autre désavantage de l'irrigation traditionnelle : l'approvisionnement en eau est inévitablement irrégulier et il est donc impossible de répondre aux besoins des cultures. Il en résulte alors de faibles récoltes.
Compte tenu des conditions prévalant au début du XXe siècle dans cette région, notamment la prédominance de la culture sèche reposant presque exclusivement sur les pluies saisonnières, l'introduction de nouveaux concepts dans l'agriculture supposait non seulement des changements techniques, mais également une modification en profondeur de la stratégie et de l'ampleur des progrès agricoles.
Deux facteurs principaux sont à l'origine du passage d'une utilisation traditionnelle de l'eau dans l'agriculture à une utilisation moderne : le facteur humain et l'introduction de technologies nouvellement importées.
Après l'instauration du mandat britannique à la fin de la Première Guerre mondiale, de nombreux immigrants juifs arrivèrent en Palestine, principalement en provenance d'Europe. Bon nombre de ces immigrants, animés par une profonde motivation, se passionnaient à l'idée de créer de nouvelles localités rurales. Enclins à expérimenter et à appliquer les nouvelles technologies agricoles, ils comprirent la signification d'un savoir-faire moderne fondé sur des études scientifiques, et étaient tout impatients de recevoir l'avis des scientifiques et des professionnels. Mais le facteur décisif de leur réussite fut probablement leur capacité à créer des organisations de collecte de fonds, tout en élaborant une ligne d'action et en dressant des plans de mise en valeur.
Ces efforts aboutirent, dans les années 1920 et 1930, à la création d'un grand nombre de localités agricoles.
Dans le cadre des efforts de peuplement, des géologues placés sous la direction du professeur L. Picard (immigrant arrivé d'Allemagne en 1924) furent recrutés pour rechercher des eaux souterraines. Un équipement de forage moderne capable de creuser à de grandes profondeurs sous des couches de roches dures, des machines de pompage efficaces, et l'introduction de nouveaux matériaux comme le ciment et les conduites métalliques furent employés pour développer des systèmes d'approvisionnement en eau fiables. Cependant, au-delà de ces efforts techniques, le défi consistait à modifier radicalement la conception de ce que devait être un approvisionnement adéquat.
Comme il a été mentionné ci-dessus, les précipitations en Israël sont limitées à l'hiver et déclinent du nord au sud et d'ouest en est. En outre, le total annuel des précipitations varie considérablement d'une année à l'autre et les années de sécheresse sont fréquentes. La planification et la mise en place d'un système d'approvisionnement en eau fiable doivent prendre en considération ces contraintes, c'est-à-dire assurer la soudure entre les saisons (hiver et été), les régions (le nord et le sud), et les années (aux précipitations suffisantes ou insuffisantes).
Au début, les colonies s'associèrent localement, investirent des fonds pour la recherche des eaux souterraines, et réussirent à assurer un approvisionnement en eau plus ou moins continu.
Par la suite, une conception plus large de la question de l'approvisionnement en eau fut adoptée. Le premier effort concerté pour élaborer un projet de grande envergure remonte à 1935. Lévi Eshkol, par la suite premier ministre d'Israël, et Simha Blass, un ingénieur qui fit ensuite carrière dans la conception et la mise en uvre de tous les grands chantiers hydrauliques du pays, furent à l'origine de ce projet. C'est Mekorot, la Compagnie nationale des eaux nouvellement créée, qui prépara et réalisa le projet entre 1935 et 1938. L'eau provenait de trois puits forés dans les versants occidentaux de la vallée de Jezréel. Les principales caractéristiques de ce projet étaient les suivantes :
• Acheminement de l'eau dans des canalisations en métal, sous pression, ce qui assurait un approvisionnement continu sur de longues distances. La pression permettait d'irriguer les champs par aspersion, et non plus par inondation traditionnelle.
• Incorporation de deux citernes de béton et de deux réservoirs à ciel ouvert, afin d'assurer un approvisionnement en eau constant. L'eau était pompée dans les réservoirs, la nuit, lorsque les tarifs de l'électricité étaient relativement bas ; puis elle était amenée sans interruption jusqu'au système d'irrigation.
La question de la disponibilité des ressources en eau et de la possibilité de mettre en place des systèmes modernes destinés à assurer un approvisionnement suffisant n'était pas seulement d'ordre théorique ou technologique. Elle comportait également des implications politiques. En effet, les droits nationaux sur la terre étaient au cur du conflit entre les communautés juive et arabe. La politique du gouvernement britannique consistait à imposer des restrictions à l'achat de terres par les juifs, à la création de nouvelles localités ainsi qu'à l'immigration en Palestine, en arguant que les conditions matérielles interdisaient la poursuite de la croissance de la population. L'une des mesures prises par les dirigeants de la communauté juive pour contrer la politique britannique fut de prouver qu'avec une mise en valeur appropriée, le pays pouvait accueillir une population beaucoup plus importante. Un effort considérable fut ainsi investi dans la conception et la mise en uvre de projets hydrauliques.

Les programmes d'approvisionnement en eau
A la fin des années 1930, il était admis par les spécialistes que les principes suivants devaient orienter à l'avenir les projets concernant l'eau :
Planification
• Tout système mis en uvre pour fournir de l'eau devait relier les régions pourvues en eau à celles où elle faisait défaut. Il devait également assurer la continuité entre la saison des pluies et la saison sèche. L'eau des rivières, des crues et des sources devait donc être stockée dans des réservoirs, les nappes aquifères souterraines et des citernes, pour pouvoir ultérieurement être transférée dans les conduites d'approvisionnement en fonction des besoins. Il fallait, en outre, stocker les excédents des années pluvieuses pour pouvoir les utiliser durant les années sèches.
• L'eau devait être transportée sous pression dans les canalisations. Tout en nécessitant un support financier substantiel, cette approche contournait les limites imposées par la topographie et minimisait les pertes en eaux, ce qui, à long terme, allait permettre des économies en eau. Elle garantissait aussi une répartition équilibrée et égalitaire entre tous les usagers.
• La planification devait être globale. Autrement dit, les programmes devaient prévoir l'acheminement de l'eau dans tous les endroits du pays pour répondre aux besoins d'une population en pleine croissance et d'une agriculture en plein essor, notamment dans le Néguev, la région sud du pays caractérisée par la faiblesse de ses précipitations (ce qui en fait une zone aride).



Plusieurs projets d'acheminement de l'eau vers le Néguev furent élaborés à partir de 1939, principalement par Simha Blass. Une étude globale intitulée Les ressources en eau du Pays d'Israël : perspectives pour l'irrigation et le développement hydroélectrique fut préparée, en 1944, par la Compagnie des eaux Mekorot et, à peu près à la même époque, des spécialistes des Etats-Unis des questions de l'eau et de la conservation des sols préparèrent et présentèrent des études sur les projets en Palestine. W. K. Lowdermilk, un éminent expert américain en hydrologie et conservation des sols, publia, également en 1944, un livre ( Palestine - Land of the Promise ) sur les possibilités de réaliser des projets hydrauliques en Palestine. La même année, J. B. Hays, un spécialiste américain des barrages et de la préservation de l'eau, effectua un voyage d'études portant sur les perpectives de planification dans ce domaine. Son livre, Tennessee Valley Authority of the Jordan , fut publié quelques années plus tard. Hays poursuivit ses études après la création de l'Etat d'Israël et présenta plusieurs versions d'une stratégie globale de mise en valeur du potentiel hydroélectrique et de l'irrigation. Il fut, par la suite, rejoint par son collègue J. S. Cotton, qui soumit, en 1955, un plan général ultérieurement adopté par le gouvernement comme le modèle pour la création de la Conduite nationale d'eau.
Construction
Dans le cadre de l'encouragement au peuplement du Néguev, la région sud aride du pays, trois localités expérimentales y furent créées en 1943. L'objectif était d'étudier les conditions du sol dans la région, les ressources en eau (notamment des données sur les précipitations annuelles), et le type de cultures susceptibles de réussir dans ces conditions. Onze nouvelles localités furent crées dans le Néguev en 1946 et cinq autres en 1947, financées et équipées comme précédemment par les institutions nationales juives.
Dès le début, il s'avéra que, dans le Néguev, la principale limite à laquelle se heurtait l'agriculture était la rareté de l'eau. La prise de conscience que la réussite d'une agriculture moderne dépendait de l'irrigation, nécessitant un approvisionnement en eau fiable, conduisit à entreprendre une série d'études exploratoires dans les domaines de la météorologie, de la géologie et de l'hydrologie. On tenta de forer des puits et d'extraire l'eau souterraine près des nouvelles localités ; mais les quantités obtenues étaient plutôt réduites, et la salinité de l'eau souvent trop élevée pour permettre une utilisation dans l'agriculture. Les tentatives de construire des barrages et des réservoirs de collecte des eaux des crues saisonnières échouèrent en raison des fluctuations trop importantes d'une année sur l'autre, de la quantité, de l'intensité des crues et par suite de difficultés techniques. On en conclut alors que la seule façon d'assurer un approvisionnement suffisant à l'agriculture était de transporter de l'eau douce depuis les sources du nord par des conduites.



La première canalisation du Néguev , installée en 1947, assurait un approvisionnement en eau fiable, bien que limité, à la plupart des localités du Néguev (plusieurs devaient encore compter sur les puits locaux). Cette modeste conduite transportait l'eau des puits du nord-ouest du Néguev, une région où les eaux souterraines étaient relativement abondantes. Le premier tronçon était constitué par des conduites de 190 km de long et de 6 cm de diamètre fournissant 1 million de mètres cubes par an. Par la suite, le diamètre fut porté à 20 cm, ce qui permit un débit annuel de 30 millions de mètres cubes. L'existence de cette conduite signifiait que l'idée de transporter de l'eau du nord pour approvisionner la partie sud aride du pays était désormais solidement établie.
Cette entreprise pionnière fut suivie par deux projets de grande envergure. Le premier, la conduite Yarkon-Néguev , fut construite peu après l'indépendance de l'Etat. Cette canalisation de 66 cm de diamètre, d'un débit annuel de 100 millions de mètres cubes, transportait de l'eau du Yarkon jusqu'au Néguev, sur une distance de 130 kilomètres.



Un tronçon de lGian Compte tenu des moyens disponibles à l'époque, il s'agissait d'un projet majeur. Mais il devint bientôt évident qu'un système plus important et plus complet s'imposait, ce qui aboutit au deuxième projet de grande envergure, l'ambitieuse Conduite nationale d'eau. Cette Conduite avait pour fonction principale d'acheminer vers la région sud du pays l'eau du lac de Tibériade (en hébreu, Yam Kinneret) au nord. Le plan initial était de puiser l'eau du Jourdain avant qu'il ne se jette dans le lac de Tibériade. Les premières étapes du chantier débutèrent en 1953. Cependant, par suite de l'opposition syrienne et d'une résolution des Nations unies, Israël dut suspendre les travaux et modifier son projet. Les plans définitifs furent approuvés en 1956, et la Conduite nationale d'eau fut achevée et entra en fonction en 1964. Il s'agit d'un réseau de canalisations souterraines, de canaux à ciel ouvert, de réservoirs intermédiaires et de tunnels, fournissant chaque année quelque 400 millions de mètres cubes. L'eau du lac, située à environ 220 mètres au-dessous du niveau de la mer, est pompée à une altitude de 152 mètres au-dessus du niveau de la mer et s'écoule par gravitation vers la région côtière, d'où elle est pompée vers le Néguev.
Outre le lac de Tibériade, deux grandes nappes aquifères, celle de la montagne et celle de la côte, contribuent à fournir respectivement quelque 350 et 250 millions de mètres cubes par an à la Conduite.
La Conduite nationale constitue non seulement la principale source d'approvisionnement en eau, mais également un déversoir pour l'excédent d'eau du nord en hiver et au début du printemps, ainsi qu'une recharge des nappes aquifères souterraines de la région côtière. La majeure partie des systèmes hydrologiques régionaux sont reliés à la Conduite nationale pour constituer un réseau bien équilibré dans lequel l'eau peut être transférée d'une canalisation à une autre en fonction des circonstances et des besoins.


L'offre et la demande - la gestion de ressources en eau limitees
Les ressources en eau douce d'Israël, qui s'élèvent en moyenne à 2 milliards de mètres cubes par an, sont actuellement exploitées jusqu'à leur limite. Or, la population du pays est en augmentation constante, comme d'ailleurs la demande en eau. Des mesures urgentes s'imposent afin de fournir des quantités d'eau supérieures. Les eaux secondaires, une catégorie qui comprend les effluents, l'eau saumâtre et l'eau de mer, constituent une source potentielle importante. Un traitement approprié - l'épuration dans le cas des eaux d'égout et le dessalement pour l'eau saumâtre et l'eau de mer - est susceptible de fournir des quantités d'eau supplémentaires si nécessaires.




Les eaux d'egout
Les eaux d'égout, de plus en plus abondantes, envahissent l'environnement, mettant en danger les nappes phréatiques et les autres sources d'eau douce. Le besoin urgent de trouver d'autres sources d'eau, ainsi que l'état critique de l'environnement, ont conduit la Commission de l'eau à créer l'usine de Shafdan, un vaste programme de retraitement des eaux d'égout et de production d'eau épurée. Les avantages en sont doubles : la nappe aquifère sert de réservoir souterrain pour l'eau rechargée - empêchant ainsi les pertes par évaporation - et l'eau est pompée en cas de besoin, principalement en été ; l'infiltration de l'eau à travers les différentes couches du sol ajoute une phase de nettoyage.
Environ 110 millions de mètres cubes de cette eau épurée sont transportés annuellement pour l'irrigation du Néguev occidental par une canalisation qui porte le nom de Troisième conduite du Néguev . Grâce au degré d'épuration très élevé, les eaux retraitées peuvent être utilisées pour toutes les cultures, sans le moindre risque pour la santé.
D'autres usines d'épuration des eaux usées sont déjà en fonction, en chantier ou en cours de planification. On espère que la majeure partie de l'eau allouée à l'agriculture proviendra un jour d'effluents épurés, en sorte que l'eau douce de qualité pourra ultérieurement être transférée de l'agriculture aux usages domestiques.
Des usines de moindre importance, situées dans l'ensemble du pays, alimentent en eaux d'égout retraitées des champs situés à faible distance de la source de l'effluent. Dans de nombreux cas, le traitement est minimal et l'utilisation de l'eau retraitée se limite aux cultures comme le coton, en été. Ces petits projets s'avèrent hautement rentables.




L'eau saumatre et l'eau de mer
Il existe deux catégories d'eau susceptible d'être dessalée, l'eau saumâtre et l'eau de mer. Le dessalement de l'eau de mer est un procédé coûteux, compte tenu de la forte concentration en sels. Les efforts portent donc aujourd'hui sur l'invention d'un procédé moins coûteux pour l'eau saumâtre. A long terme, cependant, l'eau de mer pourra, elle aussi, être utilisée comme une source d'eau potable.
Plusieurs méthodes de dessalement de l'eau saumâtre ont été étudiées en Israël depuis le début des années 1960. L'une des plus efficaces et des moins coûteuses est l'osmose inversée ; cependant, le coût de la production d'eau potable par osmose inversée reste aujourd'hui encore supérieur d'environ 25% à celui de l'épuration des eaux usées.
Le principal projet de dessalement est situé près d'Eilat, une ville de la mer Rouge située à l'extrémité sud d'Israël - la région la plus aride du pays, qui reçoit des précipitations négligeables. La population d'Eilat s'élève à environ 40 000 habitants, plus un afflux annuel de quelque 500 000 touristes. Jusqu'en 1997, la totalité de l'eau potable fournie à Eilat était obtenue par dessalement des eaux saumâtres souterraines. L'eau dessalée est produite par osmose inversée dans deux usines qui produisent ensemble environ 36 000 mètres cubes par jour (environ 13 millions de mètres cubes par an). Par suite de la demande sans cesse croissante pour un approvisionnement fiable en eau potable, une troisième unité de dessalement de l'eau de mer a été ajoutée aux deux autres (l'eau est pompée dans la mer Rouge). Elle produit actuellement environ 3,5 millions de mètres cubes.
Le dessalement de l'eau saumâtre est préféré à celui de l'eau de mer, car l'énergie nécessaire pour produire de l'eau potable est alors de 0,8 à 1 kWh par mètre cube, avec une récupération de 73% de l'eau fournie, alors que le dessalement d'un mètre cube d'eau de mer nécessite 3,85 kWh, et ne restitue que 50% de l'eau. Cependant, l'eau saumâtre souterraine, répartie dans des zones relativment étendues, se trouve en quantité limitée à proximité d'Eilat. L'approvisionnement en eau de mer, par contre, est infini. La production d'eau dessalée reposera donc, à l'avenir, principalement sur l'eau de mer.
Outre l'apport d'une source d'eau potable supplémentaire, la mise en uvre d'une méthode efficace de dessalement contribuera à renverser l'actuelle tendance - fort dangereuse - de salinisation croissante des nappes aquifères d'eau douce, notamment la très importante nappe côtière.
Dans une certaine mesure, l'eau saumâtre non traitée est déjà utilisée pour irriguer des cultures. De nombreuses études ont été réalisées pour vérifier si l'eau saumâtre peut être utilisée pour l'irrigation. Elles ont montré que certains cultures comme le coton, la tomate et le melon tolèrent volontiers des eaux saumâtres (jusqu'à 7 à 8 dS/m - déci-Siemens par mètre - de conductivité, équivalent à une salinité de 0,41 à 0,47% de chlorure de sodium). Mais, afin de réduire au minimum l'accumulation des sels autour des racines et pour faciliter le lessivage de ces sels accumulés, il est essentiel : a) d'utiliser des systèmes d'irrigation au goutte-à-goutte délivrant l'eau saumâtre ; et b) de cultiver les plantes dans un milieu sans sols ou dans des sols légers (sableux ou terreau sablonneux). Lorsque les cultures le tolèrent, l'utilisation d'eau saumâtre contribue à l'économie d'eau douce.
Les methodes d'irrigation de pointe
En Israël, le secteur agricole est le principal consommateur d'eau. Pour réduire la consommation totale, la quantité d'eau allouée à l'agriculture fait l'objet d'un certain nombre de restrictions, notamment depuis le début des années 1990. Sur une consommation totale de 2 008 millions de mètres cubes en 1997, 1 264 millions (63%) étaient utilisés par l'agriculture, alors que les chiffres correspondants pour l'année 1985 étaient de 1 389 millions (72%) sur un total de 1 920 millions. Il ne fait aucun doute que l'utilisation efficace de l'eau d'irrigation est une priorité essentielle.
L'une des innovations agrotechnologiques les plus importantes est probablement l'invention israélienne de l'irrigation au goutte-à-goutte par Simha Blass et son fils (le père avait conçu l'idée et le fils réalisa le dispositif).


L'irrigation au goutte-à-goutte présente de nombreux avantages par rapport aux autres méthodes :
• L'eau se déverse uniformément à partir de chaque distributeur adapté au tuyau latéral, même sur un terrain en pente modérée. En outre, la mise au point de distributeurs de compensation permet une irrigation uniforme sur des pentes plus prononcées et sur des distances plus importantes.
• Des engrais peuvent être apportés à la plante en même temps que l'eau ( fertigation ).
• L'eau et les engrais sont apportés directement à la racine plutôt que sur la superficie totale du champ, ce qui permet d'éviter le gaspillage des ressources.
• La quantité d'eau apportée peut être optimisée en fonction des différents types de sols, tout en évitant l'infiltration au-delà de la racine. En outre, des sols sableux qui ne peuvent être arrosés par sillons ou par inondation, peuvent être efficacement irrigués par le goutte-à-goutte.
• La pousse des mauvaises herbes est réduite au minimum.
• Entre les rangées plantées, le sol à sec permet aux agriculteurs et aux machines d'accéder aisément et en toute saison.
• Il est possible d'utiliser une eau de piètre qualité (saumâtre ou d'effluents) car :
1. L'irrigation au goutte-à-goutte, à la différence de l'irrigation par aspersion permet l'utilisation d'eau saumâtre car le contact direct entre l'eau et les feuilles est évité, prévenant les brûlures.
2. L'irrigation au goutte-à-goutte entraîne le lessivage permanent des sels autour de la racine, évitant l'accumulation de sels au voisinage immédiat des racines. C'est important lorsque l'irrigation porte sur des sols salins ou s'effectue avec de l'eau saumâtre.
3. L'irrigation au goutte-à-goutte permet l'utilisation d'eaux usées à peine retraitées. En effet, l'eau étant délivrée à même le sol, les risques sont moindres pour la santé.
• Des distributeurs réglés pour délivrer une quantité donnée d'eau (de l'ordre de plusieurs litres par heure) peuvent être installés avec l'espacement voulu en fonction des besoins de chaque culture.
• L'irrigation au goutte-à-goutte est la méthode d'irrigation la plus efficace en termes d'économies d'eau. Comme les distributeurs émettent l'eau directement au sol, à proximité des racines qui l'absorbent immédiatement, l'évaporation est réduite au minimum. Cette caractéristique est particulièrement importante dans les zones arides. Dans l'irrigation par aspersion ou par des méthodes en surface, l'évaporation est renforcée par les vents, alors que leur impact est minime dans l'irrigation au goutte-à-goutte.
• S'il est entretenu correctement, un dispositif d'irrigation au goutte-à-goutte de bonne qualité peut durer de quinze à vingt ans.
Le ratio d'utilisation d'eau est le rapport entre la quantité d'eau absorbée par la plante et la quantité totale fournie. Les études ont montré que l'irrigation au goutte-à-goutte permet d'obtenir un ratio d'environ 95%, contre 45% pour l'irrigation en surface et 75% pour l'irrigation par aspersion. On peut donc en conclure que l'irrigation au goutte-à-goutte présente de nombreux avantages par rapport aux autres méthodes, et qu'elle est supérieure à l'irrigation en surface ou par aspersion, en matière d'économies d'eau, notamment quand il s'agit d'approvisionnement en eau limité.
La situation actuelle
Ces dernières années, l'approvisionnement en eau d'Israël a atteint un stade d'équilibre extrêmement fragile entre l'offre et la demande par suite de plusieurs facteurs :
• Une série d'années de sécheresse, aboutissant à un remplissage insuffisant des réservoirs d'eau (aussi bien en surface que dans les nappes aquifères), associé à un pompage excessif des réserves en eau déjà en diminution.
• Un rapide accroissement de la population du fait de l'immigration (4,8 millions d'habitants en 1990, 6,3 millions en 2000, soit une croissance de 31% en 10 ans), ce qui conduit à une consommation d'eau à usage domestique plus importante.
• Des hésitations et des retards de la part des décideurs à allouer les ressources financières nécessaires pour des projets de grande envergure comme le recyclage et l'épuration des eaux usées et la construction d'usines de dessalement de l'eau de mer.
Conclusions
Cette étude décrit comment on a pu surmonter les contraintes imposées par des ressources en eau limitées et un environnement aride et semi-aride, lorsque les dirigeants ont été capables de définir les besoins futurs, d'identifier les solutions appropriées et de les mettre en uvre. Les technologies de pointe se sont avérées indispensables dans ce processus. Ces dernières années, cependant, la demande sans cesse croissante, principalement du secteur domestique, a créé une situation chronique dans laquelle l'eau provenant des sources naturelles est entièrement utilisée. La seule solution pour assurer un approvisionnement en eau fiable pour la consommation domestique et agricole implique l'adoption de plusieurs mesures simultanées : il faudra imposer des règlements sur l'économie d'eau et construire immédiatement de grandes usines de dessalement de l'eau de mer et de recyclage des effluents urbains.

L'eau du Neguev profite à toutes les populations y comprit Palestinienne et Bédouines...CQFD!

Écrit par : Dimitry Schoh | 11 août 2010

Ayant déjà rencontré et travaillé avec la communauté dont vous parlez et ayant vécu à Beersheva pendant trois ans, je peux vous affirmer que personne en Israël ne convoite les terres des bédouins, hormis dans vos fantasmes.
Pourquoi faire passer une tentative d'aide à une population désœuvrée, pour une tentative d'avilissement? Quand je vois les services sociaux en Israël pleins à craquer de bédouins, il serait minutieux qu'ils aient un lien administratif valable (carte d'identité, adresse, etc...) comme dans tout état (sauf les états arabes pour les réfugiés palestiniens).
Madame de Meuron, allez à la rencontre des bédouins du Negev et essayez de les aider. On verra leurs réactions...Déjà que vous êtes une femme, vos belles paroles se perdront dans les souffles du Chamssin local avant d'arriver aux oreilles des chefs de communauté.
ABE

Écrit par : Bibi | 11 août 2010

Monsieur Dimitry Schoh.
Je suis impressionnée par votre "petite mise au point" qui a l'envergure d'une leçon magistrale. Je vous remercie pour cet exposé si complet et si clair.
Vous apportez là une vision très technique de la distribution d'eau et il semblerait que vous avez pleinement participé à ce travail de titan.
Vous prenez toutefois le droit de traiter les gens de haut en disant "instruisez-vous"! Or, tout parfait que soit votre exposé, il n'est que partielle en ce sens qu'il ne dit rien de la perturbation des écosystèmes par les procédés décrits et il ne dit rien de l'usage que l'Etat en octroie aux Bédouins et aux Palestiniens. C'est là le sujet de ma note que vous esquivez avec grandiloquance.
Je suis toujours surprise de voir à quel point certains amis d'Israël ou des membres du gouvernement cherchent par la rhétorique à camoufler les problèmes de terrain, sur terre ou sur mer.

L'autre façon de vous défendre est de décréter que les informations ne viennent que d'une propagande malfaisante
Dites-moi si vraiment l'article qui relate que les villages non reconnus par l'Etat alors qu'ils étaient là avant la fondation d'ISraël état juif n'ont pas droit à l'eau est faux. Qui est malfaisant, celui qui refuse l'eau ou celui qui relate le fait juridique?
http://www.protection-palestine.org/spip.php?article3736

Par votre article, vous montrez bien comment les sionistes ont colonisé non seulement les terres mais aussi les eaux. Je n'ai lu nulle part que les Bédouins aient eu leur mot à dire. L'Etat préfère chercher comment les parquer dans des villages imposés. Les Palestiniens se défendent davantage mais n'en sont que plus malmenés.

Écrit par : Marie-France de Meuron | 13 août 2010

Bibi, Vous vous réduisez sous le pseudo Bibi comme vous réduisez votre expérience bédouine à ce que vous avez vu.
Vous réduisez aussi mes nombreuses informations à des fantasmes.
Il est dommage qu'autant d'amis d'Israël utilisent toujours les mêmes procédés de réponses à des questions cruciales.

Écrit par : Marie-France de Meuron | 13 août 2010

@ Marie-France de M

Vous êtes marrante, vous exigez une perfection d'Israël que vous n'exigez pas des autres. L'Etat juif serait-il soumis à d'autres règles que le reste du monde... Intéressant.

Voudriez-vous nous parler d'autres imperfections du monde que celles d'Israël qui semblent vous obséder ? Prenez simplement un thème qui vous passionne et passez le au crible de votre critique, avec les mêmes critères, pour tous les Etats de la région.

Vous affirmez qu'Israël maltraite ses bédoins, d'autres disent qu'ils les aident maladroitement, moi je ne sais pas. Mais s'agissant du traitement des minorités en terres étrangères, voyons ce que font les iraniens des bahaïs,les égyptiens des coptes, les libyens des palestiniens, les suisses des jenish (oui, je sais, c'est très vieux par rapport à une actualité qui n'a pas plus de 24h de mémoire), les turcs des kurdes et des arméniens, le saoudiens des chrétiens, les suédois des juifs, les russes des musulmans, et j'en passe.

Etablissez une grille de critères et analysez. Je vous suggère d'intégrer à la seule présentation des faits, les affirmations des gouvernement en place quand à leur politique et leur budget en la matière.

Je me réjouis de vous lire.

Écrit par : gerardh | 13 août 2010

Quelles infos???

Vous prenez un article de présentation et en déduisez du négatif, tjs du négatif.

"Il veut leur imposer de changer de vie, de lieux et de coutumes."

L'université de Beersheva est bourrée de femmes et d'hommes bédouins qui y font leurs études (l'éducation est une mauvaise chose à votre avis?), une adresse et une carte d'identité leur permet d'aller se faire soigner à Soroka (hopital réputé de Beersheva), de toucher des aides sociales, devenir propriétaire légalement, etc... etc.... Urbaniser pour vous est un avilissement, nous voyons cela comme une avancée offerte à une population défavorisée. Je me répète encore, mais personne ne force les bédouins à se sédentariser, simplement, dans la vie il y a des règles (on connait ça en Suisse, non) et on ne peut construire n'importe quoi, n'importe comment si on veut vivre et profiter des avantages d'une société moderne et équitable entre ses citoyens (vous nous dites qu'Israel c'est l'apartheid, pk favoriser les bédouins par rapport aux autres citoyens dans ce cas?? Un permis de construire, c'est la même chose pour tous. Si les colons arrivent à en obtenir, alors les bédouins dans le désert...ça ne devrait pas poser de problème).

"Nous y rencontrons d'abord un berger bédouin qui désespère de la sècheresse toujours plus prononcée. Parmi 100 agneaux à naître, dit-il, 20 à 50 mourront. Ses paroles comme le paysage ne sont que désolation. Aucune solution pour les bergers n'est proposées comme si personne ne cherchait à répondre à leurs besoins."

Preuve de plus que la sédentarisation ne ferait pas de mal, surtout en été et l'immense majorité des bédouins préfèrent la vie facile dans un appartement climatisé que de garder les moutons, allez constatez par vous-même! C'est aussi à eu de s'occuper de leurs jardins à Rahat ou à Tel Sheva...pk ne pas décoré les bas cotés et y installer un arrosage automatique, le paysage serait moins désolé. Je vous rappel que c'est le DESERT, c'est vert en été et désolation en été. Quel est le problème??? Vous voulez qu'on est pitié d'eux...?

Après vous nous parlez de pisciculture...et AINSI DONC, vous en déduisez que : "le rêve du prophète sioniste a remplacé le commandement divin : Tu ne convoiteras pas."
Vous nous parlez de la pisciculture dont l'eau utilisée n'est pas potable, donc aucun rapport avec votre troupeau d'agneau. J'aime votre raisonnement simpliste et accrocheur pour les lecteurs naïfs. A moins que vous vouliez construire un puis d'extraction d'une nappe phréatique, puis une station mobile d'épuration, comme ça votre berger pourra abreuver ses agneaux même dans les coins les plus reculés...logique!

Madame de Meuron, n'y a-t-il pas un commandement divin qui dit: "La médisance tu banniras et le mensonge également."

En vous lisant, on dirait sérieusement que vous vous plaisez à voir des êtres humains continuer à vivre comme au Moyen-âge avec leurs coutumes ancestrales, pour la "beauté" de leurs style de vie siiiii exotique. Heureusement que la situation évolue par elle-même, sinon, avec des gens comme vous, on brûlerait encore les sorcières sur la place publique et les esquimaux vivraient tjs dans des igloos. Et la Charia, quel magnifique mode de vie si traditionnel et authentique!

Mis-à-part ça, remerciez les Israéliens pour les avancées drastiques au niveau de la technologie, parce que cela s'exporte très bien en Afrique et dans les pays aux conditions climatiques désertiques. Allez, dites merci aux Israéliens pour une fois...

Madame Marie-France de Meuron, lorsque vous vous êtes convertie, avez-vous perdu votre sens critique ou la faculté à se remettre en question.

De plus, je ne suis pas un ami d'Israël, mais un Israélien qui ne supporte plus de voir vos billets anti-israéliens et malhonnêtes.

ABE

Écrit par : Bibi | 13 août 2010

c'est vert en hiver...pas en été, vous l'aurez compris.

Écrit par : Bibi | 13 août 2010

Gerardh, vos propos sont toujours très limpides et intelligents. Ils me permettent d'approfondir le sujet. Merci.
Vous me trouvez plus exigeante à l'égard d'Israël qu'envers les autres peuples.
Me lisez-vous beaucoup sur les autres peuples?
Peut-être que je suis exigeante à l'image de ce que maints Israëliens demandent, proposent et veulent.
L'Etat d'Israël se soumet lui-même à d'autres règles que le reste du monde, alors qu'il est un état qui fonctionne à l'occidentale. Trop souvent, ses dirigeants connaissent si bien les lois qu'ils ont toujours des arguments pour contourner les lois internationales.
Je ne vais pas entrer dans votre suggestion de parler d'autres imperfections du monde car je m'exprime sur ce qui me touche dans l'ici et maintenant et pas par pur jeu mental. Je me sens plus concernée par les Israëliens et les Palestiniens car il me semble qu'il y a un enjeu crucial universel dans cette situation très particulière.
Israël a aussi sa manière très à elle de résoudre ses conflits, en cherchant toujours l'erreur de l'autre pour justifier ses actions très glaciales et préméditées depuis longtemps.
Je le vois déjà sur les blogs avec certaines pro-Israëliens qui profèrent des insultes et du mépris au moindre mot qu'il soit de travers ou pas.
Vous me dictez ce que je dois faire "établissez une grille ....". Votre démarche est très rationnelle et pas stupide en soi mais l'être humain est fait d'autres dimensions qu'ils vaut la peine d'utiliser, de respecter ou de développer, ce qui me correspond mieux.

Écrit par : Marie-France de Meuron | 13 août 2010

"...très glaciales et préméditées depuis longtemps"

aïe!

Vous mériteriez presque les insultes proférées à votre encontre.

Écrit par : Pigeon | 13 août 2010

Pigeon, j'apprécie votre subtilité.
Je ne suis pas là seule chez qui "Plomb durci" est resté en travers du coeur. Si vous trouvez que cette offensive et son envergure sont chaleureuses et spontanées, dites-le moi...Il en va de même dans la construction de l'affreux mur en béton ou celle d'habitats pour des Bédouins, loin de chez eux.

Écrit par : Marie-France de Meuron | 13 août 2010

Bibi, Cette fois, vous vous êtes dilaté. Bravo pour votre engagement.
Ce n'est pas parce que je ne cite pas toutes mes infos que je n'en ai qu'une.
Les blogs ont un langage assez bref.
Votre louez les études que les Bédouins suivent et vous êtes convaincus que c'est le mieux. Vous oubliez que c'est souvent leur seule porte d'accès dans le monde et qu'ils n'ont pas vraiment le choix. Vous confondez l'instruction avec l'éducation. Vous oubliez de dire aussi si ces étudiants doivent faire leur service militaire, s'ils doivent aller bombarder les Palestiniens et quitter ainsi leurs coutumes dont certaines sont bien mieux que les coutumes à l'occidentale.
Vous défendriez mieux Israël si votre texte n'était pas farci de propos contre ma personne, de critiques vite dites ou de propos méprisants.
Vous seriez plus crédible aussi si vous ne jettiez pas une allégation du style d'une conversion que j'aurais faite et qui n'est basée sur rien du tout.

Je comprends que vous ayez de la peine à lire mes notes car pour les Israëliens de bonne foi, il doit être pénible de lire ce que vos dirigeants trament dans votre dos. Dans le film IRON WALL, une Israëlienne s'exprime bien au sujet de ce que le gouvernement leur cachait.

Écrit par : Marie-France de Meuron | 14 août 2010

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