06 août 2010

Hôpital Traditionnel de Keur Massar, Dakar, Sénégal

Pour tous ceux qui nous ont soutenus jusqu'à présent, j'ai le plaisir de vous annoncer qu'un film vient d'y être tourné. Vous pouvez en avoir un aperçu en consultant leur nouveau blogspot.

 


 Le tournage semble avoir été effectué très consciencieusement, en permettant à chacun d'y jouer son rôle. C'est le chauffeur qui conduit le micro!

L'école est mentionnée mais sans photos apparemment.

Il y a un jeu de mot entre Coeur Massar et le vrai nom qui est Keur Massar.

Keur signifie « maison ». Effectivement, avant il ne se trouvait dans cet endroit de la brousse que la maison de Massar, d'oû le nom du lieu.

Maintenant, le site de l'HTKM est devenu un havre de verdure en banlieue de Dakar.

Vous pouvez séjourner dans le gîte de leur jardin botanique en tant que visiteurs amis, stagiaires botaniques ou stagiaires pour la préparation des remèdes. Ils confectionnent effectivement des mélanges qui sont très efficaces car conçus par les tradipraticiens de haut niveau, fondateurs de l'institution, et testés depuis l'origine de l'HTKM en 1980.

Ils sont tout particulièrement des virtuoses des maladies de la peau, ayant soigné et guéris de nombreux lépreux.

Commentaires

Magnifique adresse et site à retenir! Merci beaucoup pour cette information qui serait d'une grande utilité pour beaucoup de monde. Je souhaite qu'il y ait de plus en plus de centres comme celui-là et qu'on reconnaisse enfin le sérieux de la médecine traditionnelle. Encore merci pour votre engagement!

Écrit par : zakia | 07 août 2010

j'aime bien cette hopital car c'est un lieu de bonheur avec le jardin botanique de yvette pares m'inpressionne beaucoup

Écrit par : DJIBI | 05 septembre 2010

Merci, Djibi, de venir partager votre affection pour l'HTKM!
Précisons à nos lecteurs que le jardin botanique est dédié à Mme Yvette Parès, qui fut professeur universitaire de biologie, chercheuse dans le domaine de la lèpre, et médecin. Elle fut instruite à la médecine traditionnelle africaine par un tradipraticien émérite, Dadi Diallo.
En fait, le jardin botanique fut créé par les autochtones avec les indications des tradipraticiens. Actuellement, il présente une belle variété de plantes médicinales ou autres. De même que Mme Parès, de culture occidentale, a su donner une rigueur scientifique à la médecine traditionnelle, le jardin gagnerait à recevoir l'apport et la rigueur d'un technicien horticole très qualifié.

Écrit par : Marie-France de Meuron | 06 septembre 2010

J'ai entendu parler de l'hopital et de ses realisations dans le domaine de traitement des malades par la voie traditionnelle. En Science il n'ya pas un seul chemin;si on a fait parler les laboratoires sans succes il ya lieu d'interroger les autres sciences pour essayer de trouver une reponse.
A l'hopital la lepre, le Sida, et autres maladies de la peau sont traitees avec succes, mais pourquoi les pays occidentaux ne se fie pas a cette science (moins couteuse)pour developper des vaccins dans les laboratoires? Est-ce que le herpes est traite a l'hopital traditionnel de Keur Massar?
Merci et je vous souhaite plein succes dans vos taches.

Écrit par : Jules Decoste | 22 avril 2011

"A l'hopital la lepre, le Sida, et autres maladies de la peau sont traitees avec succes, mais pourquoi les pays occidentaux ne se fie pas a cette science (moins couteuse)pour developper des vaccins dans les laboratoires? "

Aparté :
Je doute quelque peu de ce que le sida soit une maladie de la peau.

Peut-être l'Afrique noire préfère t-elle, au motif du succès fulgurant qu'elle enregistre, grâce à sa médecine traditionnelle, en matière de traitement du sida et qui donc lui est jalousé par la planète entière, conserver ses secrets afin de continuer à détenir le record absolu du nombre de séropositifs et de morts du sida.

" Est-ce que le herpes est traite a l'hopital traditionnel de Keur Massar?"

Que perdez-vous à essayer, au maximum un marabout convainquant saura vous soulager non pas de votre herpès mais de toutes vos économies, rien de plus, mais rien de moins.

Écrit par : g | 22 avril 2011

Jules Decoste : Je suis heureuse de votre ouverture à d'autres dimensions que celle qui nous est offerte sur un plateau d'argent – ou d'inox ! - chez nous.
Votre commentaire soulève plusieurs réflexions. Je vais ici répondre à votre question sur l'herpès.
Vous avez deux options pour traiter l'herpès : soigner la maladie qui apparaît sur la peau ou soigner le malade dont le système immunitaire ne sait pas éliminer le virus herpétique sans manifester une pathologie.
Toutes les grandes médecines traditionnelles optent pour le traitement du malade. En fait, si l'anamnèse est faite globalement, on trouve d'autres symptômes de déséquilibre, ce qui confirme qu'il faut soigner le malade dans sa globalité. De plus, tous les systèmes et organes sont en corrélation dans le corps. On l'oublie trop souvent et on prend le corps comme un grand puzzle, sans tenir compte qu'on ne peut pas séparer les pièces comme pour un puzzle.
A l'HTKM, vous pouvez consulter des tradipraticiens qui se feront une idée globale de votre individu ou aller à l'échoppe de pharmacie (qui est capable d'envoyer les remèdes en Europe) où vous trouverez des mélanges phytothérapeutiques créés par les premiers tradipraticiens, tous d'un haut niveau de formation.
En Europe, vous pouvez aussi trouver des praticiens (le plus souvent des non-médecins) qui soignent globalement. Les principes sont les mêmes qu'en Afrique ou en Amérique du Sud.(je ne parle pas de l'Asie où je ne suis jamais allée). Les produits peuvent être conçus chez nous et les méthodes d'approche ou de diagnostic peuvent avoir été développées ici ou à l'étranger.
A souligner aussi que la médecine globale prend souvent en compte le corps énergétique - qui a de multiples couches, d'où différentes thérapies et différents niveaux de praticiens -, par conséquent les thérapies devront aussi toucher ce corps énergétique. Tout ce pan de l'art médical est peu étudié en médecine académique, ce qui fait la limitation de leurs traitements. Or, l'être humain est d'abord un être animé et pas seulement un corps chimique.

Écrit par : Marie-France de Meuron | 23 avril 2011

"A l'HTKM, vous pouvez consulter des tradipraticiens qui se feront une idée globale de votre individu ou aller à l'échoppe de pharmacie (qui est capable d'envoyer les remèdes en Europe) où vous trouverez des mélanges phytothérapeutiques créés par les premiers tradipraticiens, tous d'un haut niveau de formation."

Je veux bien vous croire mais alors force est de constater qu'au niveau de l'efficacité le résultat n'est pas particulièrement probant.

"L’espérance de vie moyenne en Afrique subsaharienne est aujourd’hui de 52 ans, par rapport à 44 ans en 1970."

http://hdr.undp.org/fr/rapports/mondial/rdh2010/actualite/title,21575,fr.html

N'est-ce pas, in fine, le critère déterminant quant'à l'efficacité de ces médecines traditionnelles ?

Écrit par : Giona | 23 avril 2011

Giona,
Le jour où vous ne vous cacherez plus sous un pseudo, vous serez obligée de réfléchir un peu plus sérieusement.

Écrit par : Marie-France de Meuron | 23 avril 2011

Jules Decoste (suite!)
J'apprécie énormément votre sagesse : « En Science il n'ya pas un seul chemin;si on a fait parler les laboratoires sans succes, il ya lieu d'interroger les autres sciences pour essayer de trouver une reponse. ».
Pour interroger les autres sciences, il faut d'autres modes. Or la science actuelle s'obstine à chercher les mécanismes et les structures toujours plus finement et à agir dessus. Ce sont les biologistes qui priment et non plus les médecins qui devraient observer l'entièreté d'un malade et percevoir comment toutes les fonctions physiques et énergétiques, mais aussi psychologiques s'articulent entre elles.
Cette démarche scientifique prioritaire fait le drame de tous les patients qui subissent les effets secondaires de médicaments qui finissent par être retirés du marché. Tous cela parce que les chercheurs n'avaient pas été attentifs aux effets sur l'ensemble des organes et des mécanismes physiologiques.

Écrit par : Marie-France de Meuron | 23 avril 2011

Et bien, g, votre commentaire est aussi réducteur que votre pseudo!
Il y a effectivement des réactions à la peau chez certains malades du sida.
Tout étant relié dans le corps, les dermatoses ne concernent jamais strictement que la peau. C'est pour cela que vouloir les guérir par des pommades ne suffit pas et n'en font que des maladies chroniques.
Critiquer « l'Afrique noire ou sa médecine traditionnelle vient à nier leurs diversités.
Les ethnies sont multiples comme leurs cosmogonies, leurs langues et leurs médecines traditionnelles.
Les résultats flagrants contre le sida sont le résultat d'un travail très pointu dans des oasis thérapeutiques. Ils n'ont rien de « fulgurant » dans la mesure où il s'agit de soins très attentifs et complexes qui durent sur plusieurs mois. Dans les trois lieux que je connais, il y a rencontre entre la médecine occidentale et la médecine locale. La médecine occidentale apporte plutôt une certaine structure et la médecine locale la pluralité de ses traitements.
Tant que notre médecine « scientifique » s'obstine à vouloir trouver « LE principe actif » qui guérit, il n'y aura aucune chance pour bien des maladies. En effet, en extrayant un principe actif d'une plante on le soustrait à d'autres facteurs qui l'aident à être actif ou encore à l'effet conjoint de différents facteurs.

Vous avez une idée bien limitée des marabouts. D'abord, tous les tradipraticiens ne sont pas des marabouts. En plus, les marabouts qui sévissent en Europe ne sont pas forcément des as mais ils mettent en évidence la crédulité du public qui croit encore aux pouvoirs d'une baguette magique.
A signaler aussi que les tradipraticiens restent souvent dans leurs villages car c'est sur place qu'ils cueillent les plantes dont ils connaissent les vertus.

Que Pâques vous apporte ses forces inspiratrices!

Écrit par : Marie-France de Meuron | 24 avril 2011

Jules Decoste (suite et fin)
"pourquoi les pays occidentaux ne se fient pas a cette science (moins couteuse)pour developper des vaccins dans les laboratoires?"
Je ne comprends pas votre question car la vaccination n'est pas une thérapie mais une action imposée au corps suite à une démarche intellectuelle. De plus, elle ne vise qu'une maladie. Or, les médecines traditionnelles visent l'équilibre global de l'être humain, corps-âme-esprit. Par conséquent, elles proposeront des démarches préventives ou précoces globales.

Écrit par : Marie-France de Meuron | 28 avril 2011

Giona, j'ai supprimé votre commentaire qui n'apporte qu'une satisfaction à vous-même.
J'ai compris que vous avez besoin de statistiques établies pour juger de la valeur des traitements de médecine traditionnelle. Heureusement que ceux qui se font soigner et guérir avec ces traitements se fient davantage à l'expérience des malades qui les entourent et à leurs propres expériences. Effectivement, il n'y a pas beaucoup d'instituts de statistiques dans la savane, la brousse ou la forêt vierge.

Écrit par : Marie-France de Meuron | 28 avril 2011

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